Notes de Prod. : Les sentiers de la perdition

    en DVD le 12 Mars 2003

En route…

ROAD TO PERDITION est un titre double sens : Perdition est à la fois le nom de la ville vers laquelle se dirigent Michael Sullivan et son fils, Michael Junior, et l’appellation euphémique de l’Enfer – la route dont Sullivan espère bien détourner son enfant…
Tom Hanks (Michael Sullivan ) :
"Michael adresse à Michael Junior ce message : "Choisis ta propre voie, ne prends pas la route que j’ai suivie. Jadis j’ai pris une direction qui menait droit à la perdition".
Sam Mendes (réalisateur) :
"Après avoir emprunté ce qu’il pense être la route de l’enfer, Michael lutte de toutes ses forces pour l’âme de son fils. Mais un homme qui a mené une mauvaise vie peut-il se racheter par procuration ? C’est une des questions que pose le film."

Père et fils…
Tom Hanks découvrit très tôt l’existence du projet ROAD TO PERDITION, après que Steven Spielberg lui eut chaudement recommandé la lecture du roman graphique de Collins. Enthousiasmé par celui-ci, l’acteur demanda à voir le script qui en serait tiré.
Tom Hanks :
"Je m’attendais à un film de genre classique, mais au bout de trois pages, j’étais largué, et bien incapable d’anticiper la suit de l’intrigue. Cette histoire, qui aurait pu être si familière, était totalement imprévisible…
Je me demandais aussi comment ils s’y prendraient pour traiter l’époque et lui rendre justice. Il me suffit de rencontrer Sam Mendes pour savoir que le film était entre de bonnes mains."


1931 : Au cœur de la grande dépression
L’équipe technique de ROAD TO PERDITION est digne en tout point de sa brillante distribution. Au premier rang des collaborateurs de Sam Mendes figure celui que le réalisateur considère comme " central " dans son travail : le directeur de la photographie Conrad L. Hill, couronné à l’Oscar pour AMERICAN BEAUTY.
Sam Mendes :
"Je ne saurais exprimer l’étendue de ma gratitude à son égard. Indifférent au chaos et à la tension du tournage, Conrad fait naître quelque chose de magique chaque fois qu’il met l’œil au viseur. Si vous lui demandez comment il s’y prend pour pointer toujours sa caméra à bon escient, il vous répondra : "je pointe sur l’histoire." Mais il fait bien plus que cela. Son talent ajoute au film une dimension que vous ne pouviez même pas soupçonner. Chaque plan compte à ses yeux. Il peaufine ses éclairages jusqu’à vous rendre fou, mais lorsque vous découvrez le résultat, vous louez le Seigneur de vous avoir donné Conrad Hall !"

L'Avis de la presse

Chronic’art :
"Le seul enseignement du second film de Sam Mendes, c’est que, de l’Amérique des années 30 à celle d’aujourd’hui, rien n’a vraiment changé. De ces Sentiers de la perdition à American beauty, d’Al Capone à Lester Burnham, qu’avons-nous appris ? Et Sam Mendes, petite coqueluche pseudo rebelle d’Hollywood, qu’a-t-il appris de tous ces détours ? Pas grand-chose, ou peut-être si, que la morale est une affaire importante et qu’elle doit être sauvée. "