Les Rois De La Glisse est une comédie d’animation pleine d’humour qui nous entraîne d’une façon très originale à la découverte du monde sans pitié du surf en compétition chez les manchots !
Christopher Jenkins, producteur du film, explique : « L’idée de manchots pratiquant le surf en compétition m’a fait réfléchir… Et si, au lieu de créer un film qui raconte simplement les aventures d’un manchot amateur de surf de manière traditionnelle, on utilisait une « authentique » caméra ? Si on filmait ce dessin animé exactement comme on réaliserait un documentaire sur l’univers du surf dans le monde réel, avec interviews en direct et pas de scénario au sens classique ? Qu’est-ce qu’ils nous diraient, ces manchots, si on leur tendait un micro ? Il n’a pas fallu longtemps pour prendre conscience du potentiel de cette idée : mélanger la magie et l’imagination de l’animation au réalisme et à l’instantanéité d’images vidéo tournées sur le vif dans la réalité. »
Les deux réalisateurs des
Rois De La Glisse, Ash Brannon et
Chris Buck - respectivement coréalisateur de
Toy Story 2 et réalisateur de
Tarzan - ont tout de suite su que cette approche placerait d’emblée le film à part. Fonder le film sur les conventions et le style de la télé-réalité et du documentaire lui donnerait un caractère immédiat et authentique particulier. Grâce à cette technique, il était possible de mettre en avant les personnages, l’histoire et la direction artistique – le cœur même du film. Ce langage cinématographique s’accordait parfaitement au concept de manchots surfeurs mis au point par Sandra Rabins et Penney Finkelman Cox, qui travaillent dans l’animation depuis de longues années.
L’histoire évolue autour de la relation entre Cody, un jeune surfeur avide de gloire parce qu’il croit que devenir un champion lui apportera le respect dont il manque cruellement, et Big Z, ancienne légende du surf que tout le monde croit mort, mais qui vit en ermite depuis dix ans.
Le réalisateur Ash Brannon explique : « Cody a perdu son père très jeune et il cherche de toute évidence une figure paternelle pour le guider. La légende de Big Z a rempli ce vide. Parce que Z était un champion, Cody veut en être un lui aussi. Mais quand Cody entre dans la vie de Z, celui-ci est forcé d’affronter son passé et son présent : celui d’un champion dont les jours de gloire sont derrière lui.
« Quand Cody découvre que Z est vivant, ils entrent naturellement dans cette relation père-fils, l’expérience face à la jeunesse, et tous deux finiront par réaliser que les trophées n’ont aucune importance. C’est leur passion pour le surf qui compte le plus. Mais le chemin pour comprendre cela sera long… »
Pour plonger le spectateur dans l’univers de Cody, chaque détail comptait.
Chris Buck commente : « L’un de nos premiers objectifs a été d’emmener le public dans un lieu tropical. Nous avons voulu recréer cette impression que l’on éprouve en sortant de l’avion quand on arrive dans un endroit comme Tahiti ou Hawaii, et que l’on est frappé par la chaleur, les parfums, la lumière… On sait tout de suite qu’on est dans un lieu spécial. »
Dans la version originale,
Shia Labeouf prête sa voix à Cody Maverick,
Jeff Bridges, nommé quatre fois à l’Oscar, prête la sienne à Big Z,
Zooey Deschanel à Lani,
Jon Heder à Chicken Joe,
James Woods à Reggie,
Mario Cantone à Mikey et
Diedrich Bader au Broyeur.
En raison de l’aspect « documentaire » du film, il était nécessaire que les personnages parlent de façon naturelle, ce qui impliquait que les dialogues soient parfois improvisés et se chevauchent. Dans un film d’animation classique, chaque acteur enregistre la voix de son personnage seul dans la cabine d’enregistrement. Pour
Les Rois De La Glisse, certaines scènes ont été enregistrées avec plusieurs acteurs à la fois dans la cabine.
Shia Labeouf, la voix originale de Cody, explique : « Votre interprétation est complètement différente quand vous êtes en présence des autres comédiens, vous avez une meilleure approche de ce qu’ils font, de leur manière de jouer ; on interagit les uns avec les autres de manière bien plus naturelle. C’était essentiel pour ce film, censé donner une vision vivante des coulisses du surf chez les manchots. »
Jeff Bridges, qui prête sa voix au personnage de Big Z, commente : « Quand j’étais avec
Shia Labeouf pour l’enregistrement des voix, notre comportement se mettait naturellement à refléter celui de nos personnages. Il faut dire que j’ai des filles de son âge, et je crois que ça a joué ! J’étais moi aussi acteur quand j’avais son âge, et je retrouve chez lui la même excitation et le même enthousiasme que j’avais. C’était fantastique de travailler avec lui, il a un vrai talent pour l’improvisation et nous nous sommes bien amusés. »
Les Rois De La Glisse est un excellent exemple de la relation symbiotique entre les cinéastes de Sony Pictures Animation, qui ont développé le projet, et Sony Pictures Imageworks, qui a donné corps à leur vision. Yair Landau, président de Sony Pictures Digital et vice-président de Sony Pictures Entertainment, explique : « Depuis cinq ans, nous avons construit un studio d’animation qui repose d’abord sur l’excellence de ses histoires, servies par les quinze années d’expérience en effets visuels et images de synthèse d’Imageworks. Tout est là, dans
Les Rois De La Glisse, une superbe démonstration de qui nous sommes et de ce vers quoi tend l’animation. »
Sandra Rabins, vice-présidente exécutive de Sony Pictures Animation, commente : «
Les Rois De La Glisse est un superbe film qui va permettre au public de partager la vie de personnages attachants. Chaque détail de leur monde est un régal, du moindre grain de sable à la beauté des couchers de soleil. C’est comme si on allait à la plage… sans avoir du sable partout ! »
David Schaub, superviseur senior de l’animation, souligne : « Même si les animateurs des
Rois De La Glisse utilisent un ordinateur au lieu d’un pinceau, le film reste « fait main » ! C’est une question d’esprit, pas de technique. Ce qui paraît spontané dans l’animation repose sur des milliers de petits détails dans la création de chaque interprétation. »