Notes de Prod. : Les Tortues Ninja - TMNT

    en DVD le 09 Octobre 2007

Notes du réalisateur

Le style, c’est… la Tortue
Pour donner corps à sa vision de Tmnt Les Tortues Ninja, Kevin Munroe fit appel au directeur artistique Simon Murton (Charlie Et La Chocolaterie, I, Robot, Matrix Revolutions).

Kevin Munroe :
«J’étais sûr qu’il nous proposerait un design novateur puisqu’il nous vient du cinéma «live» et n’avait encore aucune expérience en matière d’animation numérique. Ma consigne a été toute simple : lorsque nous aurons fini, je veux que n’importe quelle image du film soit digne de figurer dans un comic-book?!»
Simon Murton :
«Nous avons commencé par chercher nos références visuelles dans certains films en noir et blanc des années quarante et cinquante en vue de créer un environnement urbain très stylisé. Pour la séquence où Michelangelo fait du skate dans les égouts, je me suis appuyé sur des aquarelles japonaises ou hongkongaises illustrant des réseaux d’un design inhabituel et très élaboré. La tour monolithique de Winters trouve ses origines dans des dessins architecturaux de New York et Chicago datant des années 1920. Le pouvoir démesuré et la fortune colossale de ce magnat sont symbolisés par son immense bureau rond qui fonctionne aussi comme une cabine d’ascenseur, lui permettant d’accéder à n’importe quel étage du bâtiment. «Les Tortues disposent de zones sécurisées où elles peuvent se replier entre deux virées. Nous avons décoré ces sections des égouts dans des couleurs plus chaudes, essentiellement du rouge et du brun, pour les démarquer des rues aux enseignes clinquantes et bariolées hautement perturbatrices pour nos héros. Les toits et terrasses des immeubles sont également un espace protecteur pour les Tortues, d’où elles jouissent d’une vue imprenable sur le paysage new-yorkais.»

Des créatures numériques

L’élaboration de ces nouvelles Tortues, aussi combatives que dynamiques, reposa en grande partie sur l’ingéniosité des artistes numériques. Ceux-ci se chargèrent en premier lieu de rechercher et mettre au point la musculature des Tortues, de déterminer le degré de transparence de leur peau et les traits distinctifs de chaque personnage.

Kevin Munroe :
«Nous avons doté les Tortues d’une musculature complète, du fait qu’elles n’ont qu’une moitié de carapace. Nous leur avons attribué des caractéristiques bien spécifiques : par exemple les veines saillantes de Raphael ou des taches de rousseur de Michelangelo. «Splinter, rat mutant de taille humaine, posa un autre genre de problème. Il n’est pas seulement poilu mais vêtu d’une tunique. Il fallut donc à la fois représenter et animer avec précision ce pelage et cet habit pour les faire réagir à ses déplacements et aux éléments extérieurs. «Les treize monstres de Winters sont principalement d’origine folklorique, mais nous avons aussi fait appel à notre fantaisie personnelle pour en créer certains qui sortent résolument des sentiers battus.» Le directeur de l’animation Kim Ooi supervisa les déplacements de tous les objets et personnages en mouvement, et notamment les combats dont le style dérive des arts martiaux chinois et nippons. «Beaucoup de ses séquences s’inspirent du cinéma d’action hongkongais, mais l’imagerie numérique nous a permis de les styliser bien au-delà des limites inhérentes au cinéma live.» Le plus grand challenge fut de rester fidèle à l’«esprit Tortues» qu’apprécient tant les fans, tout en en élaborant un nouveau look à destination de la nouvelle génération : «Nous avons cherché à respecter le concept original tout en entraînant nos héros dans de nouvelles directions. Pour cela, nous avons opéré un retour au Comic original, qui est plus cru, plus percutant que les films antérieurs. Nous espérons que le résultat fera plaisir à toutes les générations de fans», conclut Thomas K. Gray.

L'histoire du film

Les Tortues Ninja ont été créées en 1984 par Peter Laird et Kevin Eastman. «Ils les ont inventées pour tourner gentiment en dérision l’univers des superhéros», rappelle le scénariste/réalisateur Kevin Munroe. «Le comic-book original, en noir et blanc, fut tiré à seulement 3000 exemplaires, qui, à la surprise générale, se vendirent comme des petits pains.» En l’espace d’un an, Laird et Eastman furent sollicités pour une multitude de produits dérivés : d’abord des jouets et figurines, puis une série TV animée, et enfin trois longs métrages en prises de vues réelles qui donnèrent au public international l’occasion de vivre une « expérience Tortue » jubilatoire, associant à une animatronique de pointe une chorégraphie d’arts martiaux des plus élaborée.

Les personnages

Tout démarre, comme dans bien des familles actuelles, par une séparation : Splinter envoie Leonardo dans le vaste monde pour lui donner une chance de se perfectionner. Plus protecteur que jamais à l’égard des Tortues, il les dissuade de lutter contre le crime en l’absence de Leonardo. Privées de leur activité favorite, les Tortues s’en trouvent quelque peu désorientées. Donatello, le super-technicien, doit se contenter d’un job de conseiller sur hot-line, tandis que Michelangelo en est réduit à jouer les clowns dans des fêtes pour enfants. Le bouillant Raphael, qui ne se laisse pas facilement réduire à l’inactivité, se transforme discrètement en justicier masqué et devient à l’insu de la famille, le «Nightwatcher».
 

Box-office au 18 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 23 163 entrées
  • Cumul IDF : 34 148 entrées

  • 1ère semaine France : 87 463 entrées
  • Cumul France : 132 663 entrées