Notes de Prod. : Les âmes grises

    en DVD le 05 Avril 2006

Entretient avec le réalisateur Yves angelo

Les thèmes du film
On ne montre pas le front (la présence de la guerre n'est montrée qu'à travers le son de la canonnade, les masques à gaz des enfants des soldats revenant du front ou y partant) mais l'histoire n'a pas de résonance que dans ce contexte, qui est capital, que ce soit le conflit de 14-18 ou un autre. Encerclés par l'horreur, les habitants de ce village sont confrontés à la fois à un crime majeur - la guerre- et à un meurtre ordinaire. Il y a comme l'acceptation silencieuse d'une certaine forme du Mal, et pas d'une autre. L'histoire pose cette question humaine. Quel est le prix d'un être humain ? Et est-ce un prix égal pour tous ? Certainement pas. Elle montre aussi que chacun se débat avec sa propre histoire, et uniquement avec sa propre histoire, chaque peuple comme chaque individu.

Les silences
Je ne pense pas que la parole soit superflue, mais souvent elle ment, alors que les regards et les silences ne mentent jamais. Quelque part, les mots appauvrissent. Le silence, c'est la mise à nu, c'est le miroir, la face cachée, la lumière… La relation de Destinat avec l'institutrice est la plupart du temps muette, comme une relation avec un fantôme, un souvenir ou un rêve… Le silence peut aller jusqu'au malaise, tout en pouvant aussi aller jusqu'à une grande fusion. Et quand il y a fusion, le dialogue devient superflu. J'ai toujours été attiré par les temps morts, où l'on croit que rien ne se passe alors que c'est le contraire. Quand lors du dîner Destinat lève la main pour empêcher l'institutrice de parler, il ne fait que cela…
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 54 298 entrées
  • Cumul IDF : 94 414 entrées

  • 1ère semaine France : 217 115 entrées
  • Cumul France : 477 450 entrées