La vision du film
Pitch Black se distinguait moins par son décor et son contexte - relativement familiers - que par ses personnages. Il jouait sciemment contre les attentes du spectateur, en permettant au « méchant » de se racheter.
(…) On lui laisse le temps de se développer et de s’imposer. Durant la première demi-heure de
Pitch Black, Riddick ne dit pas un mot. Cela renforce encore son charisme. Et lorsqu’il parle, c’est avec parcimonie, en choisissant chaque mot. Dans
Pitch Black, il passait de tueur à anti-héros, un statut qui est encore le sien au début de ce nouveau film.
Les Chroniques De Riddick nous donne une chance de mieux le comprendre, de découvrir qu’il n’est pas un homme perdu dans le vaste univers, qu’il n’est pas un loup solitaire. (…)
Nous avions envisagé une suite des aventures de Riddick bien avant la sortie de
Pitch Black. Connaissant le piège classique des suites, la répétition, j’ai dit : « proposons de l’inattendu, ne retournons pas cette planète aride, oublions les monstres. Passons de l’horreur au film d’action et d’aventures futuriste.