Notes de Prod. : Lord of war

    en DVD le 05 Juillet 2006

Notes de Production

De la réalité à l'écran…

Entre 1982 et 1992, rien qu'en Ukraine, plus de 32 millions de dollars d'armes ont été dérobées, souvent pour être revendues à des milices ou des gouvernements africains en guerre. Ce commerce illégal est l'un des plus rentables qui soient, et jamais personne n'a été condamné… C'est dans ce contexte que le scénariste et réalisateur Andrew Niccol a crée le personnage de Yuri Orlov, un trafiquant d'armes. Personnage fictif, Yuri a néanmoins été inspiré par cinq trafiquants qui eux, existent réellement.

Andrew Niccol précise : « Presque tous les évènements du film ont un précédent réel. Des hélicoptères militaires ont bien été vendus comme des engins destinés à des interventions de secours, des trafiquants d'armes ont bien changé les noms et paramètres d'enregistrement de leurs navires une fois en mer, un célèbre trafiquant d'armes a été libéré des prisons américaines après des pressions mystérieuses, des stocks d'armements militaires soviétiques ont été pillés après la chute de l'URSS… Tout cela est avéré. »

Le fait que le film colle tellement à une réalité concrète et à des évènements réels a beaucoup compliqué sa réalisation. Andrew Niccol raconte : « Nous avons eu du mal à trouver le financement du projet. Parce que nous ne cachons pas le rôle des Etats-Unis dans les ventes d'armes, le film soulevait trop de controverses. Trouver un financement aux USA a été d'autant plus difficile que nous avons soumis le scénario une semaine avant le début du conflit en Irak…. » Ce sont finalement différents investisseurs étrangers qui ont eu le courage de parier sur la valeur du film et la puissance du scénario. Le producteur Philippe Rousselet a joué un rôle clé en se procurant le financement qui a permis au film de se faire, mais même lui a rencontré des difficultés. Il explique : « Lorsque vous essayez de vendre un film qui raconte l'histoire d'un trafiquant d'armes international une semaine avant le déclenchement de la guerre en Irak, vous touchez à un sujet ultra sensible dans une période qui l'est tout autant… Cela donne une idée des difficultés que nous avons eues à monter ce film. Il m'a fallu un an et demi pour y arriver. »

Nicolas Cage et son rôle

Nicolas Cage, qui incarne Yuri Orlov, explique pourquoi il a choisi ce rôle : « L'intégrité humaine et historique de ce film m'ont plu tout de suite. Il traite d'un problème essentiel avec une justesse remarquable. Ils ne sont pas nombreux, ceux qui auraient osé exposer les choses de la manière dont l'a fait Andrew. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai eu envie de faire le film, parce qu'il ne ressemble à aucun autre. C'est une histoire originale, tr ès particulière, un regard franc sur les arcanes d'un commerce surpuissant et secret. »

Philippe Rousselet raconte la rencontre entre Nicolas Cage et Andrew Niccol : « Andrew voyait Nicolas pour la première fois. Ça se passait à son bureau. Il avait une table de 10 mètres de long, couverte de photos tirées de magazine, d'articles de journaux, il y avait de tout, pour montrer la manière dont il voyait son film et à quoi il allait ressembler. Au bout de la table, il y avait un vrai AK-47 ! Andrew a décrit le film à Nicolas, puis lui a demandé : « Alors, tu veux le faire ou pas ? » et Nic a dit « Oui ». »
Andrew Niccol ne voyait personne d'autre dans le rôle de Yuri. « Aucun autre acteur n'aurait pu jouer le conflit moral de ce personnage comme Nicolas. Personne ne lui aurait apporté autant de charisme. Nicolas Cage est sans doute le seul acteur qui puisse rendre un personnage de trafiquant d'armes comme Yuri Orlov à la fois plausible et attachant. Avec lui, pas de caricature, pas de facilité. »

Les autres acteurs

Jack Valentine
Ethan Hawke, qui joue Jack Valentine, l'agent d'Interpol qui traque Yuri, avait déjà joué sous la direction d'Andrew Niccol dans Bienvenu à Gattaca. Il confie : « Tout, dans la manière dont écrit Andrew, me surprend. J'ai été à la fois choqué et passionné par le scénario. »

Vitali
Jared Leto incarne Vitali, le jeune frère de Yuri Orlov. Il explique : « C'est un film unique, surprenant parce qu'il s'agit à la fois d'un commentaire sociopolitique et d'une étude de caractère. Ce projet m'a fasciné et m'a énormément appris. »

Ava
Bridget Moynahan commente : « Il n'y a pas beaucoup de scénarios aussi bien écrits que celui-ci, et c'est une chose à laquelle j'attache énormément d'importance. »

Le tournage

Le tournage a commencé le 2 août 2004 à New York, dans Manhattan et dans le quartier de Brighton Beach, à Coney Island. Après neuf jours de tournage, la production s'est rendue au Cap, en Afrique du sud, pour dix semaines. Le tournage s'est achevé le 2 novembre 2004 par trois jours de prises de vues en République Tchèque, avec plusieurs scènes de paysages d'Europe de l'Est et dans une ancienne base soviétique qui, dans le film, est censée se trouver en Ukraine.
Philippe Rousselet explique : « C'est Andrew qui a effectué toutes les recherches. Il travaille de manière très indépendante, il se plonge par lui-même au cœur de tous les documents, on pourrait dire qu'il fait tout le travail à lui tout seul ! »

C'est la maîtrise qu'avait Niccol de son sujet et son désir de créer un portrait réaliste de l'univers d'Orlov qui l'ont conduit à tourner le film dans l'un des quartiers les plus dangereux du Cap, en Afrique du Sud. Malgré de nombreuses craintes, notamment en matière d'insécurité, Niccol savait que cet endroit offrirait une parfaite réplique des scènes de rues de Monrovia, au Liberia.
L'équipe a ainsi pu suivre les déplacements d'Orlov sans avoir à se rendre dans les divers pays qu'il traverse.

Des scènes d'anthologie réalisées par une équipe technique hors norme

Un montage percutant réalisé par un maître du genre : Zach Staenberg (La Trilogie Matrix)
Une bande originale signée par le compositeur de La Cité De Dieu et Central Do Brasil : Antonio Pinto
Des décors exceptionnels de Jean Vincent Puzos : chef décorateur sur le prochain blockbuster de Roland Emmerich 10 000 B.c
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 152 918 entrées
  • Cumul IDF : 423 196 entrées

  • 1ère semaine France : 467 953 entrées
  • Cumul France : 1 322 073 entrées