Le Pôle Express, aussi novateur soit-il, ne se dispense pas de certaines techniques de fabrication "traditionnelles" : écriture, création de story-boards, conception des décors, costumes et accessoires. "Il nous fallait définir à l'avance ces données matérielles – connaître, par exemple, les styles vestimentaires ou les coiffures de chaque personnage", explique Starkey.
Plusieurs mois avant la première séance de "capture", Zemeckis réunit son équipe, dans laquelle figurent de nombreux collaborateurs réguliers, tels le chef décorateur
Rick Carter (cité à l'Oscar pour
Forrest Gump) ou la chef costumière
Joanna Johnston, à qui l'on doit l'inoubliable robe rouge de Jessica dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
Une fois les éléments physiques numérisés, le réalisateur et son équipe ne travailleraient plus que sur des décors, costumes et accessoires virtuels. Tout aurait été scrupuleusement repéré et enregistré sous une multitude d'angles et dans diverses profondeurs de champ, de manière à pouvoir fabriquer un plateau 3D complet, prêt à accueillir les interprètes.
D'autres décors et extérieurs, comme les immenses montagnes et forêts que traverse le Pôle Express ou encore les rues populeuses du village du Père Noël furent directement fabriqués en ordinateur.
Les créateurs attaquèrent ce travail là même où Van Allsburg l'avait commencé : dans la chambre du Garçon, illuminée par un doux clair de lune. Mais, dès cette scène, apparaît une différence majeure entre l'image filmée et l'illustration originale.