PROPOS DE Pieter Van Houte, DIRECTEUR DE L'ANIMATION, DES EFFETS SPECIAUX ET DU COMPOSITING 3D
Travail d' équipe(s)
"Je me suis occupé du film pendant un an, en faisant la navette entre la France, la Belgique et le Canada pour collaborer avec trois équipes talentueuses. L'équipe belge s'est occupée des cyclistes et des véhicules du Tour de France, ainsi que des voitures de Belleville. L'équipe française a crée les images de la poursuite en voiture, et l'équipe canadienne s'est chargée de tout le reste. C'était beaucoup plus simple ainsi, car la plupart des effets nécessitaient des choix si précis et si fins qu'il fallait que Sylvain soit présent sur place pour les valider à chaque instant".
Secret de fabrication
"Pour combiner les vélos en 3D avec les coureurs animés traditionnellement, nous avons d'abord animé une silhouette très simple de cycliste sur une bicyclette 3D, ou uniquement le vélo dans certains cas. Nous avons imprimé chacune de ces images sous forme de lignes noires et nous les avons données aux animateurs, qui ont dessiné un cycliste par dessus la bicyclette. Les dessins des animateurs étaient ensuite scannés et colorés, la bicyclette rendue en détails avec des caches qui correspondaient à chaque partie qui entrait en contact avec le corps du personnage: les pieds, les mains, etc.".
Révélation
"Il y a de nombreuses simulations d'eau: l'océan, le marais. Nous avons passé beaucoup de temps à "mapper" des unes de journaux ou des BD sur les revues que tiennent les personnages. Comme les proportions dessinées d'un objet correspondent rarement à la réalité géométrique, ce travail de report est plus complexe qu'on peut l'imaginer. D'autres effets comme les explosions, les feux d'artifices ou la foudre ont été réalisés avec des logiciels qui sont dédiés aux effets spéciaux des films de prise de vue réelle. Il a donc fallu les adapter à un univers 2D. Nous avons aussi employé beaucoup d'effets d'animation de particules pour produire de la neige, du brouillard, la fumée des pots d'échappement des voitures, du feu, etc".
PROPOS DE Sylvain Chomet, REALISATEUR ET SCENARISTE
Du crayon à l'animation…
"J'ai comencé à dessiner très tôt. C'est le dessinateur Pichard (auteur de la BD "Paulette") qui m'a conseillé de me présenter à l'école d'Angoulême, qui venait d'ouvrir. J'y ai étudié trois années. J'ai écrit le scénario de la bande dessinée "Le pont dans la vase" pour Hubert Chevillard, qui est un dessinateur de grand talent. C'est grâce à sa gentillesse et son amitié qu'il m'a été possible de rencontrer plus tard Didier Brunner, le producteur des "Triplettes". J'ai écrit aussi le scénario des albums de "Léon-La-Came" pour Nicolas de Crecy. C'est lui qui a fabriqué les décors de "La vieille dame et les pigeons". Ce projet a été une histoire longue et compliquée: entre le jour où j'ai remis le synopsis à Didier Brunner et le jour où le film a été achevé, il s'est écoulé dix ans. Au début, aucune chaîne de télévision française ne voulait de ce projet. Finalement, c'est grâce à Colin Rose de la BBC que nous avons réussi à décider les autres chaînes et que nous sommes parvenus à monter une co-production Franco-Canadienne". PROPOS DE Pieter Van Houte, DIRECTEUR DE L'ANIMATION, DES EFFETS SPECIAUX ET DU COMPOSITING 3D
Travail d' équipe(s)
"Je me suis occupé du film pendant un an, en faisant la navette entre la France, la Belgique et le Canada pour collaborer avec trois équipes talentueuses. L'équipe belge s'est occupée des cyclistes et des véhicules du Tour de France, ainsi que des voitures de Belleville. L'équipe française a crée les images de la poursuite en voiture, et l'équipe canadienne s'est chargée de tout le reste. C'était beaucoup plus simple ainsi, car la plupart des effets nécessitaient des choix si précis et si fins qu'il fallait que Sylvain soit présent sur place pour les valider à chaque instant".