Notes de Prod. : Les Rebelles de la forêt

    en DVD le 18 Avril 2007

Notes de Production

Dans Les Rebelles de la forêt, ce ne sont pas forcément les chasseurs qui sont le mieux armés… Voici l’histoire la plus dingue et la plus réjouissante jamais racontée en période de chasse. Ce film, le premier long métrage de Sony Pictures Animation, est une comédie d’action et d’aventure dans laquelle un groupe d’animaux sauvages bien secoués mené par Boog, un grizzly apprivoisé de 400 kg et Elliot, un cerf pas très malin et trop bavard, va essayer de chasser les chasseurs…

Retour à la nature, la vraie....

, plébiscité pour sa bande dessinée humoristique « In the Bleachers » parue dans un grand nombre de journaux, et créateur de dessins animés, confie : « Dans des articles ou des reportages, j’ai plusieurs fois entendu parler d’animaux qui vivaient à demi apprivoisés à proximité de stations de montagne, comme Ketchum dans l'Idaho ou Mammoth en Californie, et qui après avoir fait peur aux habitants ou renversé trop de poubelles, se retrouvaient capturés, endormis et « replacés » au fin fond des bois dans leur environnement naturel. Je me suis demandé ce qu’ils pouvaient bien devenir une fois abandonnés dans la vraie nature. C’est ainsi que l’idée du film est née. »
L'idée a évolué vers un traitement écrit par Moore et son associé à la production, . Munis de ce projet et d’hilarants dessins de Moore, ils ont proposé l'idée à Penney Finkelman Cox et Sandra Rabins, les vice-présidents exécutifs du studio Sony Pictures Animation, récemment créé.
À la demande de Sony, Moore et Carls ont enrichi leur histoire et développé leur traitement… et Les Rebelles de la forêt est devenu le premier long métrage d’animation à être produit par le studio Sony Pictures Animation. Le sujet a été proposé à , considérée comme l’une des artistes, animatrices et scénaristes les plus originales du monde de l'animation. , qui avait déjà participé au développement de films comme Monstres & Cie, 1001 Pattes et Toy Story, a été attirée par Les Rebelles de la forêt en raison de son amour de la nature et aussi pour les relations conflictuelles entre les personnages principaux, Boog, le grizzly et Elliot, le cerf. De plus, elle appréciait beaucoup le travail de . Elle confie : « J’ai toujours été attirée par l'humour de Steve. Il nous montre une autre réalité, un monde où les animaux sont plus intelligents que nous - et en plus, ils se fichent de nous derrière notre dos ! »
La réalisatrice a commencé à renforcer la narration. , réalisateur du film Le Roi Lion, l’a rapidement rejointe en tant que réalisateur ainsi qu’ en tant que coréalisateur.
Culton et Stacchi ont travaillé sur l'histoire, y ajoutant un méchant, Shaw le super chasseur. précise : « Même si l’histoire a évolué, elle est toujours ce qu’elle l’était à l'origine - une « buddy comedy » réjouissante avec des animaux qui s’unissent pour dégager les chasseurs. »
ajoute : « Steve nous a donné le ton et la situation des personnages - des animaux sauvages pris entre le monde des humains et leur milieu naturel - et Jill et moi avons travaillé pour trouver le moyen de les exploiter au mieux sur plan émotionnel. »
Concernant la construction de l’intrigue, note : « Les personnages ont vraiment évolué. Boog a commencé par être calme et imperturbable, mais a fini par devenir plus vulnérable, ce qui lui a apporté davantage de nuances. Elliot possède un peu moins de bon sens et il est devenu plus manipulateur, ce qui le rend beaucoup plus amusant. »
Une des difficultés de l’écriture était de faire avancer l’histoire, de garder une action soutenue sans jamais perdre l’humour. Allers précise : « L’humour devait naître des personnages, de leur nature et des situations. »
explique : « Nous avions une seule règle concernant le ton du film. Il devait nous faire rire tout en faisant avancer l’intrigue. Nous avons voulu faire un film que nous, adultes, aurions aussi aimé voir, plutôt qu'un film uniquement pour des enfants. »
Une fois l'histoire peaufinée, l'équipe a développé les visuels, travaillant avec les artistes et les animateurs. Le superviseur des effets visuels, Doug Ikeler, explique : « Il nous a fallu environ un an pour définir l'apparence des personnages, leurs caractéristiques et leur environnement. La première année a été consacrée à la création de l'animation afin qu’elle puisse rendre les personnages et l’histoire les plus vivants possible. »

Comme au coin d'un bois

Quand Boog apparaît dans Les Rebelles de la forêt, il mène une vie paisible dans le garage de Beth à Timberline - mais son existence idyllique se trouve perturbée par l'arrivée d'Elliot, un cerf, qui est attaché à l’arrière du camion d'un chasseur. Vivant mais inconscient, Elliot se réveille et demande à Boog de le délivrer. Boog accepte… et le regrette immédiatement.
explique : « Elliot est un loser et il a un grand besoin d'amitié. Il jette son dévolu sur Boog et lui rend la vie impossible, déclenchant une série d’événements qui forcent Ranger Beth à ramener Boog dans la forêt. »
poursuit : « Quand il se réveille dans la forêt, Boog découvre qu'il est coincé avec Elliot, qui promet de l'aider à retrouver le chemin de sa maison - mais uniquement si Boog permet à Elliot de rester avec lui une fois à Timberline. »
Au cours de leur périple, ils vont rencontrer un écureuil combatif nommé McSquizzy, deux douces mouffettes, deux canards en état de choc et les membres de l'ancienne harde d'Elliot. On retrouve également en train d’errer dans la forêt, deux campeurs malchanceux accompagnés de leur horrible teckel, et un chasseur maniaque...

Martin Lawrence, la voix originale de Boog, explique : « Je me suis efforcé d’aborder ce personnage de façon pragmatique. Boog est un ours brun de 400 kg qui n'est jamais allé dans la forêt. Il est domestiqué et vit dans le garage de Beth. C’est la vedette de l'exposition « Vie Sauvage » de la ville et il adore ça. C’est un ours affectueux, très sympathique qui un jour, se rend compte qu'il n'a aucune des qualités d’un vrai grizzly. » Dans la version française, c’est le comédien Pascal Légitimus qui parle pour Boog.

Ashton Kutcher, qui prête sa voix à Elliot, se souvient : « J’avais une idée précise du personnage. Il devait être l’exact contraire de Boog. Elliot a une énergie débordante, comme un gosse qui part dans tous les sens, qui n’arrête jamais de parler. Les réalisateurs m'ont vraiment aidé à aller dans cette direction, je me suis donné au maximum - généralement j’avais besoin d’une sieste entre deux séances ! ». Julien Courbey est la voix d’Elliot dans la version française.

Gary Sinise a prêté sa voix au personnage du chasseur, Shaw. observe : « Gary est un acteur de la meilleure tradition. Il s’est approché de Shaw par étapes, augmentant et accélérant sa folie jusqu'à ce qu'il explose soudain de ce rire de dingue que nous avons tous adoré. Le voir péter les plombs chaque fois un peu plus est un vrai bonheur ! »

Ranger Beth est en quelque sorte la mère adoptive de Boog. Debra Messing prête pour la première fois sa voix à un personnage. explique : « Debra lui a apporté un charme plein d’humour. Beth est un peu trop indulgente avec Boog et elle le traite un peu comme un petit chien – ce qui est assez drôle, étant donné la taille de Boog ! Elle lui chante même une berceuse. La chanson de Beth est vraiment le cœur du film. »

Patrick Warburton prête sa voix au personnage de Ian, le chef des cerfs. Il explique : « Ian est assez dur avec Elliot, c'est son travail en tant que meneur. Il ne fait donc aucun effort pour être doux et conciliant. »
observe : « Ian joue un rôle important dans l'histoire d'Elliot. On comprend à travers lui pourquoi Elliot est comme il est. Il a été harcelé et chassé du troupeau par la plus grande brute de la forêt. Cela explique d'autant plus le désir désespéré d'Elliot d'avoir Boog comme ami. »

L'aventure est au bout du trait

Sandra Rabins, vice-présidente exécutive de Sony Pictures Animation, explique : « Chaque film animé commence par une page blanche. C’est la différence avec un film en prises de vues réelles, qui débute par une pile de photos d’agents de casting. »
Les storyboards sont initialement conçus sous une forme semblable à celle d’une bande dessinée, où chaque image dépeint une partie de l'action. Pendant la création d'un film animé, des milliers et des milliers de croquis sont dessinés dans ce format. Certains seront placés sur des tableaux d'affichage des bureaux, la plupart seront archivés et quelques-uns feront leur chemin jusque sur l'écran après avoir été énormément retravaillés.
explique : « Pendant la phase de storyboard, nous faisons beaucoup d’essais, nous plaçons nos personnages dans diverses situations, et au fil du travail des dessinateurs, leur personnalité se précise peu à peu. Une fois que l’on commence à visualiser le potentiel et les traits de personnalité, un personnage plus clair se profile, il devient ainsi plus facile à écrire et à dessiner. »
Pour Les Rebelles de la forêt, les premiers storyboards ont servi de base aux 200 artistes et animateurs qui, sur quatre années, ont créé 34 000 dessins de story-boards pour 1 223 plans de film.

Carter Goodrich s’est vu confier la monumentale tâche de concevoir chaque personnage du film. Goodrich a déjà contribué aux personnages du Monde De Nemo, de Monstres & Cie et de Shrek. Ses illustrations ont orné de nombreuses couvertures du New-Yorker et ont été publiées dans le Time, Newsweek, GQ, Playboy et Atlantic Monthly. Réputé pour son trait ravageur et la force de ses mots, Goodrich a donné à chaque animal et à chaque habitant de Timberline sa personnalité originale.
Carter Goodrich explique : « Nous devions fournir plusieurs images pour que les réalisateurs choisissent celles qu’ils aimaient le plus. Ensuite, nous devions continuer à développer la base choisie jusqu'à ce que la conception du personnage soit achevée. »
Le superviseur du développement visuel, Richard Chavez, a travaillé étroitement avec le département storyboard et l'équipe de développement des personnages pour la conception du style visuel global du film. Chavez explique : « Nous nous occupons du travail préliminaire sur la conception des personnages. Nous aidons les réalisateurs à créer les éléments visuels pour définir autant les personnages que l'histoire. C’est un processus ouvert et très flexible : comme le scénario est en perpétuel changement, tout est possible. »

Les dessins initiaux de la conception des personnages réalisés par Goodrich ont ensuite été transférés sur ordinateur et « étoffés » par l'artiste développement visuel Michael Kurinsky, qui a travaillé sur Photoshop pour déterminer les textures et les couleurs, particulièrement pour la fourrure animale et les cheveux humains. Kurinsky explique : « Chaque animal a une fourrure spécifique. La rigidité et la densité de la fourrure du castor devaient sembler différente des poils ébouriffés et doux des écureuils. McSquizzy a des mâchoires qui font penser à la barbe d'un vieil homme. M. Weenie, le teckel, a des poils courts et brillants. »
Chris Yee, responsable des images de synthèse pour les fourrures et les cheveux, explique : « Il y a beaucoup de poils dans Les Rebelles de la forêt ! C’est Elliot qui en a le plus, environ 3 500 000 ! Boog en a 1 600 000 et Beth totalise 150 000 cheveux. Au total, on parle de milliards de poils et cheveux ! »

Après avoir « peigné » les poils grâce à une nouvelle technologie, l'équipe des effets visuels a aussi développé un nouveau « système de poils dynamique ». Les nouveaux outils ont permis à la fourrure de bouger en petites zones, tout en offrant à chaque poil la possibilité de bouger indépendamment des autres. C'était essentiel pour la création d’un aspect authentique. Parce que cette histoire est truffée d’animaux, l'équipe a dû créer beaucoup de styles de fourrure différents, chacun avec des qualités et des mouvements différents, réagissant de façon particulière aux éléments divers comme le vent, l'eau, la boue, la poussière, ou même une bataille de bonbons gluants. L'équipe d’Imageworks dirigée par Doug Ikeler, superviseur des effets visuels, s’est s’assurée que chaque mèche répondrait avec réalisme à toutes ces influences. Et après beaucoup de difficultés, ils ont été capables de créer un travail d'effets spéciaux parmi les plus réalistes à ce jour.
remarque : « La fourrure de Boog est étonnante de vérité. Les motifs que dessinent ses poils et les ondulations qu’ils forment sur sa poitrine en fonction de ses mouvements sont très impressionnants. En le voyant, on a envie de le caresser ! »

L’eau était un autre grand défi pour l'équipe. Le superviseur des images de synthèse Darren Lurie commente : « L’eau est très difficile à rendre en images de synthèse, mais dans notre film, c’est l’un des éléments les plus réalistes. L'eau, dans la nature, possède une certaine dynamique, immédiatement identifiable par un œil humain. Partout dans le film, on voit ce « personnage » sous une multitude de formes différentes - parfois calme, ou en colère, comme un filet ou une pluie torrentielle. Par conséquent, l'équipe d'Ikeler a dû créer une eau qui coule naturellement, éclaboussant et interagissant avec le milieu et les personnages. Cette nouvelle technologie a permis de produire de l’écume, de l’eau vive, de la brume et des chutes d'eau. Une fois la couleur et la mise en lumière intégrées, l'eau s'est incorporée sans difficulté dans l'environnement 3D créé autour d’elle. »

A propos de l'animation

La frontiere de l’animation

La coproductrice Amy Jupiter explique : « L'association entre Sony Pictures Animation et Imageworks a vraiment permis de créer un style pour Les Rebelles de la forêt. »
commente : « Nous espérons qu’au-delà de toutes les prouesses techniques, c'est l'amitié entre les deux personnages principaux, Boog et Elliot, qui marquera le plus les spectateurs. Je souhaite que les enfants ressentent la valeur d’une véritable amitié. Les Rebelles de la forêtmontre qu’on peut être étrange, voire même un peu bizarre, et que cela fait quand même notre charme ! S'il y a un message dans ce film, c’est celui-là. »