Le film raconte l’histoire d’un homme aux prises avec un problème de société qui nous concerne tous : le chômage. Une réalité difficile à aborder en France. Ce n’est pourtant pas un film «
social ».
Même si la situation de Michel est celle que connaissent beaucoup de gens dans ce pays, le film n’est pas pour autant une peinture sociale. Il ne propose aucune potion miracle. L’esquisse d’une solution vient du personnage lui-même, elle est individuelle mais pas individualiste.
Renaud Bertrand avoue avoir été très marqué par le cinéma anglais, par des auteurs tels que
Ken Loach, Stephen Daldry, Mark Herman ou Mike Leigh. Ce serait même en allant voir ce genre de films avec son père quand il était petit que lui serait venue l’envie de devenir réalisateur.
Pour
Les Irréductibles, Bertrand évoque
Les Virtuoses ou
Billy Elliot comme influences, souhaitant raconter l’histoire d’un personnage qui se bat contre un destin tracé d’avance et qui veut s’en sortir à tout prix. La colère et l’énergie de ce personnage, on les sent d’ailleurs dès le générique du film, où Michel court et tente de se dépasser lui-même, au rythme d’une chanson du groupe anglais Archive.
Les Irréductibles dépeint minutieusement le milieu ouvrier, un milieu que
Renaud Bertrand connaît bien. Il explique avoir souvent noté une très grande soif d’apprendre, un besoin de culture dans cet environnement. Une vision loin d’être passéiste. «
Les ouvriers ne sont pas des gens sales, incultes ou tristes. Tous les gens que j’ai connus dans le HLM où j’ai grandi n’avaient pas ces caractéristiques ». Pour cette raison, le réalisateur a beaucoup travaillé les décors, les couleurs.