L’horizon à perte de vue. À peine obstruée par des pylônes électriques et une poignée de mobile-homes. Le paysage sur lequel s’ouvre Lost Persons Areaimpose déjà la marque d’un regard fort. Celui de
Caroline Strubbe sur une humanité, toute entière incluse dans un panel de personnages. Marcus, chef de chantier de lignes à haute tension. Bettina, sa femme, Tessa, sa petite fille, Sobolz, un ingénieur hongrois et une poignée d’autres employés. Leur quotidien dans cette plaine quasi désertique est routinier mais traversé ici et là de quelques courts-circuits : Sobolz, ne serait-il pas secrètement amoureux de l’épouse de son meilleur ami ? Que veut se prouver Bettina à être la seule femme dans un environnement masculin ? Que se passe t’il dans l’esprit rêveur et vagabond de Tessa, gamine hypersensitive ?