Notes de Prod. : Les Chansons d'Amour

    en DVD le 28 Novembre 2007

Entretien avec Grégoire Leprince-ringuet

Comment êtes-vous arrivé sur le projet des Chansons D’amour ?
Je connaissais tous les films de Christophe. J'avais vu Dans Paris le jour de sa sortie et j'écrivais des textos à tout le monde : «Courez voir ce film, c'est génial !». Le lendemain, coïncidence totale, on m'a appelé pour le casting des Chansons D'amour...

Comment décririez-vous Erwann, votre personnage ?
Erwann n?est pas quelqu'un de mystérieux, ni de très compliqué. C'est un jeune homme qui a toute l?existence devant lui et qui vit une histoire d'amour au lieu d'aller au lycée. C'est très beau, on a tous rêvé de faire ça ! Erwann accepte en toute insouciance de tomber amoureux d'un garçon de dix ans son aîné et pas forcément homosexuel. Erwann a la naïveté de croire que s'il donne tout son amour, en le criant sur les toits, ça va marcher...

Savez-vous pourquoi Christophe Honoré vous a choisi ?
Déjà parce que j'ai une tête de breton, même si je suis normand ! Dans le scénario, Erwan était décrit comme un rayon de soleil et j'ai essayé de retranscrire cette caractéristique en chantant des notes un peu plus hautes, en ajoutant des tierces dont certaines ont été gardées, notamment sur la dernière chanson : «J'ai cru entendre je t'aime».

La chanson vous a aidé à composer le personnage, à savoir qui il était...
Oui, l'envie d'aller dans des sons aigus et clairs m'a aidé à concevoir mon personnage. Je me dis d'ailleurs que ce serait un super exercice de toujours avoir à chanter une chanson pour savoir à quoi ressemble son personnage... Quand on chante, le travail sur la voix est d'emblée plus évolué. Ne serait-ce que pour être juste. On s'écoute beaucoup plus chanter que parler, on se rend davantage compte de la teinte de sa voix, de ses intonations. J'ai fait du chant tout petit, j'étais aux chœurs d'enfants de l'Opéra de Paris, en alto.

Comment caractériseriez-vous le cinéma de Christophe Honoré ?
Le cinéma de Christophe est très moderne dans ses idées et dans ses personnages, qui sont à la pointe des aventures et des tristesses d'aujourd'hui. La mélancolie est un sentiment très actuel. Christophe est quelqu'un de moderne dans sa façon d'être et de vivre et cela se reflète dans Les Chansons D'amour, qui met en scène une liberté sexuelle - et aussi sentimentale, avec beaucoup de simplicité.

Entretien avec Christophe Honoré

Les Chansons D’amour s’est élaboré à partir d’un matériel musical préexistant : des chansons signées Alex Beaupain...
Je connais Alex depuis qu'on a vingt ans. Il a fait la musique de tous mes films, je lui ai moi-même écrit quelques paroles de chansons. Après l'accueil de Dans Paris, qui me permettait de proposer vite un autre projet, je lui ai demandé si je pouvais me servir de ses chansons - certaines issues de son dernier album, d'autres beaucoup plus vieilles - et je les ai intégrées dans un scénario qui racontait une histoire assez douloureuse qui nous était commune. J'ai fait ensuite un travail d'adaptation sur ses textes, et lui ai demandé d'écrire de nouvelles chansons.

Entretien avec Alex Beaupain

Définiriez-vous Les Chansons D’amour comme une comédie musicale ?
Pas vraiment. Quand on parle de comédie musicale, on pense aux films de music-hall, à l'entertainment, comme les américains savent faire, avec des numéros chorégraphiés, des chansons qui commentent l'action. Ou alors aux films de Jacques Demy, qui a inventé un nouveau langage musical : les paroles chantées. Il me semble que Les Chansons D'amour relève davantage d'une tradition française des années 60/70, comme Jules Et Jim de Truffaut par exemple, où tout d'un coup, les personnages se mettent à chanter «Le tourbillon de la vie». Sauf qu'au lieu d'avoir une ou quelques chansons, comme c'était aussi le cas de Dans Paris, on a ici 13 chansons qui structurent le film.

Entretien avec Louis Garrel

Christophe Honoré ne pensait pas à vous pour Les Chansons D’amour. Pour vous, c’était important de le convaincre de faire ce troisième film ensemble ?
Oui, j'aime travailler avec Christophe, c'est facile et amusant, naturel. J'ai joué le destin, l'adage «Jamais deux sans trois» ! Un jour, je suis allé chez Christophe pour leur prouver, à Alex Beaupain et à lui que je savais chanter. Pour moi, chanter devant eux était plus impudique que ce que je faisais dans Ma Mère ! Chanter... C'est quelque chose qu'on ne contrôle pas, c'est tellement anti-naturel de se mettre à chanter devant les autres. La plupart du temps, on chante tout seul... Pour moi, chanter relève du féminin, cela fait partie de la séduction des femmes, de leur côté sirène !

Entretien avec Ludivine Sagnier

Comment êtes-vous arrivée sur le projet de Chansons D’amour?
Depuis 17 Fois Cécile Cassard, Christophe faisait partie des gens avec qui j'avais envie de travailler, il était sur ma «liste». On s'est rencontrés par hasard dans un café, et puis mon agent m'a obtenu un rendez-vous... Au début, il hésitait un peu et finalement tout s'est fait très vite. Un mois plus tard, on enregistrait les chansons. Ce film s'est fait dans l?urgence, avec un petit budget, de manière assez légère et impromptue.
L'expressionnisme des chansons renforce cette spontanéité, notamment dans la façon d'aborder les dialogues. Les chansons sont suffisamment explicites pour que l'on n'ait pas besoin d'appuyer le jeu. Elles permettent d'être plus direct, de mettre en place une situation sans longue exposition. C'est très agréable de faire un film où la musique est un personnage en lui-même, qui donne l'impulsion des situations. Avant de commencer le film proprement dit, on était déjà dans le jeu, grâce aux chansons qu'on avait pré-enregistrées. On avait chacun notre CD, toute l'équipe baignait dans cette ambiance musicale comme dans une bulle.

Entretien avec Chiara Mastroianni

Vous connaissiez le cinéma de Christophe Honoré avant de jouer dans Les Chansons D’amour?
J'avais vu et beaucoup aimé Dans Paris, notamment la chanson entre Romain Duris et Joana Preiss, qui était mon moment préféré. Quand il m'a présenté le projet des Chansons D'amour, je ne pouvais qu'être enchantée qu'il pousse plus loin l'expérience de la chanson dans un film. J'aime la spontanéité de Christophe. Il est timide et audacieux à la fois.

Entretien avec Clotilde Hesme

Comment êtes-vous arrivée sur le projet des Chansons D’amour?
J'avais déjà travaillé avec Christophe Honoré au théâtre, dans une pièce de lui qui s'appelle « Les Débutantes». Hélas, il n'y avait eu que quatre représentations, à Dijon. C'était un grand regret et l'on s'était promis de retravailler ensemble. Il m'a appelée pour un rôle dans Dans Paris mais je jouais au théâtre. Avec Les Chansons D'amour, je ne pouvais plus louper le coche ! J'ai une grande admiration pour Christophe, pour son travail d'écrivain, de cinéaste, de dramaturge, de directeur d'acteur. Il est très lié au langage et à la parole sans pour autant tomber dans la cérébralité. Avec lui, les répétitions sont très physiques, le langage passe par le corps.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 49 774 entrées
  • Cumul IDF : 130 433 entrées

  • 1ère semaine France : 108 002 entrées
  • Cumul France : 325 720 entrées