Toutes les actrices et les acteurs du SOURIRE DE MONA LISA ont passé plusieurs semaines à apprendre les usages, l’expression orale et les styles de danse du début des années 50.
Lily Lodge, spécialiste du savoir-vivre, a enseigné le comportement d’il y a cinquante ans aux jeunes actrices. Ginnifer Goddwin raconte : " Nous avons appris comment saluer, quand serrer la main, comment allumer une cigarette comme il faut, comment croiser et décroiser les jambes, quels couverts utiliser à table… Des choses qu’on n’imagine même plus de nos jours ! "
Julia Stiles se souvient : " Au début des répétitions, j’ai dit à ma mère que je ne savais pas comment ils y parviendraient - je suis un tel garçon manqué… Mais maintenant, je sais me comporter comme une vraie lady ! "
Yvonne Marceau leur a enseigné le tango, la valse, le swing et la rumba.
Julia Stiles explique : " Apprendre ces danses a beaucoup apporté à nos personnages… Quand nous avons commencé, nous nous comportions comme des jeunes filles d’aujourd’hui et nous avions tendance à conduire, mais nous avons dû nous souvenir que ce sont les garçons qui dirigent. Cela reflète toute la mentalité de l’époque. "
Les leçons de danse ont aussi aidé les acteurs à créer des liens.
Dominic West confie en souriant : " J’étais intimidé à l’idée de travailler avec
Julia Roberts, mais après avoir dansé quelques fox-trot ensemble, c’était déjà nettement plus facile ! "
Le producteur
Paul Schiff précise : " Julia cultive l'esprit d'équipe. Elle est devenue naturellement un guide, un professeur et une grande sœur pour les jeunes acteurs et actrices, et elle l’a fait avec une telle grâce, avec tellement de tendresse, de charme et de gentillesse, que tout le monde s’est senti bien. "
Maggie Gyllenhaal confie : " Julia est fascinante, dans sa façon de se comporter avec les autres, de parler, de marcher… C’est quelqu’un qui a une grande force intérieure, qui est concentré, et en même temps, elle a une profonde sensibilité et une vraie vulnérabilité. Ses personnages sont toujours vrais, ce sont des femmes solides, complexes, bouleversantes et parfois bouleversées. "
Elaine Goldsmith-thomas ajoute : " Ce film parle de gens qui ont une influence les uns sur les autres, et plus particulièrement, d’une femme qui change la vie de ses étudiantes et s'en trouve éclairée en retour. Katherine réalise sa propre hypocrisie quand Bill Dunbar lui dit qu’elle est venue à Wellesley pour aider les jeunes filles à trouver leur voie, mais qu’en fait, elle les aide à trouver la sienne... Tout comme l’institution n’a pas à leur dire comment vivre, Katherine elle non plus n’en a pas le droit. Le film dit qu’il faut trouver et vivre sa propre vérité. "