Les frères Grimm

Les frères Grimm

Film à partir de 10/12 ans
Genres : Action, Fantastique - Durée : 1H59 mn
Sortie en salles le 05 Octobre 2005 - en VOD/DVD le 04 Mai 2006
Presse
Spectateurs
Sortie en salles le 05 Octobre 2005 - en VOD/DVD le 04 Mai 2006
Film à partir de 10/12 ans

Notes de Production...

Et si ce n'était pas un rêve…
Les frères Grimm nous ont offert certains des contes les plus fantastiques et les plus célèbres du monde, à la fois doux rêves et redoutables cauchemars. Bien sûr, les contes des frères Grimm ne sont que pur imagination, simples mais remarquables histoires destinées à divertir. Pourtant certains s'obstinent à croire qu'il y a des aventures qui ne s'imaginent pas, que personne n'est assez fort pour les concevoir, à moins d'y avoir participé… Bien sûr, ceux-là ont tort. Toutes ces choses ne peuvent exister. A moins que… Imaginons un instant que ces deux conteurs n'aient pas imaginé leurs fascinantes aventures, mais qu'il les aient vécues…
Mélangeant comédie, fantastique, horreur, humour et romance dans une quête épique, , à qui l'on doit Brazil et L'Armée Des Douze Singes, s'est inspiré des plus célèbres contes du monde pour nous en offrir un à sa façon. « Les contes de fées sont exactement le genre d'univers que j'aime, une rencontre avec l'imaginaire et l'extraordinaire. C'est pour cela que j'ai voulu faire Les Frères Grimm. Nous avons fini par obtenir un scénario auquel je croyais vraiment. L'idée était de donner vie à ces évènements étrange et de les inscrire dans une réalité, quitte à prendre le pas sur elle… »

Au delà de l'histoire se cache un monde…
Dès le départ, a choisi de dépasser les éléments connus de la vie des frères Grimm et de s'affranchir des faits pour créer une aventure inspirée par leurs histoires. « Nous devons beaucoup aux vrais frères Grimm pour ce film, mais nous ne parlons pas de leur vie telle qu'elle a été dans la réalité. Nous avons plutôt crée un conte de fées autour d'eux. Ils en deviennent les personnages… En fin de compte, les contes de fées sont devenus réels, et la réalité et l'imaginaire sont indissociables. »

« Le Petit Chaperon rouge, Hansel et Gretel, Rapunzel… Il y a tout au long du film de multiples références aux contes que le public connaît le mieux. Les Grimm en ont écrit en fait plus de deux cents, mais nous avons voulu rendre hommage à ceux qui parlent le plus à l'imagination des gens. »
Par-dessus tout, c'est l'esprit de ces histoires que le film salue, ce mélange de magie et de malheur, de merveilles et de vengeance, d'enchantements et de maléfices, de plaisir et de frayeur à vous glacer le sang. « Ce qui m'intéressait, c'était le conflit entre les croyances fantastiques et les idées des Lumières - une époque particulièrement rigide parce qu'elle ne croyait plus en rien de mystérieux ni de merveilleux. Nous avons intégré cette dimension à l'histoire. Et le conflit existe encore aujourd'hui… »

Frères et associés
L'histoire des Frères Grimm commence avec les deux personnages principaux, les deux frères. Pour interpréter ces rôles, a voulu deux acteurs capables de le surprendre. « Je pensais au départ que jouerait Jacob, parce qu'il a un caractère plus introspectif et plus sensible, et que jouerait Will, parce que c'est lui en général qui joue les héros qui foncent dans le tas. Mais à notre première rencontre, Matt a dit qu'il voulait jouer Will, et Heath voulait jouer Jacob. C'est là que j'ai réalisé que c'était la meilleure chose à faire, parce que j'aime confier aux acteurs des rôles dans lesquels on n'est pas habitués à les voir.»
a sauté sur l'occasion de travailler avec , séduit par l'histoire mais aussi par l'évolution des relations entre les deux frères : « J'ai moi-même un frère, et j'ai été frappé par la manière dont le scénario offrait un traitement honnête d'une relation entre deux frères, un flux en perpétuelle évolution. C'est vraiment comme cela entre deux frères. D'ailleurs, avec , nous avons passé beaucoup de temps à parler et à boire des bières après la journée de travail, parce que c'est le genre de chose qui crée un authentique sentiment fraternel !» Heath a lui aussi beaucoup apprécié la relation qu'il a nouée avec : « Nous avons essayé plusieurs manières de nous synchroniser - comment sourire ensemble, comment rire ensemble… Nous nous sommes observés l'un l'autre, nous avons étudié nos singularités, nos gestes. Mais l'idée a toujours été d'avoir quelques similitudes et beaucoup de contrastes ! Il en est souvent ainsi des frères… »

Un univers aux confins de l'imagination
Le concept global était de créer un XIXe siècle réaliste, dans lequel évolue les Grimm, puis de tordre cette réalité pour la transformer en un monde onirique, surréaliste dont ils semblent ne pas pouvoir s'échapper. « Dès le départ, nous avons réalisé que pour que le film ressemble vraiment à un conte de fées, il était impossible de tourner dans une vraie forêt ou dans un vrai village… Rien de l'univers visuel que nous imaginions n'existait. Il fallait tout construire en intégralité. Nous avons donc pris comme postulat de tout créer, de construire des châteaux et des granges, de fabriquer tout une forêt en studio, de dresser des corbeaux et des chevaux, de construire des centaines de maquettes… »
C'est à Guy Dyas, le chef décorateur de X-men 2, que a demandé de construire le village de 25 maisons. Les deux hommes ont developpé une esthétique visuelle inspirée de l'imagerie fantastique noyée d'ombres de l'expressionnisme du XIXe siècle et des gravures à l'encre en noir et blanc illustrant les livres de contes. a aussi voulu tirer pleinement parti des bizarreries de la nature : « Il suffit de regarder le monde réel pour y voir des choses étranges. Certains arbres sont bizarres, voire terrifiants. On n'a pas besoin de tout inventer, parfois il suffit de regarder ce qui existe dans la nature. Le style visuel de ce film a été une recherche d'équilibre entre l'artistique et le naturel. »

Si Gilliam a voulu créer à l'écran un voyage magique, esthétique et musical, une impression de rêve et de cauchemar, il souhaitait cependant laisser la plus grande place à l'imagination des spectateurs. « J'ai toujours pensé que 90 % de ce que l'on voit doit rester dans l'ombre pour que le public fasse marcher son imagination. Le travail des acteurs et de l'équipe technique est fournir des pistes, des suggestions, et de laisser les spectateurs remplir le reste. Je veux que le public trouve sa voie, son rythme, qu'il soit vraiment effrayé et ému. Moins on en montre et plus on suggère, mieux c'est. »
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