Oscar Wilde : Mes écrits ne visent jamais à produire d’autre effet que celui de la littérature.
- Oui, de la littérature.
- Je ne pense pas qu’un livre ou une oeuvre d’art, quels qu’ils soient, produisent un quelconque effet ni induisent un quelconque comportement. Je ne crois pas à cela.
- Certainement pas.
- Je ne sais si vous employez ce terme de «poser» dans un sens particulier.
- Je ne «pose» pas, dans mon travail. Je l’accomplis, qu’il s’agisse d’écrire une pièce, un livre, ou autre. Je me préoccupe exclusivement de la littérature, c’est-à-dire de l’art. Le but n’est pas de faire le bien ou le mal, mais d’essayer de créer quelque chose qui aura une certaine forme de beauté, quelque chose qui sera contenu par de la beauté, de l’intelligence et de l’émotion.
- Oui.
- Je crois rarement que ce que j’écris soit vrai.
Oui, rarement. J’aurais pu dire « jamais ».
- Représenter délibérément des instants de paradoxe, d’amusement, d’absurdité, de n’importe quoi, oui… Mais certainement pas « vrai » au sens de calquer les véritables circonstances de la vie. Je m’en voudrais de penser ainsi.
- Tout ce qui stimule l’esprit des gens, à quelque âge que ce soit, est bon pour eux.
- Oui, tout. La pensée n’est jamais ni l’un, ni l’autre.
- Je crois que l’épanouissement personnel est le but primordial de la vie.
Je crois que s’épanouir par le plaisir est plus bel et bon que de le faire par la souffrance. C’est l’idéal païen de l’accomplissement humain par le bonheur, en opposition à l’idée plus tardive, et peut-être plus grande, d’un accomplissement par la souffrance. J’étais et je suis, sur ce plan, entièrement du côté des Anciens, des Grecs, des… philosophes.