Notes de Prod. : Les Kaïra

    en DVD le 05 Décembre 2012

Notes des acteurs et producteurs



Pour moi, c’est d’abord une histoire de potes : Franck, Medi, Jib, ce sont des mecs pour lesquels j’ai une réelle amitié. J’ai donc suivi le projet depuis sa naissance. Et plus Franck avançait, plus je lui disais : « dis donc, c’est mortel ! Moi, je VEUX un vrai rôle là-dedans, pas une simple apparition ». Alors, voilà, on peut dire que c’est un peu une prise d’otage que j’ai faite sur ce rôle (rires) ! D’autant que ce caïd que j’incarne, c’est vraiment un type que je connais, un gars de ma cité d’enfance : d’ailleurs, je ne vous dirai pas son nom sinon, je vais avoir des embrouilles !
Après, sur le fond, Franck a un put… de talent ! Il a vraiment capté l’atmosphère des cités d’aujourd’hui. La preuve : quand j’ai découvert le film en projection, je suis venu avec une bande de potes des quartiers. Ils m’ont tous dit la même chose : « c’est notre vie, en bas, sur un banc, à manger des grecs ! » Tous les détails y sont, rien ne manque : je n’avais jamais rien vu de tel depuis La Haine.


Dès la lecture du scénario, j’ai reconnu les mecs avec lesquels j’ai grandi. Moi, j’ai passé mon adolescence à Avignon, avec des racailles de province : des codes vestimentaires aux tics de langage, tout me parle dans Les Kaïra. Sans compter, évidemment, la place des filles : ces gars se rêvent footballeurs, rappeurs ou acteurs X pour serrer le plus de nanas possibles… sans voir que le bonheur est là, à leur porte !
J’ai aussi aimé le fait que Franck torde le cou au cliché du grand-frère-de-cité-qui-malmène-sa-petite-sœur : là, c’est une fille qui ouvre les yeux des trois lascars, qui leur montre le chemin pour s’arracher enfin du banc au bas de leur tour.
L’autre grand atout du film, ce sont bien sûr ses dialogues : Franck a une vraie facilité à saisir d’entrée le rythme, le mental, le phrasé de ceux qu’il côtoie. Ça se sent à l’écran : il n’y a rien de fake, de plaqué. Du coup, tout est crédible, bien vu et c’est d’autant plus prenant.



L’univers de Les Kaïra, au départ, c’est un monde que j’ignorais totalement. Mais leur sens de l’humour m’a donné envie d’y plonger. Je me suis dit : « voilà trois mecs sympas qui débutent, autant leur passer un coup de main ». Alors j’ai dit « oui ». D’autant que le rôle qu’ils m’ont confié était bien vu, intrigant pour moi : un producteur porno, pensez donc ! Et très vite, avec Franck, on est tombé d’accord sur l’idée qu’il ne fallait pas en faire des caisses : ce type, un rien malsain, limite vulgaire, gère le X comme s’il était architecte ou plombier. Il fallait donc rendre banal l’extraordinaire : et ça, j’ai adoré.



J’ai d’abord connu Les Kaïra sur internet : ils m’ont fait hurler de rire et, comme tout le monde… je pensais vraiment que ces gars-là étaient des vraies racailles ! Quand j’ai réalisé qu’ils étaient comédiens, j’ai accepté de faire un sketch avec eux et puis on est devenu potes. Alors, forcément, quand j’ai reçu le scénario, je me suis gondolé, surtout qu’ils me demandaient de jouer mon propre rôle : or, c’est très amusant de se moquer de soi-même ! Le seul hic, c’est que l’incident dont je suis victime dans le film… eh bah, ça m’arrive tous les jours !



En jouant mon propre rôle dans Les Kaïra je voulais faire un petit clin d'oeil à tous ceux qui rêvent de se lancer dans le X. Je suis ravie de ce caméo car Franck est parvenu à créer une comédie cocasse tout en offrant une réflexion intelligente sur la sexualité des nouvelles générations. Il évoque la place du porno dans notre société et surtout, donne une réponse à laquelle j'adhère complètement ! Mais ça, je vous laisse la découvrir par vous-même...

Eric Altmayer (Mandarin Cinéma)

Dès le scénario, nous avons été emballés par la sincérité des personnages, leur côté à la fois crâne et attachant. Quant au propos du film, il colle à la réalité (solitude, glande, difficulté d’aborder les filles…) mais avec un sens de l’humour, une autodérision qui font vraiment la différence. Et puis l’envie positive de s’en sortir qui anime Franck est tellement communicative qu’on a foncé avec lui !

et (Save Ferris)

Sans en faire des tonnes, on doit dire que nous sommes très fiers que Franck, Jib et Medi soient arrivés jusque-là. Nous les suivons depuis KAÏRA SHOPPING. Et dès la première saison, on a compris que le trio pouvait voyager dans un film, sortir du format court. Restait à trouver un enjeu aux personnages : l’idée de Franck d’embarquer ces trois lascars – qui n’ont ni nana, ni argent, ni travail – dans ce délire de faire du X nous a fait mourir de rire !
Franchement, ça dit tout de l’esprit KAÏRA : autodérision, recul, envie de dédramatiser et, surtout, la capacité de la banlieue à se moquer d’elle-même. Avec Franck, Jib et Medi, LES KAÏRA ne font plus peur… ils font rire : et ça c’est déjà, en soi, une victoire.
Après, que ce trio venu de nulle part puisse nous convaincre de monter un film, puis convaincre Mandarin Cinéma et Gaumont de les suivre, c’est aussi un signe fort : ça veut dire que la France change, qu’avec du talent c’est possible de percer, d’où qu’on vienne ! Et ça, au-delà du plaisir que donne le film, c’est la meilleure nouvelle que puisse donner LES KAÏRA au public.

L’aventure

Juin 2008 : Premières diffusions des épisodes dans Groland.

Depuis février 2009 : La saison 1 & 2 & 3 du Kaïra Shopping (co-production Save Ferris/Canal +) est d’abord diffusé sur Canalplus.fr, ensuite sur Canal Plus décalé et enfin sur Canal Plus Plus premium depuis octobre 2011.