Notes de Prod. : Les Larmes du soleil

    en DVD le 06 Septembre 2005
Antoine Fuqua, réalisateur du fim, explique :
"On a souvent dépeint les Navy Seals comme des machines de guerre implacables, des soldats d'élite que rien n'arrête. Ils sont capables de cela en effet, mais ils ne s'y limitent pas. Ce sont aussi des hommes qui ont un cœur, une conscience. Dans LES LARMES DU SOLEIL, nous voulions mettre cet aspect en avant à travers une aventure très forte."

Plus fort que les ordres : une cause

Joe Roth, producteur exécutif du film, précise :
"Le scénario m'a tout de suite interpellé. Il y était non seulement question de l'histoire d'un sauvetage exceptionnel, mais aussi de la dimension humaine du choix que font ces militaires en s'engageant. Ils désobéissent à leurs ordres pour suivre leur conscience et aider ceux que tout le monde abandonne. Pour cette cause, ils vont s'associer à cette femme médecin incarnée par Monica Bellucci."

Avec Bruce Willis dans le rôle du lieutenant A. K. Waters, le personnage gagnait forcément en ampleur et en complexité. Ian Bryce, également producteur du film, précise : "Bruce est un acteur d'exception. Quel que soit le personnage qu'il endosse, il lui apporte un second degré, une humanité qui dépasse les apparences. Le lieutenant Waters est un soldat d'élite, expert en stratégie et en combat, mais c'est aussi un homme, et c'est cela qui le pousse à réagir et à s'engager dans cette mission. Il n'obéit pas aux ordres - pire, il désobéit…"

Bruce Willis déclare : "Ces hommes réagissent comme des êtres humains et non comme des soldats. Le choix qu'ils font les place dans une situation extrêmement difficile. Ils essaient de faire ce qu'ils croient juste avec les moyens dont ils disposent."

Monica Bellucci interprète le docteur Lena Kendricks, une jeune femme qui s'est juré de ne pas abandonner les réfugiés aux mains des rebelles. Elle commente : "Ces hommes agissent en toute conscience, contre la logique militaire, contre leurs instructions. L'un des points qui m'a le plus attirée dans le script est le parcours humain qu'accomplissent Lena et le lieutenant. Elle est docteur et il est militaire, avec tous les préjugés favorables ou défavorables que l'on peut associer à ces fonctions. Par sa détermination, elle va lui montrer la voie. Il va ouvrir les yeux. Tout au long du film, les deux personnages évoluent au contact l'un de l'autre. Ensemble, ils combattent la peur, la violence et les préjugés."

Bruce Willis ajoute : "C'est un film sur l'humanité, sur cette part de nous que nous ne devons jamais perdre même au cœur d'un conflit."

L’expérience d’un continent

Conscient de la puissance du sujet, Antoine Fuqua a effectué de nombreuses recherches sur les réfugiés qui fuient, notamment en Afrique, pour échapper aux combats et aux guerres civiles. Il raconte :
"Il ne s'agit que d'un film, mais nous voulions qu'il repose sur une réalité humaine. C'est une histoire de fiction nourrie de sentiments qui eux, sont bien réels."

Le réalisateur a tenu à ce que les rôles des réfugiés soient joués par des gens ayant souvent connu la réalité de ces situations. Il explique : "Leur présence confère une authenticité au film. Les sentiments que l'on peut lire sur les visages, la valeur de l'engagement et des combats à mener, ne sont plus seulement un jeu d'acteur."

En les intégrant à la production du film, le réalisateur a également souhaité attirer l'attention sur leur sort. Parmi les figurants et interprètes découverts, on trouve des Kenyans, des Sénégalais, des Congolais, des Nigérians, des Libériens. Au Liberia, Deedee Ricketts, responsable de ce casting, a rencontré un jeune garçon, Alex Ireland, qui l'a mise en contact avec une agence spécialisée dans l'aide aux réfugiés. C'est notamment grâce à cela qu'elle a pu associer au film Les Garçons Perdus du Soudan, un groupe d'orphelins dont la presse a souvent relaté l'incroyable histoire. En 1987, lors de la guerre civile soudanaise, ces 17 000 enfants âgés de 2 à 13 ans avaient été conduits vers le Kenya à travers l'Ethiopie. Beaucoup sont restés en Afrique, mais certains sont partis pour l'étranger, dont un groupe de 150 vers Atlanta aux Etats-Unis.

Le tournage…

Afin d'assurer le plus d'authenticité possible au film, tous les acteurs ont suivi un entraînement sous la supervision de Harry Humphries, ancien Navy Seal. Mode opératoire, stratégie, maniement des armes et du matériel, aucun aspect n'a été laissé au hasard.

C'est à Hawaï qu'ont été tournés tous les extérieurs du film, notamment sur l'île d'Oahu, aux chutes de Manoa, au Kualoa Ranch et au pied des montagnes Ko'Olau. Les conditions climatiques très pluvieuses ainsi que la difficulté d'accès à certains décors naturels ont parfois contraint l'équipe à marcher sur de longues distances, les hélicos étant prioritairement consacrés aux caméras, au matériel d'éclairage et à la machinerie.

L'armée américaine a mis à la disposition de la production plusieurs hélicoptères de combat, mais aussi des avions de chasse F 18. L'équipe a en outre été autorisée à tourner à bord du porte-avions U.S.S. Harry S. Truman.