Notes de Prod. : Lumière Silencieuse

    en DVD le 10 Juin 2008

Notes des personnages

Cornelio Wall Fehr : Johan
Au début j’étais très nerveux, puis j’ai pris confiance en moi. Avec Carlos, les choses ne semblaient pas difficiles.
Pour moi, faire ce film m’a appris la patience, m’a permis de connaître des gens et de me faire de nouveaux amis. Ce fut une grande expérience, ça valait la peine d’avoir froid, d’attendre et de dormir peu. Après trois mois de tournage, nous étions tous amis.
Pendant le tournage, je ne comprenais pas l’histoire mais maintenant je comprends mieux ce que sont l’amour et la trahison. C’est pourquoi je crois que grâce à ce film les gens peuvent apprendre à aimer véritablement. Le film parle du monde tel qu’il est : un monde de trahisons où il est difficile de se laisser illuminer par l’amour.
Cela me fait drôle de me voir à l’écran. Les films sont comme un miroir.
Je veux remercier ma famille, mes parents, ma femme Betty et mes enfants pour leur soutien et pour avoir partagé avec moi les bons et les mauvais moments.

Miriam Toews : Esther
Je ne suis pas actrice et je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait en allant au Mexique. Ce film avec Carlos est devenu une expérience incroyable et inoubliable.
Carlos et toute l’équipe sont très amusants, ils m’ont beaucoup aidée, et les mennonites du Mexique sont très aimables et courtois. Au début, tout semblait inaccessible, sauvage et imprévisible, comme dans un rêve, et je n’arrivais pas à m’imaginer comment tout allait s’assembler. Puis, j’ai vu quelques images et j’ai été éblouie. J’ai réalisé que Carlos savait depuis le début ce qu’il voulait, et que sa vision de l’histoire, avec toutes ses vérités cruelles et émotionnelles, n’avait jamais changé. Il était complètement impliqué dans le film. Je le respecte énormément. C’est un vrai artiste et un iconoclaste courageux.
Parfois, on restait allongés dans les champs des heures durant en attendant la lumière idéale et, soudain, quand c’était bon, chacun se mettait au travail. C’était vraiment beau à voir. J’ai été très émue par l’attention amoureuse et patiente que portait Carlos à la qualité de la lumière, à une ombre presque invisible ou encore à une minuscule goutte d’eau qui tombait d’une fleur. Les longues promenades en voiture à la découverte de fabuleux paysages et les cieux du Mexique vont me manquer, écouter des cumbias et boire du maté aussi. Tout comme l’attente fébrile de ce que la journée allait nous apporter. Ce fut une expérience intense et sensuelle et je suis heureuse d’y avoir participé.

María Pankratz : Marianne
Le Mexique est incroyable ! Quand j’ai vu l’immensité du ciel et la beauté particulière des lieux où nous tournions, j’ai trouvé cela fabuleux ! Il faut connaître cet endroit et respirer cet air pour comprendre pourquoi les mennonites du Mexique sont si différents de ceux d’Allemagne, où je vis. C’était impressionnant de voir comment les personnes de l’équipe, qui venaient de pays différents et ne parlaient pas la même langue, s’entendaient si bien et communiquaient à la perfection, parfois même sans parler. Cela a été un honneur et un plaisir de travailler avec Carlos Reygadas. J’ai apprécié son endurance et son charisme.

Les Mennonites du Mexique

En Suisse, au XVIème siècle apparaît une dissidence protestante «Anabaptiste» qui prône le baptême comme un choix d’adulte. Menno Simons (1496-1561), un hollandais originaire de la ville de Frise codifie la doctrine en incorporant un pacifisme radical. Ses adeptes sont persécutés sans merci pour leurs prises de position anti-militariste. Ils fuient la Hollande et s’installent en Prusse puis en Russie sous le règne de Catherine II. L’incessante propension de l’Europe à faire la guerre pousse une grande majorité d’entre eux à fuir vers le Canada où ils s’installent en 1873 et vers les États-Unis où des communautés amish et mennonites vivent depuis 1683.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 4 331 entrées
  • Cumul IDF : 7 766 entrées

  • 1ère semaine France : 9 660 entrées
  • Cumul France : 17 602 entrées