Notes de Prod. : Les Passagers

    en DVD le 23 Septembre 2009

Des humains face au destin

Un avion de ligne vient de s’écraser et les rescapés qui ont miraculeusement survécu ont besoin d’un soutien psychologique. Claire se voit confier cette difficile mission. Perry Jackson, son professeur et mentor, lui demande d’utiliser ses connaissances en matière de traitement des enfants atteints de troubles post- traumatiques. Il est temps pour elle de « sortir de sa zone de confort » et de progresser professionnellement. L’un de ses patients va lui demander plus de travail que les autres. Eric Clark est en effet euphorique alors que les autres sont en état de choc...
Le réalisateur Rodrigo Garcia explique : « Claire apparaît de prime abord comme une jeune femme posée et organisée, mais on se rend vite compte à certains détails dans son appartement, à ses réactions envers sa voisine, et au message confus et hésitant qu’elle laisse sur le répondeur de sa sœur, que sa vie n’est pas aussi lisse qu’elle en a l’air. En fait, plusieurs choses l’empêchent d’avancer. Elle a des problèmes avec sa sœur, elle ne fait pas le travail de médecin qu’elle devrait faire, et elle n’a jamais pris le risque de s’engager dans une relation sérieuse avec quelqu’un. » Le scénariste Ronnie Christensen ajoute : « Claire est une fleur magnifique qui n’a pas encore éclos. Elle vit dans sa bulle et ne cherche pas à en sortir. Elle a besoin que quelqu’un vienne l’aider à s’ouvrir sur l’extérieur. » Bien qu’elle ne le sache pas encore, Eric est cette personne. Contrairement a ce qu’il a raconté, le jeune homme est profondément traumatisé par le crash.

Par la suite, Eric annonce à Claire qu’il a quitté son poste de vice-président d’une société de courtage et qu’il réévalue ses priorités dans la vie. Sachant qu’il s’agit d’une réaction post-traumatique fréquente, Claire essaye d’en discuter avec lui, mais tous ses efforts se heurtent à ses tentatives de séduction. Eric est un paradoxe : refusant tout soutien psychologique et désirant rester à l’écart des autres passagers, son désir le plus profond est de communiquer avec le monde, et avec Claire en particulier.
Patrick Wilson, qui l’interprète, commente : « Avant le crash, Eric vivait entouré de téléphones portables, d’ordinateurs et de messageries instantanées conçues pour lui permettre de rester connecté avec le monde, mais après l’accident il réalise soudainement que tous ces gadgets dédiés à la communication le maintiennent en fait à l’écart des gens. Il vivait finalement coupé des autres. » Rodrigo Garcia commente : « Eric a mené une carrière professionnelle brillante, mais il s’est laissé rattraper par l’envie d’être le meilleur, de gagner toujours plus d’argent, et de posséder les derniers gadgets à la mode. D’une certaine façon, il vivait comme un enfant brillant qui n’aurait pas grandi, et après le crash il décide qu’il est temps pour lui de devenir adulte et de vivre normalement. »

Malgré cela, Eric continue d’agir comme un jeune garçon en refusant d’admettre sa douleur et en essayant de séduire Claire – un comportement qui va à l’encontre de l’éthique professionnelle de la psychologue. Parmi les autres rescapés se trouvent Dean (Ryan Robbins), un homme d’une trentaine d’années ravagé par la honte d’avoir eu peur ; Shannon (Clea Duvall), une fougueuse et jolie jeune femme d’une vingtaine d’années ; Norman (Don Thompson), un cinquantenaire nerveux et empli de colère ; et Janice (Chelah Horsdal), une femme âgée de la quarantaine encore plus réticente que Norman à parler du drame.

Plusieurs personnes semblent surveiller les survivants, et lorsque Claire rencontre Jed Arkin (David Morse), un représentant de la compagnie aérienne, l’homme refuse de parler d’une éventuelle explosion – la théorie officielle est « une erreur du pilote » – et met fin rapidement à leur entretien. Plus tard, Claire est suivie par une femme qui se trouvait à l’hôpital après le crash. Coïncidence, ou la compagnie aérienne garde-t-elle un œil sur ceux qui pourraient parler ? David Morse observe : « Mon personnage représente la compagnie et le point de vue rigide de ses experts. Claire croit qu’il y a autre chose parce que ses patients sont traumatisés et pensent avoir vu certaines choses, mais Arkin dément formellement parce qu’il est quasiment certain de savoir ce qui s’est passé dans l’avion. »
Toni, la voisine de Claire, est interprétée par l’inimitable Dianne Wiest, qui apporte une fraîcheur inattendue à ce personnage. Le caractère détendu et enjoué de Toni pousse Claire à se confier à cette femme plus âgée qu’elle. La productrice Keri Selig explique : « On confie parfois à des étrangers des choses qu’on ne raconterait pour rien au monde à ses meilleurs amis de crainte de ne jamais les revoir. Claire se sent libre de répondre aux questions de Toni, et cette dernière en profite pour essayer de l’aider. Quand Claire lui parle de son conflit avec Eric, Toni la met immédiatement en garde contre les opportunités perdues par lâcheté. Elle l’encourage à suivre les élans de son cœur en lui rappelant que la vie est courte. »

Andre Braugher, l’interprète de Perry Jackson, explique : « Mon personnage est avant tout le mentor de Claire, et le rôle d’un mentor est de vous guider d’un endroit où vous pensez tout connaître, vers un autre où vous pourrez vous découvrir et devenir meilleur. Perry a toujours eu de grands espoirs en Claire, mais il sait qu’elle a besoin d’un déclencheur, c’est pour cela qu’il lui confie la thérapie des rescapés du crash. Il lui explique qu’elle est en train de gaspiller sa vie, et que cette paralysie qui caractérise ses relations avec les autres ne peut plus durer. Patrick fait partie de ce processus, il permet à Claire de se réaliser. »
La confiance de Perry Jackson dans les capacités de Claire n’est pas partagée par tout le monde. L’actrice Clea Duvall explique : « Mon personnage, Shannon, pense que Claire ne peut rien pour elle. D’ailleurs, elle ne croit pas avoir besoin d’aide, elle croit que tout va bien. Elle doute des compétences de Claire, critique ses techniques, et ne cesse de lui adresser des remarques sarcastiques... tout en continuant de venir aux séances de groupe. Inconsciemment, elle cherche un moyen de surmonter les effets du crash, et plus le traumatisme émerge chez elle, plus son état émotionnel se dégrade. »

La productrice Julie Lynn remarque : « Nous voulions vraiment avoir Clea Duvall parce que Shannon est un rôle très difficile. C’est un personnage ambigu et confus qui ne sait pas très bien où elle en est, nous avions donc besoin d’une grande actrice pour le maîtriser. Et puis Clea a un visage très intéressant et absolument ravissant. Rodrigo et moi avions déjà travaillé avec elle, nous étions vraiment très heureux de la retrouver sur le plateau. » La productrice Keri Selig observe : Les Passagers est un thriller, mais c’est aussi une véritable histoire d’amour. Claire a besoin de résoudre le mystère, mais elle a aussi besoin de comprendre qu’elle est amoureuse et d’accepter cette idée pour passer à une autre étape de sa vie. » La productrice Julie Lynn ajoute : « Beaucoup de thrillers reposent sur la tension provoquée par l’intrigue et négligent les personnages et leur parcours. Dans ce film, cette tension est intimement liée à l’histoire d’amour. Ce film nous rappelle qu’il nous appartient de choisir le regard que nous portons sur notre vie. Si nous ne pouvons pas contrôler tout ce qui se passe autour de nous, nous pouvons choisir notre rapport au monde et aux autres personnes. C’est le message de Les Passagers. »

L’aventure du film

Le scénariste Ronnie Christensen explique : « Ce film parle de la souffrance provoquée par le refus de voir et d’accepter la vérité. Peu importe que les choses qui vous arrivent dans la vie soient bonnes ou mauvaises, la vérité finit toujours par remonter à la surface. J’ai eu l’idée de cette histoire peu avant la naissance de mon premier enfant. J’étais terrifié à l’idée de devenir père, à l’idée de ce moment qui allait changer ma vie pour toujours, et j’ai évacué cette peur en imaginant un thriller sur un crash aérien, une des situations les plus effrayantes qui soient, sur lequel est venue s’ajouter une histoire d’amour qui transcende toutes les limites. Au final, l’amour est le véritable fil conducteur de l’histoire. » La productrice Keri Selig, une amie de longue date de Ronnie Christensen, ajoute : « Ronnie avait peur de devenir père parce que cela allait mettre un terme à la vie qu’il connaissait, et le propulser dans une autre qui lui était étrangère. D’une certaine façon, Les Passagers est une métaphore du changement et de la vie après la mort. Quand j’ai réalisé cela, j’ai compris que le scénario avait une profondeur absolument remarquable. »

Le tournage

Alors que le casting du film était encore en cours, Rodrigo Garcia et les producteurs se sont rendus à Vancouver, au Canada, pour commencer la préproduction. La productrice Keri Selig observe : « C’était l’hiver, il faisait froid et il pleuvait, et bien que la décision de tourner dans le nord ait été avant tout financière, je suis très heureuse que nous l’ayons prise. Cela a donné à l’image une teinte grise qui a vraiment souligné l’ambiance du film. Il faisait parfois très froid, mais c’était aussi ce que nous recherchions, nous avons eu beaucoup de chance de tourner là- bas. » Le directeur de la photographie Igor Jadue-Lillo raconte : « Tout le monde se plaignait du temps mais pour moi, le froid et la pluie étaient des outils merveilleux pour ce film. Le ciel était spectaculaire et la lumière fantastique. En fait, j’étais très heureux à chaque fois qu’il se mettait à pleuvoir parce que cela créait une ambiance très particulière qui nous a beaucoup aidés à créer ce monde. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 401 entrées
  • 1er jour IDF : 3 468 entrées
  • 1ère semaine IDF : 25 380 entrées
  • Cumul IDF : 52 901 entrées

  • 1ère semaine France : 46 507 entrées
  • Cumul France : 91 949 entrées