Notes de Prod. : Le rêve de Cassandre

    en DVD le 12 Octobre 2011

Notes de Production

Le Rêve de Woody Allen

Le réalisateur s’intéresse ici à un milieu qui lui est a priori étranger : la communauté Cockney du sud de Londres. “L’idée de ce film est très ancienne, raconte Woody Allen, mais je n’y ai mis aucune référence particulière. J’y vois toutefois par certains côtés des connivences avec la tragédie grecque,même s’il ne s’agit là que d’une impression générale.” La thématique du film évoque à la fois l’ambiance de romans russes tels que Les frères Karamazov (pour les relations qu’entretiennent Ian et Terry) ou Crime et châtiment (pour le poids de la faute). “Quiconque a lu les romans russes ne peut qu’en subir l’influence,explique Woody Allen.C’est impossible d’y échapper.” On retrouve également dans Le Rêve De Cassandre des réminiscences de Plein Soleil de René Clément ou de

Le Couteau Dans L'Eau
de Roman Polanski pour les scènes se déroulant à bord du voilier.Une volonté délibérée de brouiller les cartes de la part d’un réalisateur réputé pour ses phobies et qu’on imagine assez mal embarquant pour une croisière en haute mer. Courageux mais pas téméraire, le cinéaste déclare d’ailleurs à ce propos : “Je n’ai jamais posé le pied sur le bateau. J’ai dirigé ces séquences depuis le rivage en utilisant un moniteur vidéo.”


Côté casting, Woody Allen s’est imposé une règle en rupture totale avec les pratiques en cours dans le cinéma américain traditionnel. Si chacun de ses interprètes est celui qui lui tient le plus à cœur, il collabore surtout avec les comédiens disponibles au moment du tournage et ne remet jamais un projet en s’arrêtant à ce genre de considérations... Il réunit ici l’acteur écossais Ewan Mcgregor, l’Irlandais Colin Farrell et les Anglais Tom Wilkinson, Sally Hawkinset et Hayley Atwell, qui accomplit ici ses débuts au cinéma. C’est la deuxième fois après Melinda Et Melinda, que Woody Allen collabore avec le chef opérateur d’origine hongroise Vilmos Zsigmond. Lauréat d’un Oscar pour la photo de Rencontres Du Troisième Type de Steven Spielberg, le nom de Vilmos Zsigmond est associé à des classiques du cinéma américain. La décoratrice Maria Djurkovic avait participé à Scoop. Révélée par Walking And Talking de Nicole Holofcener, Alisa Lepseltera monté tous les films de Woody Allen depuis Accords Et Desaccords en 1999. Grande première côté musique : après plus de trente ans à truffer les bandes originales de ses films de standards du jazz, Woody Allen a cette fois fait appel à l’un des maîtres incontestés de la musique contemporaine, Philip Glass, dont il utilise la composition par vagues pour souligner certains moments forts. “La tonalité de sa musique m’a semblé correspondre parfaitement au thème tragique de ce film”, explique le réalisateur qui ne s’interdit rien... sinon de ne plus surprendre.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 97 701 entrées
  • Cumul IDF : 195 896 entrées

  • 1ère semaine France : 196 577 entrées
  • Cumul France : 417 895 entrées