Notes de Prod. : Le Premier Cri

    en DVD le 30 Avril 2008

Pour en savoir un peu plus...

Selon une légende talmudique, lorsqu'un enfant naît, il possède encore le savoir ultime de ses vies antérieures. C'est alors qu'un ange apparaît et lui enjoint de tenir ce savoir secret. L'ange pose son doigt sur la lèvre de l'enfant et à cet instant précis, le bébé oublie tout pour entrer dans la vie. Du geste de l'ange, il reste une trace : le petit creux qui dessine un fosséentre notre lèvre supérieure et la base de notre nez... Alors seulement, il peut pousser son premier cri.

L’intention du projet

De l’intime à l’universel

Ce n’est pas une fiction, c’est la réalité sublimée en images.
Partir pour un voyage insolite autour de la planète. Explorer l’univers de la naissance, des naissances aussi variées que nous sommes différents. C’est ce que propose ce film.

Entretien avec le réalisateur Gilles de Maistre

Comment est né ce projet d’un tour du monde des naissances ?
J’ai eu la chance, pour une série documentaire pour la télévision, de filmer une centaine d’accouchements à la maternité de l’hôpital parisien Robert Debré. J’ai passé deux ans bouleversants dans la salle des naissances. Partager ce moment de grâce, assister à l’éclosion de la vie vous transforme à tout jamais. Et cette secousse était renouvelée à chaque naissance comme une première fois. La puissance émotionnelle que je ressentais était telle que j’ai voulu prolonger cette magie ailleurs. Comme tous mes projets, il y a une gestation, un lien qui se fait avec ce que je vis. L’idée m’est venue de faire un long-métrage pour le cinéma sur ce thème en transposant la salle de maternité à l’échelle de la planète. Mon désir était double : communiquer au spectateur le déferlement d’émotions que déchaîne la naissance d’un être humain, et utiliser ce prisme là pour raconter notre condition d’homme aujourd’hui.

Le Premier Cri, portraits de femmes…

Tanzanie. Kokoya, femme Massaï

Nous sommes entre le Kenya et la Tanzanie, dans le district de N’Gare Sero, au cœur des terres massaïs. L’air, brûlant, dessèche les yeux et tarit les conversations. On entend seulement quelques bêlements au loin, au pied du volcan sacré, et toujours, cet écran de chaleur qui vrille l’horizon. Les Massaïs ignorent superbement le tracé des frontières et continuent à transhumer à la recherche du pâturage, passant fréquemment d’un pays à l’autre. Ce sont des éleveurs nomades. Marcher, chercher de quoi nourrir les bêtes, c’est leur vie, ils l’ont choisie, ils la défendent. Olesietoi est polygame. Il a 10 femmes, Kokoya est sa 5e, et près d’une centaine d’enfants. Il espère fortement que Kokoya donnera naissance à une fille : les enfants sont une richesse pour les Massaïs, mais plus encore les filles car c’est l’homme qui dote la femme.

Note autour de la musique

Le Premier Cri est un film qui repose sur deux pivots majeurs : l’esthétisme et l’émotion. Il bannit commentaire et interview et repose sur une narration subjective du point de vue des femmes qui guide le spectateur. Puisque c’est un film essentiellement d’images, la musique y tient une place fatalement beaucoup plus importante que dans tout autre long-métrage, elle est vecteur à la fois d’émotions et d’informations.

L’éclipse

Tous les protagonistes sont reliés par ce phénomène d’une grande rareté : l’éclipse totale du 29 mars 2006, la quatrième du XXIesiècle.

Ce jour là :
L’éclipse générale a débuté à 7h36,8m UT (Universal Time) sur la partie la plus orientale du Brésil. L’ombre a traversé l’océan Atlantique avant d’aborder les côtes d’Afrique équatoriale au niveau du Ghana. L’éclipse a atteint son maximum à la frontière du Tchad et de la Libye. Il était alors 10h11,3m UT. L’ombre a ensuite gagné la Libye puis la mer Méditerranée, avant de cesser en Asie du sud-est, à la frontière de la Sibérie et de la Mongolie. Il était 11h47,9m UT. Ce jour là, trois équipes de tournage étaient présentes simultanément dans trois endroits du globe, là où le temps d’obscurité durerait le plus longtemps car l’éclipse y serait totale: En Russie, sous la neige, Au Niger, dans le désert, Au Ghana, en bord de mer.

Le rôle crucial des enquêteurs

Entretien avec Sarah Chrétien, principale enquêtrice pour le film

En quoi consiste votre travail d’enquêtrice sur le film ?
Sur la base d’une pré-enquête, Marie-claire Javoy a écrit un scénario qui nous a servi de socle pour avancer.Il nous revenait à nous, enquêteurs, de trouver dans la réalité l’incarnation des personnages développés. Dans un second temps, une fois les femmes découvertes,nous étions chargés de faire les repérages sur place et de préparer la venue de Gilles au moment de la naissance.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 37 573 entrées
  • Cumul IDF : 69 043 entrées

  • 1ère semaine France : 138 773 entrées
  • Cumul France : 345 866 entrées