Notes de Prod. : Malin comme un singe

A propos de Malin comme un singe

Le signe, pour nous presque aussi exotique que le panda, tient une place importante dans l’imaginaire collectif chinois depuis des temps très anciens. Le signe, un des douze animaux du zodiaque, symbolise l’intelligence, la vivacité et l’humour. Éternel rebelle, il est le héros du grand roman mythologique Le Voyage en Occident (1592, attribué à WU Cheng’en) dont les épisodes sont connus de tous les Chinois, petits et grands.
La traduction française du Voyage en Occident (disponible dans La Petite Bibliothèque Payot) permet de découvrir l’histoire merveilleuse de Sun Wukong, le Roi des signes : sa naissance fabuleuse et sa révolte contre les puissances célestes. Puni pour avoir semé le désordre chez les dieux, il est capturé et enfermé sous une montagne pendant cinq cents ans. Finalement le Bouddha le délivre pour qu’il escorte le saint moine Tripitaka (de son vrai nom : Xuan Zang) dans son voyage jusqu’en Inde pour en ramener les textes sacrés du bouddhisme qui seront par la suite traduits du sanscrit en chinois.
Très populaire, cette histoire aux multiples épisodes continue d’inspirer les arts plastiques aussi bien que le théâtre et le cinéma. Plusieurs versions en bandes dessinées existent et de nombreux livres chinois pour enfants en traduction française sont également disponibles. On peut en trouver dans les librairies spécialisées de Paris comme Le Phénix et You Feng.

Le programme d’animation des Studios d’art de Shanghai
À la fois raffinés et harmonieux, ces six films répartis en deux programmes montrent plusieurs facettes de l’art traditionnel chinois. Ils permettent de le considérer non comme quelque chose d’étrange et d’exotique, mais comme une évidence accessible à tous.
Œuvres de six animateurs différents, tous des grands artistes, ils ont chacun leur style. Loin d’être élitiste, chaque style est au contraire plein de légèreté et d’humour, entraînant les jeunes enfants dans un monde de beauté et de poésie. Ces films sont également un régal pour les adultes à même d’apprécier pleinement la richesse et la complexité des techniques artistiques utilisées.

(> Découvrez l’autre programme d’animation des Studios d’art de Shanghai : La Boutique Des Pandas)

Le cinéma d'animation chinois

Quand les Studios d’art de Shanghai sont officiellement fondés en 1957, il y a déjà dix ans que les communistes chinois font des films d’animation, d’abord en Mandchourie, puis à Shanghai. Les films pour enfants sont une priorité du nouveau régime et les Studios d’art de Shanghai, auxquels le gouvernement donne tous les moyens nécessaires, se développent rapidement. Au début des années 1960, avec leur effectif de 380 personnes, leur importance est comparable à celle des studios Disney. Ils sont divisés en trois départements (le dessin animé, le découpage articulé, la marionnette) qui rivalisent entre eux mais ont en commun la grande exigence artistique qui est devenue la marque de fabrique des Studios.

Malin comme un singe : les procédés cinématographiques

À part L’Écureuil coiffeur dessin animé de style moderne dont les contours à l’encre sont joliment gouachés de couleurs vives propres à la peinture chinoise traditionnelle tous les films de cette sélection sont des découpages articulés. Cette technique, très souvent utilisée par les animateurs chinois, est mise au point au milieu des années 1950, à l’instigation de Wan Guchan (le jumeau de Wan Laiming). Elle est issue de l’art populaire qui consistait jadis à coller des papiers découpés sur les carreaux des fenêtres au moment du Nouvel An. Wan Guchan est également depuis son enfance un spectateur assidu du théâtre d’ombres chinoises où les personnages découpés dans du parchemin translucide et peints de couleurs vives sont appliqués sur un écran lumineux.
 

Box-office au 11 Janvier 2010

  • Paris 14h : 23 entrées
  • 1er jour IDF : 102 entrées
  • 1ère semaine IDF : 783 entrées
  • Cumul IDF : 2 111 entrées

  • 1ère semaine France : 9 178 entrées
  • Cumul France : 27 173 entrées