Notes de Prod. : Little Miss Sunshine

    en DVD le 21 Mars 2007

Le casting

"Je ne veux pas faire partie de votre famille ! Je vous hais ! Je vous hais tous ! Divorce! Faillite ! Suicide! Vous n'êtes qu'une bande de losers !" Dwayne.

Scénario à la main, les réalisateurs sont allés frapper à la porte des comédiens qu'ils convoitaient pour un casting "de rêve", et n'ont eu que des réponses positives. "Tous nos premiers choix nous ont dit oui", se réjouit le producteur Peter Saraf.

Les adultes

La production commence par rechercher le chef de la famille Hoover, autrement dit Richard, qui se trouve dans la situation incongrue d'exercer le métier de coach alors qu'il semble incapable d'inciter quiconque à l'embaucher. Malgré tout, Richard n'épargne jamais à sa famille, en toute situation, ses aphorismes enthousiastes de psychologue de comptoir, au plus grand désespoir de ses proches. Pour incarner ce mélange inhabituel d'optimisme apparent qui dissimule une véritable angoisse existentielle, leur choix s'est porté d'abord sur Greg Kinnear. "Greg est le seul capable de rendre vraisemblables les personnages les plus improbables," explique Saraf, "du coup il était parfait pour le rôle de Richard."

De son côté, Kinnear a tout de suite été happé par le scénario. "Je pense que tous ceux qui ont participé à ce film ont aimé le scénario. Cette famille a l'air de partir pour un voyage anodin, et l'on découvre tout à coup une dynamique familiale compliquée qui va profondément changer leur vie. C'est un film à la fois noir et drôle, mais aussi enlevé et optimiste. Les péripéties sont assez inattendues, mais c'est ce qui fait leur charme. "

Le personnage le moins excentrique du film est probablement la pierre angulaire de la famille : Sheryl, qui a divorcé, et tente désespérément de faire fonctionner sa seconde famille, en dépit de leurs bizarreries envahissantes. C'est Toni Colette, comédienne australienne qui a été choisie pour ce rôle. Faris et Dayton avaient pensé immédiatement à elle parce qu'ils connaissaient son génie comique, mais aussi parce qu'elle était la plus à même d'apporter de la profondeur et de la simplicité à ce personnage de ménagère américaine assiégée par sa famille. "C'est une actrice connue dans le monde entier qui apporte toujours sa touche personnelle à tous ses rôles", déclare David Friendly.

Frank n'est pas facilement joyeux, mais le comédien Steve Carell apporte à son personnage une touche d'insolence. Bien que Carell soit depuis devenu une des stars comiques les plus recherchées d'Hollywood, il était quasiment inconnu au moment du casting. "C'est l'intelligence de l'interprétation de Steve qui nous a convaincu," se souvient Dayton. "Il est véritablement hilarant " . Pour Carell, les Hoover, avec tous leurs travers et leurs petites manies, ressemblent à beaucoup de familles. "Il y a un amour implicite entre tous ces personnages qui les unit au bout du compte," observe-t-il. C'est du reste cette évolution du personnage qui a fasciné Carell, qui passe d'une dépression nombriliste au début du film à une tentative d'ouverture vers les autres.

Carell était particulièrement enthousiaste à l'idée de rencontrer Alan Arkin, comédien pour son travail au théâtre, au cinéma comme à la télévision, qui s'est investi à 200 % dans ce personnage de grand-père peu ordinaire, héroïnomane de plus de 70 ans qui ne mâche pas ses mots et raffole du porno.
Pour interpréter ce grand-père franc-tireur, Arkin a eu la chance de pouvoir pousser son personnage bien au-delà des limites habituelles convenant à un homme de cet âge. "C'est un rôle extraordinaire, parce que le grand-père n'a absolument honte de rien. Il est complètement à l'ouest, n'a aucune censure, et j'ai adoré ça chez lui," observe-t-il. "C'est un homme qui dit toujours ce qu'il pense, mais ce qu'il pense change d'une minute à l'autre."

Les enfants

Une fois le casting des adultes bouclés, il devenait crucial de trouver des comédiens pour les deux enfants Hoover, à la fois drôles et sensibles. Ils ont trouvé exactement ce qu'ils voulaient en la personne de Paul Dano, jeune talent prometteur. La production du film a été extrêmement impressionnée par la capacité de Dano à transmettre des émotions à la manière d'une star du muet.
"Paul était étonnant, parce que son jeu allait bien au-delà de la caricature de l'ado en colère," affirme Jonathan Dayton. "Il n'y avait jamais une fausse note avec lui. "
Dano a cependant rapidement découvert que se plonger dans un personnage ancré dans le nihilisme et le silence était probablement le rôle le plus difficile qu'on lui ait offert à ce jour. "C'était bien plus dur que je ne l'aurais imaginé," reconnaît-il. "Il faut s'adapter constamment, mais dans le même temps trouver des moyens originaux de s'exprimer. Je ne pouvais me contenter de m'asseoir là, et de ne rien faire, cela aurait été terriblement ennuyeux."

Il a fallu enfin dénicher l'interprète du personnage dont l'ambition de devenir Little Miss Sunshine va paradoxalement souder sa famille : Olive. Pour la dénicher, les réalisateurs ont lancé une vaste recherche à l'échelle du pays, car cette petite fille de 7 ans devait avoir assez de talent et de maturité pour exprimer l'humour du film, tout en restant une petite fille comme les autres. Ces critères leur paraissaient difficiles à réunir jusqu'à ce qu'ils rencontrent Abigail Breslin, remarquée à ses débuts au cinéma, en jouant la fille de Mel Gibson dans Signes.
Breslin a même dû porter un costume taillé sur mesure en raison du surpoids d'Olive, ce qu'on remarque au moment où l'infatigable petite fille se retrouve en Californie au milieu des mini-reines de beauté sveltes et pomponnées. Durant le tournage, Breslin s'est prise d'affection et même d'admiration pour ce personnage capable de vivre dans sa bulle. Elle explique qu'Olive est "vraiment très courageuse : on n'attend pas ça d'une reine de beauté, mais je pense qu'elle est vraiment très cool, parce qu'elle a sincèrement confiance en elle."
C'est aussi le talent avec lequel Breslin s'est appropriée le rôle qui a inspiré le reste des comédiens. Greg Kinnear déclare à propos de sa prestation : "on ne voit pas les ficelles; on ne dirait même pas qu'elle joue. Elle est juste et honnête quand elle interprète chaque scène, on ne pouvait pas rêver mieux !"

Les origines du projet

C'est aux efforts passionnés de ses producteurs, réalisateurs et comédiens que Little Miss Sunshine doit d'avoir vu le jour – une aventure qui a pris plus de cinq ans…

Le projet est né quand le talentueux scénariste Michael Arndt a soumis son scénario aux producteurs associés de Big Beach, Marc Turtletaub, David T. Friendly et Peter Saraf, immédiatement emballés par la famille à la fois farfelue et typiquement américaine qui est au cœur de cette comédie.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 69 298 entrées
  • Cumul IDF : 511 189 entrées

  • 1ère semaine France : 101 183 entrées
  • Cumul France : 1 128 976 entrées