Notes de Prod. : Le Sourire de Mona lisa

    en DVD le 22 Septembre 2004

ENTRE LIVRES ET FOURNEAUX...

En effectuant leurs recherches sur les universités féminines de l’après-guerre, les scénaristes ont découvert que même les institutions les plus progressistes n’avaient pas été épargnées par le regain de conservatisme. Durant la Seconde Guerre mondiale, les femmes avaient massivement contribué à l’effort industriel en exerçant les emplois, même pénibles ou physiquement éprouvants, laissés vacants par les hommes partis combattre. A la fin des hostilités, tout le monde a simplement exigé d’elles qu’elles abandonnent leurs activités et rentrent tranquillement à leur foyer élever leurs enfants.

En compulsant les archives de la bibliothèque de Wellesley, Rosenthal et Konner ont retrouvé une photo qui symbolisait à merveille le dilemme des jeunes filles de l’époque : celle-ci représentait une jolie jeune femme vêtue d’une belle robe, une poêle à frire dans une main et un livre dans l’autre. Rosenthal raconte : " Le titre de l’article annonçait " Une enquête montre que les femmes mariées font les meilleures étudiantes ". L’université était fière d’égaler le niveau académique d’institutions masculines comme Harvard, mais il y avait une sorte de post-scriptum sous-jacent : le principal objectif d’une vie de femme restait de se marier… Le décalage entre ce que l’on attendait des femmes de l’époque et leurs aspirations qui commençaient à poindre était un sujet trop fort pour que nous puissions y résister ! En outre, Wellesley a été l’endroit où, sous Eisenhower, les prémisses de ce qui allait devenir la révolution féministe ont démarré… "

Wellesley fait partie de ces universités féminines les plus prestigieuses et les plus rigoureuses sur le plan académique désignées collectivement sous le nom de " Sept Sœurs ". Outre Hillary Clinton, l’université a eu pour étudiantes Madeleine Albright, Diane Sawyer, Ali McGraw, Cokie Roberts et madame Chiang Kai-shek, entre autres.

LE VENT DU CHANGEMENT...

Le personnage central du film est Katherine Watson, une jeune femme qui arrive à Wellesley forte de notions idéalistes.
Mark Rosenthal explique : " Lawrence et moi avons toujours été fascinés par ces gens qui sont en avance sur leur époque. C’est ainsi que nous avons imaginé Katherine. "

LE REALISATEUR

Elaine Goldsmith-thomas souligne : " Mike Newell a une approche originale de ses personnages. Quel que soit le genre de ses films, les protagonistes sont toujours intéressants, iconoclastes et complexes. Même dans ses comédies, il n’y a pas de clichés. Ils sont tous très particuliers. Il orchestre de véritables rencontres entre ses personnages et le public. En sortant de ses films, on a l'impression de les connaître personnellement. "

LES PERSONNAGES

Katherine : l'étincelle d'un esprit

Julia Roberts explique : " Katherine a des idées bien en avance sur son époque, et elle incarne ce que l’on peut trouver de meilleur chez un enseignant : elle laisse place à l’individualité de ses élèves et les encourage à explorer leurs ressources personnelles.

LE TOURNAGE

Toutes les actrices et les acteurs du SOURIRE DE MONA LISA ont passé plusieurs semaines à apprendre les usages, l’expression orale et les styles de danse du début des années 50.
Lily Lodge, spécialiste du savoir-vivre, a enseigné le comportement d’il y a cinquante ans aux jeunes actrices. Ginnifer Goddwin raconte : " Nous avons appris comment saluer, quand serrer la main, comment allumer une cigarette comme il faut, comment croiser et décroiser les jambes, quels couverts utiliser à table… Des choses qu’on n’imagine même plus de nos jours ! "