Notes de Prod. : Le Roi lion

    en DVD le 24 Août 2011

La création des personnages

Au début des années 40, Walt Disney avait recruté certains des meilleurs experts animaliers de son temps pour guider les animateurs de Bambi. 50 ans plus tard, le producteur Don Hahn fit de même pour initier l’équipe du Roi Lion aux mystères de l’anatomie et du comportement animal.
Jim Fowler, naturaliste, aventurier et animateur de l’émission Mutual of Omaha’s wild kingdom fit plusieurs visites au studio. Accompagné de lions et autres bêtes sauvages, il décrivit aux animateurs le mode de vie des fauves et leur protocole, la façon qu’ils ont de se saluer (en tapotant gentiment le front de leur partenaire), de témoigner leur affection (en plaçant la tête sous le menton de leur bien aimé(e)), de se protéger (couchés sur le dos, ils se servent de leurs griffes pour repousser l’adversaire), de lutter contre leurs rivaux (en se dressant sur leurs pattes de derrière)...

L’anatomiste Stuart Sumida, professeur de biologie à l’université de San Bernardino, donna aux animateurs quelques cours d’anatomie comparée et leur détailla la structure du squelette des fauves ainsi que leur comportement. Durant cette phase exploratoire, les animateurs se rendirent fréquemment au zoo de Los Angeles, au zoo et au Wild Animal Park de San Diego, au Metro Zoo de Miami et au Living Desert and Botanical Park de Palm Springs pour y étudier diverses espèces animales.

Des lions et autres animaux sauvages furent également “ convoqués ” au studio pour y être observés de plus près. Le dresseur David Mcmillan et Poncho, un lion de 350 kilos, devinrent ainsi des hôtes familiers du département animation, de même que les félins dressés du Cougar Hill Ranch de Nick Toth. pour Don Hahn, “ le travail de l’animateur est comparable à celui de l’acteur. C’est en fonction de ses dons, de ses inclinations et de son tempérament qu’on l’engage. Les mêmes raisons prévalent dès lors qu’on embauche un acteur sur un film ordinaire ”. Le principal problème pour les animateurs du Roi Lion consistait à reproduire fidèlement les quadrupèdes, tache notoirement délicate, à laquelle la plupart ne s’étaient pas attaqués depuis Oliver Et Compagnie.

Le premier artiste engagé fut Ruben Aquino. chargé de superviser l’animation de Simba adulte, il commença par étudier les différentes formes de locomotion animale de manière à instruire ses futurs collègues. Il visionna pour ce faire une multitude de documentaires, noircit quantité d’albums de dessins et de croquis, analysa le maintien des grands fauves, la démarche bondissante des hyènes, le galop du phacochère...

Pour Ruben Aquino, “ représenter la locomotion animale a toujours été un problème. Avec les quadrupèdes, les difficultés sont... multipliées par deux. Animer leurs mouvements sous certains angles est une véritable gageure; suggérer le passage de la course à la marche, un redoutable casse-tête. Or il fallait que l’on croie à la réalité de nos personnages. Plus nous connaîtrions leur anatomie, plus il serait facile de les animer.»

Le Roi Lion - La Trilogie

Sur les Hautes terres d'Afrique règne un lion tout-puissant, le roi Mufasa, que tous les hôtes de la jungle respectent et admirent pour sa sagesse et sa générosité. Son jeune fils Simba sait qu'un jour il lui succèdera, conformément aux lois universelles du cycle de la vie, mais il est loin de deviner les épreuves et les sacrifices que lui imposera l'exercice du pouvoir. Espiègle, naïf et turbulent, le lionceau passe le plus clair de son temps à jouer avec sa petite copine Nala et à taquiner Zazu, son digne précepteur. Son futur royaume lui apparaît en songe comme un lieu enchanté où il fera bon vivre, s'amuser et donner des ordres.

Notes de production

Le Roi Lion bénéficie d’un style sans équivalent dans l’histoire de l’animation. Ses décors naturels, d’une beauté et d’une richesse exceptionnelles, restituent de façon spectaculaire la magie et la diversité des paysages africains. L’équipe, dirigée par Roger Allers et Rob Minkoff, regroupe certains des dessinateurs, décorateurs, intervallistes et animateurs les plus chevronnés de notre temps.

Les origines du projet

L’idée du Roi Lion naquit à la fin des années 80, au département « scénarios » des longs métrages animés Disney. Contrairement aux adaptations de contes de fées et de romans qui l’ont précédé (Cendrillon, La Belle Et La Bête, Bambi, Peter Pan, Pinocchio...), Le Roi Lion repose sur un scénario original, développé “ intra muros ”.

Le profil de Scar

Recréer les gestes et attitudes des quadrupèdes posa également bien des problèmes aux animateurs. Andreas Deja, directeur de l’animation de Scar, décrit ainsi son approche: “>Au départ, je me demandais comment j’arriverais à humaniser ce personnage qui ne possède pas de mains. En effet, la main est un moyen de communication et d’expression émotionnelle privilégié, et l’absence de ce membre ô combien essentiel me posait problème. Finalement, j’ai appris à me concentrer sur le corps de Scar, ses postures, l’inclinaison de sa tête, ses mimiques... Il arrive qu’on trahisse ses pensées les plus secrètes par un simple froncement de sourcils. Un animateur peut obtenir des résultats intéressants même à partir d’un très petit nombre d’éléments, pour peu qu’il ait bien compris la scène et ait su la faire “ jouer ”.

Les autres personnages

L’animation des duettistes comiques Timon et Pumbaa fut confiée à Mike Surrey et Tony Bancroft, deux amis qui possédaient le profil idéal pour cette tache et qui avaient déjà travaillé ensemble sur Aladdin (le perroquet Iago) et La Belle Et La Bête (Lumière et Big Ben).

Une séquence ajoutée et une nouvelle dimension 3D

À l’instar de La Belle Et La Bête, une nouvelle séquence d’animation fut intégrée au film à l’occasion de sa ressortie dans les salles Imax au début des années 2000. Elle permet de retrouver Mufasa, Simba et Zazu au retour de l’inspection matinale du secrétaire particulier du roi. Tout simplement intitulée «Morning Report», elle correspond à l’une des chansons d’Elton John et Tim Rice qui n’avait pas été retenue au premier montage car les réalisateurs préféraient avoir cette scène en version parlée.