Madame Irma
Genre : Comedie - Durée : 1H35 mn
Sortie en salles le 06 Décembre 2006 - en VOD/DVD le 09 Juillet 2007
Presse
Spectateurs

Notes de tournage...

Le 16 novembre 2005 - vous prédit l'avenir.
Nouveau projet cinématographique en solo pour l'ex-Inconnu, . L'acteur-réalisateur va tourner son troisième film sans ses acolytes, dont le titre, Madame Irma, laisse penser à une nouvelle comédie délirante sur fond de tarot et de boule de cristal. Toutefois, du côté des acteurs, sera rejoint par un autre ex-Inconnu Venu soutenir son ami.
Pour les besoins du long-métrage, dont le tournage commence le 21 décembre 2005 pour une durée de 10 semaines, sera entouré d' pour la co-réalisation avec qui il avait signé le scénario de Vive La Vie, sorti le 5 octobre dernier. Pour le scénario, l'acteur-réalisateur sera aidé de qui effectuera ses débuts au cinéma. Quant à la production, elle a été confiée à Studio Canal en collaboration avec TF1 Film.
avait réalisé auparavant cinq films dont les succès populaires : Les Trois Frères, Les Rois Mages et Sept Ans De Mariage. Espérons pour lui que Madame Irma ait la même réussite.

De l'idée à l'histoire

raconte : «Un scénariste, , est venu me présenter l’histoire d’un type qui se retrouve brutalement au chômage et qui pour s’en sortir, va jouer les voyantes. J’ai tout de suite été tenté par ce que promettaient l’histoire et le rôle, mais j’ai aussi été touché que l’on ait pu penser à moi. Souvent, les idées qui vous vont bien viennent de l’extérieur. C’est quelque chose que je connais vraiment au sein des Inconnus. Jamais je n’aurais songé à m’écrire un personnage de femme !»

La comédie, mais pas seulement...

confie : «Au moment où l’on découvre Francis, mon personnage, c’est un type assez normal. Il a un parcours de vie et de carrière tout à fait classique. Il en est à son deuxième mariage et il aime vraiment sa jeune épouse. Son travail est devenu une routine qui a surtout le mérite de lui assurer un train de vie élevé. S’il ne s’était pas fait virer, il aurait pu continuer comme cela jusqu’au bout. Comme beaucoup, il s’était construit une image de lui-même, faisant ce qu’il pensait devoir faire, évitant de se remettre en question et préférant la sécurité. Pourtant, même si à première vue ce licenciement est une catastrophe, c’est aussi sa chance. Ce séisme va l’obliger à repenser complètement sa vie. S’il décide de jouer les voyantes, ce n’est pas pour s’amuser. C’est sa dernière chance. Il a bien essayé de se trouver un autre poste, mais on ne lui propose que des trucs très moyens et lui n’y croit plus. Je crois que c’est un sentiment que connaissent beaucoup de gens. Cet aspect très réaliste me plaisait et rendait son parcours d’autant plus touchant. À travers ce qu’il va traverser, Francis va se rendre compte de beaucoup de choses, de l’importance qu’a sa femme pour lui, de la valeur de son amitié avec Ludo... Et au-delà de tout ça, il va trouver sa véritable place, en accord avec ce qu’il est vraiment et qu’il avait fini par oublier. Évidemment, ça ne va pas être simple...»

A la rencontre de Madame Irma

commente : «Ce qu’accomplit Didier dans le film est incroyable. Il fait plus que jouer un double rôle, il joue quelqu’un qui joue quelqu’un ! Il joue Francis qui joue Madame Irma. Nous l’avons tous vu créer ce personnage et c’était un processus très impressionnant. Didier réussit à nous faire partager la métamorphose de ce directeur au chômage qui devient cette femme de caractère au grand cœur, mais plus que cela encore, il arrive à la faire exister. Par moments, nous étions comme les clients qui venaient

Ceux dont elle va changer la vie

se souvient : «Au tout début du projet, je n’avais pas pensé à pour jouer Ludo, et pourtant ce rôle d’ami lui allait comme un gant. Une fois que je l’ai imaginé dans le personnage, je n’aurais pas été capable de jouer face à quelqu’un d’autre. Non seulement cela nous permettait d’exploiter notre complicité et de nous amuser, mais je savais tout ce qu’il pourrait donner à ce rôle essentiel. Ludo est le meilleur ami et le confident de Francis. Il compatit à ce qui arrive à son ami d’enfance mais désapprouve son idée de se transformer en voyante. Francis va l’entraîner dans son projet et cela aura de nombreuses répercussions, jusque dans la vie intime du couple de Ludo. J’aime bien le tandem que forment ce type un peu fou et son comparse qui, loyauté oblige, se retrouve embarqué dans ses mensonges et son aventure.»

L'humanité au fond d'une caravane

explique : «Le film aborde la voyance, mais surtout les voyantes. Je ne me suis jamais fait tirer les cartes, mais je suis allé en voir une qui habite près de chez moi. Elle officie dans un café le mardi et le vendredi, et elle a du monde. Le but n’était pas de cerner tous les aspects de ce métier, il y en a tellement, mais de faire comme le personnage dans le film : en découvrir assez pour créer notre propre approche. De toute façon, en matière de voyance, plus on invente, plus on est proche de la réalité ! Le plus spectaculaire est sur Internet ! Il y a tout et n’importe quoi. Ceux qui ont vraiment un don doivent souvent être atterrés de voir tout le business et les arnaques qui se montent autour de cela. Ce n’est pas parce que je n’y crois pas que je ne veux pas me faire tirer les cartes. Pour moi, la voyance n’a que deux issues, aussi perturbantes l’une que l’autre : ou ils ont raison ou ils ont tort. Entre l’inquiétude et la déception, je préfère l’abstinence.»

Le tournage

raconte : «Sur un film traditionnel, jouer et réaliser est déjà une gageure, mais sur Madame Irma, ce que Didier avait à faire était tout bonnement énorme. On se partageait la tâche, j’étais au service de sa vision en essayant de lui apporter toujours des idées et du recul. Je devais faire en sorte qu’il se sente bien et que, progressivement, il rentre dans son personnage. Il peut être d’une grande audace à certains moments. Finalement, nous fonctionnions un peu comme Francis et Ludo dans le film!»

Pascal Légitimus parle du film

«Ludovic, mon personnage, est le meilleur ami de Francis. Il est médecin dans les beaux quartiers et mène une vie bien rangée, régie par des codes sociaux qui correspondent à ce que j’appelle en rigolant les MST «mocassins-serre-tête». Ludo est marié à Brigitte, une femme assez stricte et psychorigide à qui il a du mal à résister. L’aventure de Francis va l’obliger à sortir de sa routine et à reconsidérer tous les aspects de sa vie.

Inès par Arly Jover

«Lorsque mon agent m’a proposé de jouer dans une comédie en France, j’ai tout de suite été intéressée. Je connaissais la réputation de mais pas son travail. J’ai découvert les Inconnus et ses films ensuite, et je me suis bien amusée. Pourtant, dès notre première rencontre, je me suis aperçue que ce n’était pas un clown. Il est sérieux et surtout, la dimension dramatique est immédiatement présente. Je l’ai d’autant plus senti que je n’avais pas sur lui les a priori de ceux qui le connaissent surtout pour son humour.

Brigitte par Catherine Mouchet

«J’ai d’abord été très touchée que me veuille dans son film. Bien que je ne fasse pas partie de son entourage, il connaissait vraiment mes films précédents. Sa confiance m’a donné beaucoup de force. J’avais eu la même réaction lorsque Jean-Jacques Beineix m’avait proposé de travailler avec lui. Dans les deux cas, je me retrouvais face à des réalisateurs qui me semblaient très loin de moi mais qui avaient pourtant une réelle curiosité. L’autre chose qui m’a tout de suite plue chez Didier, c’est que contrairement à beaucoup de réalisateurs, il n’a pas essayé de me survendre mon rôle. Il a été honnête, précis. Pour des raisons d’emploi du temps, c’est Yves que j’ai rencontré d’abord, et je n’ai vraiment vu Didier qu’au moment de la préparation.
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