Notes de Prod. : Le serpent

    en DVD le 25 Juillet 2007

Pierre Richard est Cendras

Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer dans Le Serpent ?
Ce qui m’a beaucoup plu dans le scénario du Serpent, c’est le suspense. À la lecture, j’étais accroché à mon fauteuil. De page en page, c’était un thriller très bien ficelé, l’engrenage était très bien construit. On avait la trouille en lisant le scénario. J’ai beaucoup aimé cela. Quant à mon rôle, je me demandais :
“Pourquoi moi ?” Il n’y avait pas là les caractéristiques de ce que l’on pourrait appeler mon personnage, mon univers. Mais Éric semblait vraiment me vouloir et ça m’a touché. Il y a des films où je peux être irremplaçable et des films où je peux être remplacé très facilement. Et bien non, il me voulait moi, j’étais
flatté. J’ai dit oui. Ensuite, j’ai fait sa connaissance, et cela n’a fait que confirmer mon envie de travailler avec lui.

Comment Pierre Richard est devenu Cendras ?
Cela fait pas mal de temps qu’on me connaît avec les cheveux longs et une barbe. D’une part dans la vie, mais aussi parce qu’au cinéma, j’ai toujours échappé au fait de les couper. Quand j’ai fait Robinson Crusoë, on ne m’a pas demandé de me couper la barbe. Quand j’ai fait Sans Famille non plus. Ni
dans Essaye-moi. Cela fait très longtemps qu’on me dit que c’est très bien comme ça et tout d’un coup, on me dit : “Je te préviens tu n’auras pas de barbe, tu seras rasé et je vais te couper les cheveux”. Cela fait longtemps que je ne m’étais pas vu comme ça. Et d’ailleurs, lorsque j’ai vu le film, évidemment, je
savais que c’était moi, mais c’était troublant. Des personnes qui me connaissent depuis trente ans m’ont dit : “J’ai mis un quart d’heure avant de réaliser que c’était toi.”

Comment s’est passé le travail avec Eric Barbier ?
Éric Barbier est manifestement un metteur en scène. Ça c’est une évidence. En dix minutes, j’ai compris qu’il savait ce qu’il voulait exactement, tant du point de vue de la caméra, de la scène, que du travail avec les acteurs. C’est un metteur en scène très talentueux. J’étais rassuré. Je lui ai fait confiance. J’avais un rôle effectivement surprenant pour moi, mais finalement, c’est ce qui m’amusait. Parce qu’il n’y a pas que la barbe, il y avait le costume aussi. La cravate ! Je pense ne pas avoir mis de cravate depuis quarante ans. Je m’en suis même passé aux Césars ! Et puis, je me suis retrouvé avec un costume trois pièces, une cravate et finalement, j’ai fait le comédien. C’était bien. En plus de jouer avec Clovis Cornillac et Yvan Attal qui sont des acteurs formidables. C’est le troisième film que je tourne avec Clovis. Il est maintenant devenu un très bon copain. J’ai fait la connaissance d’Yvan qui est très talentueux aussi.

Pourtant Cendras va en rencontrer des difficultés !
Je me suis fait un tout petit peu corriger par Clovis, mais à la limite c’est moins violent que de prendre une baffe de Depardieu dans Les Compères ! Cendras est un minable, il trompe sa femme, il est lâche, il a peur. Mais, à la fin, il a un sursaut de courage et, parce qu’il aime bien Vincent, ou parce qu’il comprend qu’il le faut, il aide le héros à s’en sortir. Et ça, ça m’a bien plu.

Rencontre avec Eric Barbier, réalisateur

Où êtes-vous allé chercher cette terrifiante et captivante histoire de manipulation ?
Tout est parti d’un écrivain anglais, Ted Lewis, auteur de Plender, le livre dont est tiré Le Serpent. J’avais lu par curiosité un de ses premiers romans Get Carter car il avait été adapté au cinéma par Mike Hodges, avec Michael Caine. C’est là que j’ai découvert l’univers unique, très sombre, très violent de Lewis. Ted Lewis qui est mort jeune, à 42 ans, n’a malheureusement écrit que sept très beaux romans. Parmi eux il y avait Plender. L’histoire est celle d’un personnage qui en harcèle un autre, pour se venger d’événements liés à son enfance. C’est un livre qui m’a profondément touché. D’une part parce qu’il parle des blessures liées à l’enfance ; d’autre part parce qu’il fait partie de ces histoires qui fonctionnent sur le plaisir qu’on prend à voir le héros se faire tortuter.

Yvan Attal est Vincent Mandel

Comment êtes-vous arrivé sur le projet ?
J’ai toujours voulu travailler avec Éric Barbier. De par l’ampleur de ses projets je me faisais l’idée d’un réalisateur très talentueux et un peu fou. On s’était croisés par-ci, par-là, et l’on avait manifesté notre envie de travailler ensemble. Un jour, mon agent me dit qu’il a lu le nouveau scénario de Barbier, qu’il était encore en train de retoucher des choses, mais qu’il voulait me le proposer. J’étais assez content de pouvoir enfin travailler avec lui, mais j’attendais de lire. C’est rare de tomber sur un scénario comme Le Serpent, je n’ai pas hésité.

Clovis Cornillas est Joseph Plender

Quelles ont été vos premières impressions en découvrant le personnage de Plender ?
Avant même Plender, j’ai vraiment été impressionné par le scénario du Serpent. J’étais très excité à l’idée d’avoir entre les mains un scénario sans faille, surtout un film de genre. Dans un thriller, c’est essentiel qu’il n’y ait pas de faille, car s’il y a quelque chose qui ne va pas dans le scénario, tu ne peux pas le rattraper au tournage.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 78 451 entrées
  • Cumul IDF : 187 731 entrées

  • 1ère semaine France : 304 325 entrées
  • Cumul France : 817 079 entrées