PROPOS DE Sylvain Chomet, REALISATEUR ET SCENARISTEDu crayon à l'animation…
"J'ai comencé à dessiner très tôt. C'est le dessinateur Pichard (auteur de la BD "Paulette") qui m'a conseillé de me présenter à l'école d'Angoulême, qui venait d'ouvrir. J'y ai étudié trois années. J'ai écrit le scénario de la bande dessinée "Le pont dans la vase" pour Hubert Chevillard, qui est un dessinateur de grand talent. C'est grâce à sa gentillesse et son amitié qu'il m'a été possible de rencontrer plus tard Didier Brunner, le producteur des "Triplettes". J'ai écrit aussi le scénario des albums de "Léon-La-Came" pour Nicolas de Crecy. C'est lui qui a fabriqué les décors de "La vieille dame et les pigeons". Ce projet a été une histoire longue et compliquée: entre le jour où j'ai remis le synopsis à Didier Brunner et le jour où le film a été achevé, il s'est écoulé dix ans. Au début, aucune chaîne de télévision française ne voulait de ce projet. Finalement, c'est grâce à Colin Rose de la BBC que nous avons réussi à décider les autres chaînes et que nous sommes parvenus à monter une co-production Franco-Canadienne".
De la vieille dame aux bicyclettes…
"Les triplettes de Belleville est un projet qui a été développé en cinq ans alors qu'il est trois fois plus long. A l'origine, nous avions largement sous-estimé les besoins en effets numériques. Nous n'avions qu'une équipe de deux personnes qui devaient intervenir sur les vélos et les véhicules. Au fur et à mesure que nous avons pris conscience de la masse de travail à réaliser, nous avons fait appel au studio belge Walking the Dog et Pieter Van Houte a été embauché par ce studio comme responsable de la 3D. Nous nous sommes si bien entendus que je lui ai proposé d'être assistant-réalisateur sur mon prochain projet. Quand nous avons travaillé sur la scène de la tempête, Pieter a réussi à créer des effets très graphiques que j'ai adorés
La 3D m'a permis de donner plus de corps au film. Quand on parle du Tour de France, on ne peut pas tenter de faire des tours de passe-passe pour contourner les difficultés liées à l'animation des vélos: il faut en montrer beaucoup. Les foules ont été animées de manière traditionnelle, mais il fallait aussi représenter le peloton des coureurs. Au début, nous pensions limiter l'emploi de la 3D aux vélos, mais nous avons décidé de modéliser des personnages de cyclistes en 3D, et de les faire apparaître dans des plans très larges. Ils sont petits à l'image et se marient très bien au reste de l'animation, ce dont nous sommes très fiers. Dans La vieille dame et les pigeons, je n'ai pas pu montrer de foule, ni beaucoup de véhicules. Dans Les triplettes de Belleville, il était indispensable de décrire Belleville en montrant des rues encombrées de véhicules".
De la France populaire aux clins d'oeil…
"Dans les années 50, on pouvait voir des créations intéressantes dans le domaine du mobilier urbain, des voitures, des vêtements. Le dessin était très présent dans la vie quotidienne, sur les affiches, dans les livres d'école. Les paysages parisiens, ses ambiances et tous ces personnages me sont chers. Je viens d'un milieu d'origine plutôt modeste, et non pas d'un milieu chic. Je me sentirais incapable de mettre en scène des histoires qui se déroulent dans des milieux aisés. Je puise réellement mon inspiration dans ce que j'ai vécu. D'ailleurs, même techniquement, je suis plus influencé par la prise de vue réelle que par l'animation. Par les films de Tati, bien sûr, mais aussi ceux de tous les maîtres du cinéma muet: Chaplin, Keaton. J'ai aussi voulu rendre hommage aux merveilleuses créations de Dubout, qui me fascinaient quand j'étais gosse. Son style est tellement fait pour l'animation, que je regrette qu'il n'ait pas eu l'occasion de créer lui-même des dessins animés.".
De la course au pas de danse…
"Je vais réaliser un film qui se déroulera dans le quartier des halles, entièrement porté sur la danse. Il ne s'agirait pas d'une comédie musicale mais d'un film dans lequel la danse participerait à la narration. Je me documente beaucoup en ce moment et je crois que l'on peut créer des gags hilarants à partir de l'univers de la danse. J'ai envie de travailler encore plus sur le jeu des personnages." PROPOS DE Pieter Van Houte, DIRECTEUR DE L'ANIMATION, DES EFFETS SPECIAUX ET DU COMPOSITING 3DTravail d' équipe(s)
"Je me suis occupé du film pendant un an, en faisant la navette entre la France, la Belgique et le Canada pour collaborer avec trois équipes talentueuses. L'équipe belge s'est occupée des cyclistes et des véhicules du Tour de France, ainsi que des voitures de Belleville. L'équipe française a crée les images de la poursuite en voiture, et l'équipe canadienne s'est chargée de tout le reste. C'était beaucoup plus simple ainsi, car la plupart des effets nécessitaient des choix si précis et si fins qu'il fallait que Sylvain soit présent sur place pour les valider à chaque instant". PROPOS DE Pieter Van Houte, DIRECTEUR DE L'ANIMATION, DES EFFETS SPECIAUX ET DU COMPOSITING 3DTravail d' équipe(s)
"Je me suis occupé du film pendant un an, en faisant la navette entre la France, la Belgique et le Canada pour collaborer avec trois équipes talentueuses. L'équipe belge s'est occupée des cyclistes et des véhicules du Tour de France, ainsi que des voitures de Belleville. L'équipe française a crée les images de la poursuite en voiture, et l'équipe canadienne s'est chargée de tout le reste. C'était beaucoup plus simple ainsi, car la plupart des effets nécessitaient des choix si précis et si fins qu'il fallait que Sylvain soit présent sur place pour les valider à chaque instant". |
|
|