Notes de Prod. : Louise Bourgeois : l'araignée, la maîtresse et la mandarine

    en DVD le 01 Mars 2011

Louise Bourgeois et la sculpture

Le monde de l’art a été dominé par les théories de la forme qui priment sur tout le reste. Bien que Louise soit une maître dans la forme, ce sont les émotions qu’une sculpture évoque qui l’intéresse.
Après avoir longtemps été ignorée, elle devient une héroïne. Le mouvement féministe fait d’elle une icône, bien qu’elle se soit toujours définit comme artiste, et pas comme femme-artiste.

En 1980, elle déménage son studio à Brooklyn après avoir travaillé pendant des années de chez elle. Ce studio est immense. Elle le divisa en « cellule » où l’on peut déambuler au milieu des installations qui défilent devant nos yeux comme un paysage rêvé.

Depuis ses premiers dessins, peintures et gravures, son œuvre tourne autour de la procréation, de la naissance et de la maternité sous la forme des femmes-maisons, mêlant le corps à l'architecture, l'organique au géométrique : buste en brique, maison à colonnes sur les épaules, cage thoracique en forme d'escaliers et de portes. Mais le fil rouge de son œuvre sont le phallus (le père), qu'elle baptise « fillette » et l'araignée (la mère).
Selon Louise Bourgeois, l'araignée représente la mère, « parce que ma meilleure amie était ma mère, et qu'elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable, indispensable qu'une araignée ». L'araignée est pour elle le symbole des tapisseries que réparait sa mère (toile de l'araignée) et de tout ce qui s'y rapporte : aiguilles, fils.

De nombreux musées lui rendent hommage et la consacrent comme une grande artiste : le musée Guggenheim ouvre sa galerie à Soho en 1992 avec l’exposition « de Bracusi à Bourgeois ». Elle représente les Etats Unis à la Biennale de Venise en 1993. Quand la Tate Modern de Londres ouvre ses portes en 1999, c’est Louise Bourgeois qui est appelée pour arranger l’immense espace à l’entrée du musée. En 2001, elle devient le premier artiste vivant à être honoré par le musée de l’Hermitage à St Petersbourg.
En octobre 2007, une rétrospective de son œuvre s’ouvre à la Tate Modern de Londres. Cette exposition franchit la Manche et s’installe à Paris au centre Pompidou en 2008, puis de l’autre côté de l’océan au musée Guggenheim à New York. Elle traverse les Etats Unis pour s’installer fin 2008 au Musée d’Art Contemporain de Los Angeles avant de rebrousser chemin et d’être présentée à Washington DC.

Notes d'Amei Wallach, co-réalisatrice de Louise Bourgeois

Le matin du 28 mai 1993, Marion Cajori et moi-même arrivâmes dans le studio de Louise Bourgeois à Brooklyn pour notre premier jour de tournage. Marion était une réalisatrice primée qui venait de réaliser le portrait de la peintre Joan Mitchell. En tant que critique d’art, j’avais déjà écrit beaucoup d’articles sur les plus grands artistes de notre temps, notamment Louise. Mais ni Marion ni moi n’étions préparées au magnétisme qui se dégageait lors des premiers pas de Louise devant la caméra.

L'art de Louise Bourgeois

A l’âge de 96 ans, Louise Bourgeois est considérée comme l’une des plus grands artistes en activité.

Grâce à un voyage extraordinaire à l’intérieur de sa propre psyché, elle produit de nouvelles formes dans tous les domaines : peinture, sculpture, imprimés, dessins, collages, installations et constructions monumentales. Elle peut tout autant créer des formes ondulatoires dans du marbre qu’utiliser une ancienne robe de sa mère dans une de ses sculptures, recycler une bouteille de parfum Shalimar ou une vieille chaise électrique.

Louise Bourgeois, biographie

Née de Joséphine et Louise Bourgeois le jour de Noël en 1911, elle passe son enfance à Choisy-le-Roy où ses parents tiennent un atelier de restauration de tapisseries.

En 1914, la première guerre mondiale éclate. Son père s’enrôle dans l’armée française. Elle a trois ans quand il est blessé, et sa mère emmène alors la jeune Louise visiter les hôpitaux de guerre. Elle vivra l’absence de son père comme un abandon et une blessure, thèmes récurrents de son travail.

Louise Bourgeois et New York

En 1937, elle rencontre l'historien d'art américain Robert Goldwater. Elle l'épouse et s'installe avec lui à New York dès l'année suivante. C'est là qu'elle entre en relation avec le milieu des surréalistes, dont la plupart ont quitté la France pour les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale.
 

Box-office au 11 Janvier 2010

  • Paris 14h : 86 entrées
  • 1er jour IDF : 260 entrées
  • 1ère semaine IDF : 2 473 entrées
  • Cumul IDF : 6 157 entrées

  • 1ère semaine France : 2 900 entrées
  • Cumul France : 6 855 entrées