Le choix de Raphaël Katz
Au milieu des 150 autres jeunes garons défilant pour le rôle de Pippo,
Raphaël Katz s'est distingué par sa motivation : il a senti qu'il n'avait pas été très bon, et a demandé à refaire des essais.
« Ca m'a prouvé son caractère devant l'échec. Il n'en accceptait pas l'idée. Cela prouvait une force en lui formidable. J'ai vu le potentiel qu'il avait dans le regard et dans la voix».
Une bande son signée Vladimir Cosma
La musique du film a été enregistrée à Londres, et est signée
Vladimir Cosma, qui a précédemment signé plus de 200 bandes originales pour le cinéma et la télévision, dont celles de films tels que
La Boum,
Le Grand Blond Avec Une Chaussure Noire,
L'Aile Ou La Cuisse…
Un film à teneur autobiographique
Daniel Duval, le réalisateur, a lui-même été retiré à ses parents et placé dans une famille d'accueil à l'âge de neuf ans.
« Après un mois de tournage, j'étais vachement détaché de ce que j'avais subi dans mon enfance. Je voulais éviter les pièges du réalisme ou de tous les poncifs sociaux. Dans le film, les mots 'Assistance Publique' ou DASS ne sont jamais prononcé par exemple. Et les sentiments passent par des regards, par une gestuelle. »
Quand les acteurs parlent de leur réalisateur.
Annie Girardot :
« Il n'a pas changé, il est toujours le même, il est mieux même. (..) Il a envie de continuer, d'aller plus loin encore, peut-être pour effacer des choses par rapport à lui. »
Anne Brochet :
« Daniel est quelqu'un qui se contrôle beaucoup. Je pensais qu'il se contrôlait moins. Il dit juste ce qui est nécessaire. Ca, ça me plaît ! »
Jean-paul Rouve :
« On s'est vite compris. Plus ça allait et moins on avait besoin de parler. Il savait exactement ce que je voulais. »
Denis Podalydès :
« Daniel a une sensibilité très à part, très immédiate, assez raffinée, qu'il cache derrière ce visage très découpé. »
Lorànt Deutsch :
« Daniel est quelqu'un qui vit dans un univers où on n'entre pas facilement. Il est discret ; Il est curieux. Il se fait rare au cinéma. »