Notes de Prod. : Love (et ses petits désastres)

    en DVD le 06 Février 2008

L'univers De Love (Et Autres Petits Désastres)

Jacks
« Jacks correspond vraiment à l’image que je me fais d’une héroïne de comédie romantique, trop belle pour être vraie, jolie, intelligente et bien sûr, complètement aveugle quant à ses propres défauts. Elle incarne le personnage-clé de la comédie romantique classique, basée sur le quiproquo ».

Peter
« Peter, au contraire de Jacks, n’est pas un personnage typique de la comédie romantique. Cette fois, le colocataire gay n’est pas simplement le meilleur ami utilisé pour le versant comique de l’histoire, il développe sa propre intrigue dans le film. J’ai utilisé Peter comme l’ancre à laquelle raccrocher l’élément autocritique du film. Son histoire est moins glamour, mais elle me paraît plus réaliste ».

Paolo
« J’ai fait de Paolo un Argentin pour faire avancer l’intrigue, dans le sens où un Argentin, contrairement à un Espagnol par exemple, n’aurait pas le droit de travailler en Angleterre, ce qui me permettait d’introduire l’argument du mariage blanc. Cela contribue aussi à renforcer le quiproquo central, lié à la fois à la langue et à la culture de Paolo. Enfin, j’avais le sentiment qu’en en faisant un Argentin, je renforçais la distance du personnage avec le monde de la mode dans lequel Jacks évolue. Paolo incarne un point de vue plus naturel, plus authentique aussi, libéré de toute affectation ».

Le Monde de la mode
Love (et ses petits désastres), situé dans le milieu de la mode, égratigne la superficialité de cet univers. Le monde de l’Art contemporain se voit lui aussi traité avec une certaine ironie. « J’éprouve des sentiments mitigés vis-à-vis de ces deux univers. D’un côté, la plupart de mes amis travaillent dans l’un de ces milieux, et leur œuvre est bien moins glamour que ce que la plupart des gens imaginent. D’un autre côté, et de façon plus profonde, je trouve ces deux milieux légèrement ridicules. Et je crois franchement que la plupart des gens que je respecte, même s’il travaille dans la mode ou l’art, sont conscient de l’absurdité inhérente à ces univers ».

L'interview D’alek Keshishian

Qu’est-ce qui vous a attiré dans la comédie romantique ?
Alors que c’est un genre qui suscite globalement un certain mépris, je le trouve fondamental en tant que source, ou tout du moins reflet de la façon dont on envisage l’amour. Même si nous savons que ces films ne sont pas réalistes, ils entretiennent une sorte d’idéal – une idée, fausse, que l’amour est quelque chose qui nous arrive plutôt que quelque chose que nous devons choisir.

Le Petit Monde D’alek Keshishian

In bed with Madonna

Diplômé de l’université de Harvard, Alek Keshishian voit très vite son nom associé à celui de Madonna, à qui il consacre un documentaire en pleine période provoc’. In Bed With Madonna, réalisé pendant la fameuse tournée Blond Ambition, est présenté à Cannes en 1991, hors compétition, contribuant à dévoiler une image plus intime de la star. Une expérience fondatrice pour le réalisateur, dont il ressent encore l’influence dans son travail de fiction : « ce documentaire m’a appris le pouvoir qu’a la caméra de capter la réalité plutôt que de l’imposer. En terme de style, je pense toujours appartenir à cette école. C’est peut-être moins sexy mais en réalité, c’est beaucoup plus compliqué dans la mesure où cela repose entièrement sur la qualité de la performance ».
 

Box-office au 26 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 34 834 entrées
  • Cumul IDF : 82 588 entrées

  • 1ère semaine France : 77 338 entrées
  • Cumul France : 158 424 entrées