Notes de Prod. : Le Sang des Templiers

    en DVD le 04 Janvier 2012

La foi, l'amour et le sang

La force du Sang Des Templiers tient autant à ses décors et à ses spectaculaires scènes d’action qu’à son histoire. Son personnage principal, Marshall, joué par James Purefoy, est un homme tourmenté par son passé, sa foi et son honneur .

James Purefoy raconte : « Marshall est allé en Terre sainte où il a commis un massacre. Comme il le dit lui-même, il est parti défendre la foi et il est revenu en doutant d’elle. À son retour en Angleterre, il a fait vœu de silence pour réfléchir à sa relation avec Dieu. »

À ce silence s’ajoute celui du frère d’armes de Marshall, dont la langue a été coupée par le roi Jean. James Purefoy commente : « Le roi Jean a coupé sa langue avec la bénédiction du Pape. Marshall se range donc ensuite du côté du baron Albany contre l’Église catholique romaine, qui est son Église. Cette situation complexe le rend vulnérable, et cela d’autant plus qu’il tombe amoureux de Dame Isabel. Il essaye de se tenir loin d’elle, mais ne peut nier son amour. C’est un des atouts du film : au-delà des scènes d’action et des batailles époustouflantes, c’est aussi une très belle histoire d’amour. »

Dans ce tourbillon de sang, d’émotions violentes et de guerriers en armes, Kate Mara joue Dame Isabel. L’actrice raconte : « Par rapport aux autres, je trucide peu de monde ! Mon personnage est la Dame du château de Rochester et sa vie est complètement bouleversée par l’arrivée des rebelles, Marshall en particulier. Elle ressent un mélange de peur et de soulagement, parce qu’elle a une relation très tendue avec son mari qui est joué par Derek Jacobi. Quand elle voit Marshall pour la première fois, c’est le coup de foudre. En un instant, son monde se transforme radicalement. »

Jonathan English conclut : « L’histoire d’amour est très importante. J’adore les combats à l’épée, les catapultes, les haches et les châteaux, mais dans un film d’action aussi intense que Le Sang Des Templiers, il doit y avoir quelques moments de répit dans la violence. Je voulais quelque chose de profond et touchant au centre du film, et c’est ce qu’a apporté l’histoire d’amour entre Dame Isabel et Marshall. »

Notes de production

Avant-propos du réalisateur, Jonathan English

« J’ai toujours été fasciné par les châteaux forts, jusqu’à l’obsession. Ayant grandi à Londres, j’en ai visité beaucoup en Angleterre et au pays de Galles, mais il en est un que je n’ai découvert que tardivement et qui a changé ma vision des choses. Ce n’est qu’après avoir terminé mon dernier film que je suis allé au château de Rochester, un château du XIIe siècle situé dans le Kent, au sud-est de l’Angleterre. J’ai immédiatement été frappé par son atmosphère complètement différente des autres. Certains châteaux sont des demeures royales ou des folies d’hommes riches, très beaux, avec des douves et des éléments architecturaux qui témoignent de la richesse des hommes qui les ont fait bâtir. Rochester est un château construit pour la guerre, une sorte de cuirassé capable de résister à tous les assauts. »

Notes de tournage de Ironclad

Le 11 Février 2009 - Paul Giamatti est Jean Sans Terre

L'acteur américain Paul Giamatti (La Jeune Fille De L'Eau) prêtera ses traits au Roi d'Angleterre Jean sans Terre dans un film d'action médiéval intitulé Ironclad, annonce Relax News.

Ceux qui montent au créneau

Bénéficiant de moyens inédits et d’un casting de stars, le film s’est donné les moyens de ses ambitions. Le producteur Andrew Curtis explique : « C’est l’un des plus gros films indépendants jamais tournés en Angleterre et l’un des plus importants du monde l’année dernière. C’était un projet énorme. Il est le reflet de la vitalité artistique du pays et de ce qui est possible lorsqu’une équipe s’enthousiasme pour un excellent sujet. »

La forteresse idéale

Pour Le Sang Des Templiers, les cinéastes savaient que le château de Rochester allait être un personnage à part entière. Étant donné l’histoire, il était impensable de tourner les scènes de batailles destructrices sur le monument historique. Douze semaines ont été nécessaires pour construire une réplique de la forteresse dans la campagne galloise. Le chef décorateur Joseph C. Nemec raconte : « Le décor était gigantesque. Ce projet était exceptionnel, nous avons donc voulu rester fidèles à la réalité. Nous avons fait des recherches poussées sur l’architecture du XIe, du XIIe et du XIIIe siècle et sur la vie dans un château. Nous avons découvert beaucoup de choses très intéressantes, comme le fait que les murs intérieurs des châteaux étaient recouverts de plâtre et peints d’un lait de chaux. Les salles étaient donc entièrement blanches. D’un point de vue historique c’est fascinant, mais nous avons réalisé qu’avec des pièces blanches le film aurait ressemblé à un conte de fées alors que nous voulions un film d’action médiéval avec des batailles sanglantes. L’approche était essentielle et tout en soignant le réalisme, nous avons privilégié notre vision de l’époque. »

Un tournage comme une bataille

Pour les acteurs qui ont travaillé dans la boue, sous des pluies torrentielles et avec des rafales glaciales, le tournage du Sang Des Templiers a été une véritable bataille. Paul Giamatti confie : « Les conditions n’auraient pas pu être plus réalistes. »

Un film de guerre médiéval

La bataille commençant dès la page quatre du scénario du Sang Des Templiers et ne s’arrêtant pas avant la dernière, le principal objectif de Jonathan English était de recréer tout ce que les combats peuvent avoir de spectaculaire. Le réalisateur raconte : « Malgré le contexte historique et tous ces acteurs prestigieux, je voulais faire un vrai film d’action, violent et réaliste. »