Du Sang Frais Dans Le CinemaThierry De Ganay, producteur, explique : « C’est un film différent, à la fois film de genre et comédie, comme on en fait très rarement en France. Nous étions dans un mélange des genres, un univers particulier. La rencontre avec les deux réalisateurs a été un élément déterminant. Tout cela rendait le projet beaucoup plus intéressant qu’un film habituel. »
David Gauquié, producteur, confie : « Jean-patrick Benes et Allan Mauduit, des auteurs très talentueux que nous connaissions, nous ont proposé leur scénario. Bien que différent des films sur lesquels nous avions travaillé auparavant, nous y avons tout de suite cru. Nous avons été accrochés par le potentiel. C’était un concept original et singulier dans le paysage du cinéma français. »
David Gauquié précise : « Nous suivions Stephen et Vincent depuis au moins trois ans. Nous avions remarqué leur travail dans la publicité. Ils allient un côté anglo-saxon fait d’esprit et d’une exigence visuelle extrême à des castings toujours très osés, tout en ajoutant un grain de folie qui prend parce qu’il est juste. » Walid Ben Youssef, également producteur, ajoute : « Là- dessus se sont greffés les deux réalisateurs, Stephen Cafiero et Vincent Lobelle. Ils étaient enthousiasmés par la structure du projet et sa dynamique de comédie d’action, qu’ils ont eu envie de revisiter par l’humour décalé qui leur est propre. Ils ont introduit une dimension supplémentaire qui nous a totalement enthousiasmés. »
Vincent Lobelle, réalisateur : « Nous sommes fans de cinéma depuis toujours. L’histoire de ce film est un concours de circonstances. L’histoire de base nous a intéressés et nous avons tout de suite été tentés de l’entraîner vers un ton plus délirant, plus absurde, sans pourtant rien perdre du réalisme. »
Stephen Cafiero, réalisateur : « Nous avons commencé par réécrire une quinzaine de scènes dans le style que nous souhaitions donner au film. Ensuite, tout est allé très vite. » David Gauquié commente : « Ils ont introduit un second degré tout en maintenant l’équilibre entre les éléments de comédie et le réalisme du film d’horreur. Leur humour fonctionne au mieux avec des moyens démesurés. Ils possèdent en plus un style visuel remarquable, présent dès le générique du film.»
Walid Ben Youssef : « Leur marque de fabrique, c’est un grand soin apporté aux décors, aux effets spéciaux, le tout mis au service d’un gag. Par contraste, cet écrin donne une tout autre dimension à la comédie. Leur inventivité est présente à tous les niveaux. Ce qu’ils ont fait pour la musique est assez représentatif de leur façon de procéder : ils ont choisi les morceaux avec soin, allant chercher des petites perles qui émaillent tout le film.»
Vincent Lobelle explique : « Stephen et moi sommes convaincus que le fait de faire quelque chose de drôle n’est jamais une raison pour en faire moins. Un gag mal présenté est forcément moins bon. Les bons gags se préparent, et même les répliques ou les situations les plus tordues gagnent en puissance dans un contexte soigné. » Stephen Cafiero : « Pour aller le plus loin possible, nous discutons beaucoup. Nous confrontons nos idées, et ce qui nous fait rire tous les deux marche généralement bien. Que ce soit pour l’écriture, les cadres, le montage, nous avons des façons de faire différentes, des points de vue différents, mais une capacité à les croiser. Au final, nous ne savons plus qui a imaginé quoi. C’est une communauté d’humour. »
Vincent Lobelle : « En tant que cinéphiles, nous avons à la fois des références personnelles et des références communes. Cela va de Little Odessa à Un Jour Sans Fin en passant par Mary à Tout Prix et Apocalypse Now ! La palette est large ! Alain Chabat et Mel Brooks nous ont aussi influencés. » Stephen Cafiero : « Nous avons travaillé sur deux niveaux : sur l’humour absurde et sur ce qui fait avancer l’histoire. Chaque situation a une fonction narrative, et dedans se nichent d’innombrables éléments qui construisent l’ambiance et le ton. On est à la fois dans une lecture burlesque et une dynamique de narration. Le film suit aussi une progression de rythme. Au début, on est dans un réalisme drôle puis, au fur et à mesure que la situation dégénère, les choses dérapent de plus en plus pour arriver vers le final que nous avons voulu comme un feu d’artifice. Lorsque les personnages sont connus, l’évolution dramatique installée, on peut se lâcher... » Mordre L’histoire A Belles Dents : Le Casting Vincent Lobelle : « Il y a plus d’une dizaine de personnages principaux que l’on croise, que l’on suit et qui tous, font avancer l’intrigue. Nous avons veillé à laisser à chacun la place d’exister et d’agir. Il fallait leur assurer leur propre terrain et leur donner une typologie, un caractère particulier. » Des Têtes A Faire Peur De Rire : Les Maquillages Pierre-olivier Persin, créateur des effets spéciaux de maquillage, confie : « Il y a très peu de films de genre en France. C’est la première fois, en treize ans de supervision, que l’on m’en propose un. Il y avait un enjeu absolu de plaisir, et un nombre impressionnant d’acteurs, principaux ou figurants, à transformer. Les personnages devaient par moments être comiques, presque ridicules, mais il ne fallait jamais trahir leur côté létal, dangereux. Cet équilibre nécessitait un vrai design, même si ce mot peut paraître prétentieux. Avec les réalisateurs, on a travaillé là-dessus en établissant une sorte de bible visuelle de ce que nous voulions obtenir pour l’apparence des vampires. » Pierre-olivier Persin ajoute : « Il y a différents types de vampires dans le film. Certains maquillages sont réalisés sur mesure et recouvrent les comédiens principaux du buste au sommet de la tête - Stéphane Freiss et Tchéky Karyo en particulier. Il s’agit de prothèses qui demandent une très grosse préparation et une séance de pose qui peut durer cinq heures. Tous nos maquillages ont pour base un gel de silicone, matière encore très peu usitée en France, plus difficile à utiliser que d’autres matériaux mais qui donne un effet plus réaliste visuellement. Quand vous avez un comédien comme Tchéky Karyo, vous ne devez pas le noyer sous le maquillage au risque de nuire à sa finesse de jeu. Les réalisateurs demandaient à leurs comédiens de jouer au premier degré et les maquillages devaient eux aussi être au premier degré. Par moments, nous devions équiper jusqu’à vingt-cinq vampires et nous sommes même montés à soixante pour une des séquences. » Rencontre Avec Les Comédiens Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à ce projet ?
Patrick Mille : « Ce sont l’originalité, l’humour et le ton résolument atypique qui m’ont attiré. Je suis attaché au projet depuis longtemps, j’étais le premier. Je l’ai vu évoluer. La base était excellente, mais les réalisateurs lui ont apporté leur univers et leur humour vraiment décalé. Ils ont ajouté ce que j’aime dans les comédies anglo-saxonnes, le rythme et un premier degré dans l’action. Nous comédiens, nous devions vraiment jouer les scènes en les prenant au sérieux. Même si c’était le délire autour, on y croyait ! Le résultat est encore plus réjouissant pour ceux qui regardent. Ils ont aussi développé des personnages très drôles qui existent et qui ressemblent à beaucoup de personnes que l’on connaît tous dans notre entourage ! » |
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