Notes de Prod. : Le Sang des Templiers

    en DVD le 04 Janvier 2012

Notes de production

Avant-propos du réalisateur, Jonathan English

« J’ai toujours été fasciné par les châteaux forts, jusqu’à l’obsession. Ayant grandi à Londres, j’en ai visité beaucoup en Angleterre et au pays de Galles, mais il en est un que je n’ai découvert que tardivement et qui a changé ma vision des choses. Ce n’est qu’après avoir terminé mon dernier film que je suis allé au château de Rochester, un château du XIIe siècle situé dans le Kent, au sud-est de l’Angleterre. J’ai immédiatement été frappé par son atmosphère complètement différente des autres. Certains châteaux sont des demeures royales ou des folies d’hommes riches, très beaux, avec des douves et des éléments architecturaux qui témoignent de la richesse des hommes qui les ont fait bâtir. Rochester est un château construit pour la guerre, une sorte de cuirassé capable de résister à tous les assauts. »

« Durant la visite, j’ai lu l’histoire de Rochester et celle d’une étonnante bataille qui s’y est déroulée quand un roi d’Angleterre a assiégé son propre château avec une armée de mercenaires pour reprendre le contrôle du pays après avoir signé la Magna Carta – la grande charte des libertés imposée au roi Jean sans Terre par les barons anglais le 15 juin 1215 après une courte guerre civile, qui affirmait le droit à la liberté individuelle et limitait l’arbitraire royal. Face à Jean, un petit groupe de chevaliers a tenu la forteresse en survivant avec de l’eau et de la viande de cheval. Mon imagination s’est enflammée. Avant même de quitter le château, je savais déjà que cela ferait un excellent film. »

« Je visualisais déjà un film d’action médiéval plutôt réaliste et brut, un film dans le style de classiques comme Le Seigneur De La Guerre, Le Cid et Les Vikings. Ces films d’action et d’aventure étaient très à la mode dans les années 60 et je les adorais. Le déclic éprouvé à Rochester a donc servi de base au scénario, que je décrirais comme une sorte de version médiévale des Sept Mercenaires avec un groupe isolé qui défend un château. Je souhaitais plonger le public au cœur d’un siège, avec les moyens d’aujourd’hui et une ampleur encore jamais vue. »

Notes de tournage de Ironclad

Le 11 Février 2009 - Paul Giamatti est Jean Sans Terre

L'acteur américain Paul Giamatti (La Jeune Fille De L'Eau) prêtera ses traits au Roi d'Angleterre Jean sans Terre dans un film d'action médiéval intitulé Ironclad, annonce Relax News.

Ceux qui montent au créneau

Bénéficiant de moyens inédits et d’un casting de stars, le film s’est donné les moyens de ses ambitions. Le producteur Andrew Curtis explique : « C’est l’un des plus gros films indépendants jamais tournés en Angleterre et l’un des plus importants du monde l’année dernière. C’était un projet énorme. Il est le reflet de la vitalité artistique du pays et de ce qui est possible lorsqu’une équipe s’enthousiasme pour un excellent sujet. »

La forteresse idéale

Pour Le Sang Des Templiers, les cinéastes savaient que le château de Rochester allait être un personnage à part entière. Étant donné l’histoire, il était impensable de tourner les scènes de batailles destructrices sur le monument historique. Douze semaines ont été nécessaires pour construire une réplique de la forteresse dans la campagne galloise. Le chef décorateur Joseph C. Nemec raconte : « Le décor était gigantesque. Ce projet était exceptionnel, nous avons donc voulu rester fidèles à la réalité. Nous avons fait des recherches poussées sur l’architecture du XIe, du XIIe et du XIIIe siècle et sur la vie dans un château. Nous avons découvert beaucoup de choses très intéressantes, comme le fait que les murs intérieurs des châteaux étaient recouverts de plâtre et peints d’un lait de chaux. Les salles étaient donc entièrement blanches. D’un point de vue historique c’est fascinant, mais nous avons réalisé qu’avec des pièces blanches le film aurait ressemblé à un conte de fées alors que nous voulions un film d’action médiéval avec des batailles sanglantes. L’approche était essentielle et tout en soignant le réalisme, nous avons privilégié notre vision de l’époque. »

Un tournage comme une bataille

Pour les acteurs qui ont travaillé dans la boue, sous des pluies torrentielles et avec des rafales glaciales, le tournage du Sang Des Templiers a été une véritable bataille. Paul Giamatti confie : « Les conditions n’auraient pas pu être plus réalistes. »

Un film de guerre médiéval

La bataille commençant dès la page quatre du scénario du Sang Des Templiers et ne s’arrêtant pas avant la dernière, le principal objectif de Jonathan English était de recréer tout ce que les combats peuvent avoir de spectaculaire. Le réalisateur raconte : « Malgré le contexte historique et tous ces acteurs prestigieux, je voulais faire un vrai film d’action, violent et réaliste. »

La foi, l'amour et le sang

La force du Sang Des Templiers tient autant à ses décors et à ses spectaculaires scènes d’action qu’à son histoire. Son personnage principal, Marshall, joué par James Purefoy, est un homme tourmenté par son passé, sa foi et son honneur .

James Purefoy raconte : « Marshall est allé en Terre sainte où il a commis un massacre. Comme il le dit lui-même, il est parti défendre la foi et il est revenu en doutant d’elle. À son retour en Angleterre, il a fait vœu de silence pour réfléchir à sa relation avec Dieu. »