Note du réalisateur Eric Lartigau
Après avoir réalisé des publicités, des fictions pour les Guignols, H et les Guérin sur Canal Plus, et trois épisodes de Making-Of avec (déjà)
Kad et Olivier,
Eric Lartigau fait aujourd’hui ses débuts sur grand écran.
"Parmi ceux qui m’ont donné envie de faire de la comédie, il a surtout Louis De Funès qui, pour moi, est le roi du rire par sa sincérité : il en a fait des caisses, mais reste honnête. "
Le script du film, qui ne s’appelait pas encore MAIS QUI A TUE PAMELA ROSE ? mais BULLIT ET RIPPER , est tombé entre ses mains grâce à Dominique Farrugia, qui lui présenta les deux compères.
" Il y a eu une véritable alchimie entre nous, parce que tant que ça sert l’histoire, ils sont d’accord pour tout. Avec eux, on reste dans un univers burlesque et délirant, tout en gardant quelque chose de très sérieux, ils connaissent leur texte sur le bout des ongles, sont très précis -à tel point qu’ils en sont drôles. " Et puis finalement, pour lui, la grande différence de travail entre les Guignols et
Kad et O,
" c’est le latex. "
Deux mois de préparation avec les acteurs, un mois aux USA pour
Sylvie Olive et son équipe déco pour s’imprégner du pays, et un tournage intensif de 42 jours à 40 kilomètres de Paris.
" Une bonne comédie, c’est un rythme impeccable et de la bonne rigolade justifiée et surtout sincère ; un bon film policier, c’est avant tout une intrigue. Il faut la suivre selon certains codes. Là, on a pris le parti de dire assez tôt qui est l’assassin. Et la force du scénario, c’est qu’on suit les caractères dans leur propre bêtise.
Effectivement, il y a des décors, des lieux, qui ramènent à des choses qu’on connaît, TWIN PEAKS, SEVEN, X-FILES… Je voulais qu’on ait les codes identifiables d’une Amérique profonde et citadine aussi. Mais le but était que ça ressemble, pas que ça soit. Bullit et Ripper, c’est des agents du FBI, ils évoluent aux States, mais avec leurs codes aussi : les bêtises, les touches françaises qui s’immiscent… On n’avait pas la prétention de faire un film américain. On voulait juste que ça en ait le look. "
Kad et Olivier, duo gagnant
A l’origine du film, il y a 12 ans de travail en commun pour les deux comparses, et puis surtout il y a la série, QUI A TUE PAMELA ROSE ? , dix minutes tous les jours en direct au sein de leur émission.
Kad se souvient:
" Il fallait qu’on raconte des histoires, qu’on joue des personnages, dont deux agents du FBI. On a très vite cerné leurs caractères : c’était les nôtres. Ripper (Olivier) un peu en retrait, avec des techniques modernes, et Bullit (Kad), l’homme de terrain, plus maladroit. " Mais
" être drôle ne suffit pas. Une comédie, au-delà de faire rire, doit raconter quand même une histoire. " et ici, un peu
" comme dans Columbo, on se demande comment les méchants vont être coincés, où on suit toute l’évolution de l’enquête. " Comme une façon de
" vouloir la complicité du spectateur. "
Les impressions générales sur le tournage sont plutôt bonnes, malgré un travail intensif et concentré, sans préparation physique en milieu policier.
" On s’est contenté de se baser sur des films " raconte Olivier. Mais ce n’est pas bien grave pour les deux scénaristes, parce que MAIS QUI A TUE PAMELA ROSE ? est
" une comédie, pas un film policier. " Deux jeunes premiers parfois impressionnés devant
François Cluzet et
Gérard Darmon.
" Ces mecs-là " explique
Kad,
" donnent envie de continuer par leur générosité. C’est que tant de monde et d’énergies impliqués pour notre scénario, ça force le respect. Bon maintenant, c’est le premier. Peut-être qu’au second, on sera un peu plus lourd et qu’au troisième, on ne dira plus bonjour à personne. " Parce que l’aventure s’est tellement bien passée que
Kad, Olivier et le petit nouveau Julien Rappenau s’attellent à l’écriture d’un second long métrage.
" Le duo sera donc rebaptisé KadéO et Julien -Olivier et moi-même ayons décidé de ne devenir qu’une seule et même personne. "