Notes de Prod. : Les Fous du Roi

    en DVD le 10 Mai 2007

Notes de production

Origine du projet

Adapter le roman de Robert Penn Warren a toujours été le rêve de James Carville. Bien que son incursion dans le documentaire avec The War Room – l'histoire de la première campagne victorieuse de Bill Clinton – ait été un succès, Carville n’était pas familier de la production de film. Il est plus connu comme l’un des consultants politiques les plus célèbres d'Amérique et comme un pilier de l’émission référence « Crossfire » sur CNN.

James Carville confie : « Chaque fois que je croisais un producteur, je lui parlais de ce livre. Le contenu trouvait un écho plus fort que jamais dans notre actualité et chaque personne qui le lisait en ressortait tout simplement passionnée. »
Carville a parlé du roman au réalisateur Todd Phillips et à son associé, Scott Budnick. Emballés par l’idée et le projet, ils ont contacté Mike Medavoy.
Mike Medavoy se souvient : « C’est d’abord la force de l’aspect humain qui m’a séduit. Le contexte politique ne fait que révéler les hommes et leurs comportements. Il est avant tout question de la vie et des choix que l’on fait. Nous sommes tous capables de corruption, tous capables d'aimer, de haïr et de trahir.

Il en est ainsi depuis la nuit des temps, c’est inhérent à la nature humaine. Le monde est fait de gens imparfaits qui ne sont ni bons ni mauvais, mais qui évoluent quelque part au milieu, qui commencent avec de bonnes intentions mais qui, à force de compromis, s’approchent souvent du pire. » Le producteur exécutif David Thwaites ajoute: « LES FOUS DU ROI aborde des thèmes universels comme l'amour, la jalousie et la trahison. Il y a quelque chose d'éternel dans un chagrin ou dans une blessure. Cela vous conduit souvent à découvrir qui vous êtes. »

Ken Lemberger, également producteur, commente : « J’ai relu le livre et la pertinence du sujet m’a tout de suite paru évidente. C’est un débat crucial. Qu’est-ce qui est bon et qu'est-ce qui est mauvais ? Aujourd'hui, nous sommes entourés par des politiciens qui réduisent les choses à ces deux catégories simplistes. Rien n’est tout noir et rien n’est tout blanc, la vie se fait dans le gris. Robert Penn Warren nous le rappelle avec éclat. »

Le scénario

« Nous savions que Steven avait la capacité de capter la force du livre à l’écran et de lui apporter quelque chose en plus. Il allie un remarquable sens de la narration à une compréhension instinctive des personnages. Je lui ai envoyé le livre et moins d'une semaine après, il m’a rappelé pour dire qu’il l'avait adoré, et qu’il était non seulement prêt à écrire le scénario, mais aussi à le réaliser. Il n’avait pas peur de la richesse de l’histoire, ni de sa complexité. Il faisait preuve d’un recul qui simplifiait tout sans l’appauvrir. » (…)

Pour Steven Zaillian, l’un des enjeux de l’adaptation était de maintenir l’ambiguïté du personnage de Willie Stark et son amitié avec Jack Burden. Le scénariste et réalisateur commente : « Willie est le genre de personne qui considère que la fin justifie les moyens, quitte à parfois dépasser les limites. Dans son parcours, cela va marcher un temps, mais un temps seulement… » (…)
En écrivant le scénario, Zaillian s’est efforcé de rester fidèle au ton et au style du livre. Il déclare : « C'est un long roman, et c’est aussi ce qui fait son charme. En le réduisant, il fallait prendre garde à ne pas effacer l’esprit, l’ambiance et le rythme. »
Ken Lemberger intervient : « Vingt-cinq ans d’expérience m’ont appris que l’adaptation d’un roman est la chose la plus complexe qui soit. Steven a réussi à capter l’essence du roman de Robert Penn Warren tout en écrivant un grand film. Il n’a rien perdu du mystère des personnages et de la force des thèmes abordés. Ce qu’il a réussi est rare. »

En transposant l'histoire des années 30 aux années 50, Zaillian a cherché à échapper à une époque dont l’imagerie dans l’inconscient collectif est si forte qu’elle aurait pu distraire du propos. Cela prouve aussi à quel point l’histoire est intemporelle. Afin de parfaire son approche, Steven Zaillian a également travaillé sur des entretiens de Robert Penn Warren et s’est énormément documenté sur Huey P. Long. Le réalisateur a aussi insisté pour que le film soit tourné sur les lieux mêmes des faits. Quoique la Louisiane ne soit jamais explicitement mentionnée dans le roman de Penn Warren, certains éléments ne laissent aucun doute, notamment par rapport à des événements historiques ou importants dans la vie de Long.

Le tournage

Bien que la Louisiane ne soit jamais explicitement mentionnée dans le roman de Robert Penn Warren, plusieurs éléments ne laissent aucun doute sur la localisation réelle de l’histoire. Steven Zaillian explique : « Nous avons tourné dans de nombreux lieux qui ont réellement compté dans l’Histoire. A chaque fois que nous allions à Baton Rouge, nous roulions sur la route et traversions les ponts construits par Huey P. Long. Nous avons aussi tourné dans le State Capitol qu'il a édifié. Nous avons essayé de filmer dans tous les lieux où il était vraiment allé. »

Ken Lemberger intervient : « C’est l’un des derniers grands films à avoir été tourné à la Nouvelle-Orléans avant la catastrophe de l'ouragan Katrina. L’aide reçue des habitants de Louisiane et de la ville de la Nouvelle-Orléans nous a été précieuse. C'est un endroit vraiment unique aux Etats-Unis, matériellement, culturellement et spirituellement parlant. La tragédie de l'ouragan a été d'autant plus déchirante pour nous. »

Le tournage a commencé au début de l’hiver à la Nouvelle-Orléans, avec une scène au Slade’s, un night-club sordide dans lequel Tiny Duffy arrive à convaincre Willie de poser sa candidature en tant que gouverneur. Une seconde scène fut tournée dans les environs dans laquelle Willie, à présent devenu gouverneur, enregistre une chanson qu'il a écrite pour la radio (…).

La production s’est déplacée ensuite à Donaldsonville, en Louisiane. Zaillian y a tourné la scène du premier discours de Willie qui s’avère désastreux. Une rue plus loin, dans un snack, Zaillian a tourné une scène dans laquelle Jack révèle à Sadie qu'il a découvert son jeu et qu’il voit comment elle, Tiny Duffy et la machine politique locale l’utilisent.

C’est un peu plus vers l'ouest, dans la région du bayou à l'extérieur de la ville de Thibodeaux, qu’a été tournée la séquence dans laquelle Willie, à l’apogée de sa puissance en tant que gouverneur, arrive avec son entourage et sa famille pour rendre visite à son vieux père fermier - principalement pour faire une photo afin de favoriser sa carrière. Près de Morgan City, dans la ville fictive de Mason, Zaillian a filmé l'arrivée du gouverneur Stark dans une communauté rurale qui lui fournit une base d'appui électorale. Une des scènes suivantes, dans laquelle Willie discute de ses ennuis politiques avec les collègues de son parti, a été également filmée à Morgan City.

La production est ensuite retournée à la Nouvelle-Orléans pour tourner à l'hôtel Fairmont. D'autres scènes sur l'enquête de Jack dans le passé du juge Irwin ont été filmées à la douane de Louisiane et dans la majestueuse bibliothèque municipale de la Nouvelle-Orléans sur l’historique avenue St. Charles.

Un ancien entrepôt d’Harahan, banlieue de la Nouvelle-Orléans, a été transformé en studio. Parmi les autres lieux de tournage, on trouve un marais à l'extérieur de Morgan City, un port de pêche à la crevette sur l'Atchafalaya, une église cajun dans les faubourgs de Baldwin et des champs de canne à sucre près de la ville de Vacherie.

Patrizia Von Brandenstein, la chef décoratrice, commente : « Steven et moi nous sommes laissés guider par le style lyrique du livre de Penn Warren. La puissance de la nature est dans chaque page. L’eau est partout présente dans le film et dans les décors. Dans le bayou en Louisiane, l’humidité ronge tout, pourrit tout. C’est dans cet univers que Stark a grandi. » (…)

Notes de tournage...

Le 30 septembre 2004 - Meryl Streep, conseillère de Sean Penn
Meryl Streep rejoindra Sean Penn et Jude Law pour All The King’s Men, le remake du long-métrage de Robert Rossen datant de 1948, Les Fous Du Rois. Tandis que Sean Penn incarne le politicien américain peu scrupuleux, Willie Stark et Jude Law le journaliste qui va le rendre célèbre, la comédienne jouera le rôle de sa conseillère politique. Meryl Streep reste donc dans l’univers trouble de la politique puisqu’on va la retrouver prochainement dans Un Crime Dans La Tête, où elle interprète la mère ambitieuse du candidat à la présidence.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 13 029 entrées
  • Cumul IDF : 18 044 entrées

  • 1ère semaine France : 26 161 entrées
  • Cumul France : 30 619 entrées