Notes de Prod. : Le Séminaire

    en DVD le 20 Août 2009

Entretien avec Yvan Le Bolloc'h

Vous avez préféré n’être que les interprètes de ce deuxième volet cinématographique de Caméra café. Pourquoi ?
Parce qu’on ne peut pas tout faire bien ! Il nous fallait lâcher prise sur la réalisation. Le premier réflexe, un peu enfantin, fut de se dire “pas question qu’un étranger vienne mettre son nez dans notre histoire ! (rires). Il suffit d’apprécier le résultat aujourd’hui pour comprendre à quel point c’était idiot... Installé derrière sa caméra, Charles (Nemes) nous a libérés en nous permettant de nous centrer sur le travail de comédie. Charles est de surcroît un styliste. L’univers esthétique un peu glauque de nos personnages a gagné en allure et en tenue. On perd un peu de ce côté “héros de série télé allemande” que peuvent avoir naturellement Jean-Claude et Hervé.

Sur le terrain de l’affectif, Jean-Claude a perdu de sa superbe depuis la précédente aventure cinématographique...
Eh oui, ça lui pendait au nez, on ne pouvait pas laisser impunis ses dérapages incessants, les coups de canif répétés portés à son contrat de mariage... Sa “brune aux reflets prune” l’a mis dehors ; et lorsque débute LE SÉMINAIRE il rame pour la reconquérir. Cette épreuve nous donne aussi l’opportunité de montrer la face sensible du personnage. Ça nous amusait de le voir en baver...

Cette situation change-t-elle sa relation avec Hervé ?
Non, Jean-Claude n’a qu’un ami, un frère, c’est Hervé. A fortiori dans ce moment de grande fragilité. Hervé reste d’une grande patience avec Jean-Claude. Il lui pardonne tout, même de bloquer sa trappe à fuel avec son camping-car qu’il lui a permis de garer dans son jardin. C’est dire.


Que va apporter le séminaire à Jean-Claude ?
Au commencement, beaucoup d’inquiétude ! Il est en période de fragilité, il sent bien que s’il venait à être rétrogradé ce serait le point de non-retour avec sa femme. Elle n’a jamais travaillé, c’est lui qui tient la baraque.

Lorsque débute le séminaire, il est visiblement impressionné par le coach...
Oui, il lui trouve une telle aisance d’expression, une telle élégance vestimentaire avec ses costumes impeccables, il est tellement bluffé par son discours sur les vertus de la performance, qu’il en fait un peu son modèle. S’il est capable de ressembler à cet homme-là, il est persuadé que sa femme reviendra...

Qu’est-ce qui rend le groupe si attachant en dépit de leurs côté “affreux, sales et méchants” ?
Ils restent ces gens de peu que la série avait contribué à faire connaître, employés dans le secteur tertiaire, au service comptabilité d’une moyenne entreprise. Ni plus ni moins pittoresques que les Français de la rue, obligés de s’adapter, avec le sourire, à la petitesse de leur quotidien. C’est remarquable la quantité de gens qui dans la rue nous disent à quel point Hervé, Jean-Claude et les autres ressemblent à des collègues de bureau qu’ils disent connaître...

Notes de tournage

13 mai 2008 - Solo et Le Bolloc'h en tournage pour Espace Détente 2 !

Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h retrouveront Jeanne Savary et Alain Bouzigues le 19 mai prochain sur le tournage du film Le Séminaire, la suite d'Espace Détente, la première adaptation grand écran de la mini-série Caméra Café sortie en 2004. Charles Nemes (La Tour Montparnasse Infernale) dirigera les comédiens durant huit semaines.

Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h travaillent également sur une suite de Caméra Café qui devrait arriver sur l'antenne de M6 à la rentrée prochaine.... What else ?

Les personnages

Hervé DUMONT (Bruno Solo)
Directeur des achats chez Geugène, Hervé Dumont est l’heureux papa d’une petite Marie-George, laissée, le temps du séminaire, aux bons soins de sa maman, Fred Castelli. Père admirable, mari aimant, Hervé Dumont est aussi un homme fidèle en amitié puisqu’il héberge chez lui, dans son jardin, Jean-Claude et son camping-car encombrant. Des qualités qui ne semblent guère être reconnues à leurs justes valeurs par Fred qui, de plus, le somme de faire déguerpir Jean-Claude de son jardin à son retour.

Entretien avec le réalisateur

Charles Nemes, avec un papa homme d’affaires, votre voie était plutôt tracée pour prendre sa succession, non ?
Il souhaitait que je suive son exemple, en tout cas. Et puis à la fin des années soixante, je me suis acheté des clarks bleues, j’ai laissé pousser mes cheveux, j’ai commencé à me prendre pour un poète et puis surtout j’ai voulu faire du cinéma... Sans savoir que ce serait le début d’un parcours... Splendide ? J’ai rencontré Jugnot, Lhermitte, Blanc et les autres au lycée. J’ai bricolé leurs bandes-son quand ils ont fondé leur théâtre, ils ont fait leurs premières apparitions dans mes courts- métrages, etc. Cela finit par créer des liens très forts, puisque mes premiers films je les ai aussi faits avec eux [Les Heros N'Ont Pas Froid Aux Oreilles et La Fiancee Qui Revenait Du Froid, Ndr]

Entretien avec Bruno Solo

Pourquoi avoir délégué la réalisation cette fois ?
Parce que j’avais envie que la mise en image du Le Séminaire aille plus loin que la simple illustration appliquée du scénario. Je sentais qu’il me fallait le point de vue d’un cinéaste. Une valeur ajoutée. J’avais déjà eu le plaisir de rencontrer Charles sur la série “H”. Il est avec Gérard Krawzyck et quelques rares autres en France, un réalisateur au sens propre, un de ces vieux briscards qui ne se laissent jamais prendre au dépourvu. Charles est aussi et surtout un artiste capable de prendre à son compte le projet initial d’un autre, sans que son ego d’auteur en prenne ombrage au passage. Ça aussi c’est une énorme performance dans un pays avec une tradition d’auteurs aussi forte.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 733 entrées
  • 1er jour IDF : 7 507 entrées
  • 1ère semaine IDF : 61 823 entrées
  • Cumul IDF : 94 829 entrées

  • Cumul France : 477 071 entrées