Notes de Prod. : Les enfants de Timpelbach

    en DVD le 19 Août 2009

Au commencement était...un rêve d'enfant

Il était une fois – pas si lointaine que ça quand même ! – un petit gars de 9 ans du nom de Nicolas Bary qui découvrit un grand classique de la littérature enfantine : Les Enfants de Timpelbach. Trois ans plus tard, ce fils de musiciens, déjà sensible à l'importance du rythme, se replonge dans le livre et s'imagine partager les aventures de Manfred et Thomas. Désormais, Timpelbach ne le lâche plus...

Nicolas a grandi. Fou de films de genre et d'animation, il sait qu'il veut travailler dans le cinéma. Il s'inscrit dans une école de réalisation, enchaîne les stages sur des tournages et signe deux courts-métrages – dont Before (2004), inspiré... des Enfants de Timpelbach. Tourné pour 10.000 euros, ce petit film de 10 minutes campe l'univers du long-métrage à venir : on y décèle déjà l'influence du cartoon, le tempo cadencé, la prépondérance des enfants, la poésie burlesque etc. Surtout, Before réunit des noms dont on réentendra parler : le directeur de la photo Axel Cosnefroy, l’équipe des dessinateurs, les sound designers ou encore la comédienne Armelle qui s'est fait connaître grâce à la série Caméra Café́. L'occasion pour le tout jeune réalisateur de se forger une "famille" de cinéma qui saura lui rester fidèle...

Les débuts de l'aventure

Au fond de lui, Nicolas Bary sait bien que, tôt ou tard, il portera à l'écran le livre qui a marqué son enfance. Tout en cherchant à obtenir les droits d'adaptation, il rencontre un producteur, Dimitri Rassam, impressionné par ses courts-métrages : les deux hommes ont des projets plein la tête et comprennent vite qu'ils ont envie de travailler ensemble. Mais avant de passer au long, Dimitri, qui vient de créer sa société, produit le troisième court-métrage de Nicolas : Judas, avec Jean-Pierre Cassel. "Cela m'a permis de mieux comprendre comment l'accompagner et m'a confirmé dans l'intuition qu'il est capable de sublimer les moyens qu'on lui donne," affirme le producteur.

Frères d'écriture

Comme beaucoup de cinéastes qui portent leur projet depuis longtemps, Nicolas Bary s'est déjà attelé à une première adaptation des Enfants de Timpelbach lorsqu'il fait la connaissance de Dimitri Rassam. Mais cette version "zéro" du scénario, écrite il y a plusieurs années, n'est pas franchement satisfaisante – de l'aveu même de son auteur. Le producteur lui présente alors Nicolas Peufaillit qui vient tout juste de collaborer à l'écriture du nouveau film de Jacques Audiard, Un Prophète : "On s'est immédiatement marré comme deux ados," signale le scénariste.

Haute Couture

Entouré de ses plus fidèles collaborateurs, Nicolas Bary s'apprête désormais à donner vie aux personnages et à l'atmosphère du film encore en gestation. Tout commence par le travail minutieux d’une équipe de dessinateurs dont le story-boarder Eric Gandois qui jette les bases des futurs décors et costumes. Réunissant une abondante documentation, ils soumettent chaque proposition visuelle à Nicolas : "C'était compliqué," explique Eric, "parce qu'il fallait créer un univers de conte de fées, mais ancré dans la réalité. Les relations entre les personnages et les émotions sont réalistes, mais décalées." Il poursuit : "J'ai découpé tout le film en 3 mois et demi, en faisant de petits croquis de mise en place de caméra et de décors.. Je travaille principalement au crayon, je scanne mes dessins et je les retouche. Je fais aussi des mises en couleurs."

Studio ou décors naturels?

Reste alors une question de taille : où trouver le cadre idéal du village de Timpelbach ? Rêvant de tourner en décors naturels, Nicolas Bary a une idée très précise du style visuel qu'il compte donner au film. "Il avait en tête des univers stylisés comme ceux de Tim Burton ou de Guillermo Del Toro," indique le directeur de la photo Axel Cosnefroy, qui avait déjà signé la lumière de Before. "Il voulait aussi que les décors puissent s'intégrer dans une atmosphère cartoonesque."La production n'est pas au bout de ses peines...

Miracle à Timpelbach

Le casting est toujours le fruit d'une alchimie délicate, imaginez les enjeux d'un film dont le succès repose sur les – petites – épaules de 25 enfants âgés de 7 à 13 ans ! Dans un premier temps le réalisateur décide de sélectionner des enfants sans aucune expérience pour qu'ils soient le plus naturels possible devant la caméra. Il fait vite machine arrière : "On a vite compris qu'on avait intérêt à ce que certains de nos gamins aient déjà connu un tournage pour nous reposer sur eux dans les moments de tension – et la suite nous a donné raison !" signale-t-il.

Quand la magie opère

Les contraintes, Olivier Raouxa également su en tirer parti. "Quand j'ai vu les forêts, les roches couvertes de mousse et les passages entre les arbres, j'ai vite compris qu'on était sur la bonne voie," observe-t-il. "Il y avait là une atmosphère de mystère et de conte qui collait parfaitement avec l'univers du film."

Epique, vous avez dit épique?

La saga ne s'arrête évidemment pas là. Et avec le tournage, c'est une toute nouvelle aventure qui commence. Dès la première semaine, l'équipe prend deux jours de retard : les enfants ont du mal à rester concentrés, si bien que Nicolas Bary doit se montrer pédagogue.

Les Personnages

Manfred « Héros malgré lui »
Si, si, il est un peu froussard, Manfred, même s'il prétend le contraire ! Il aime bien les héros et les monstres dans les livres, mais pas trop dans la réalité...
Qualités : Une idée à la seconde ! Débrouille, malin, stratège...
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 630 entrées
  • 1ère semaine IDF : 48 806 entrées
  • Cumul IDF : 149 659 entrées

  • 1ère semaine France : 230 866 entrées
  • Cumul France : 738 642 entrées