Mange, Prie, Aime nous entraîne aux côtés d’Elizabeth Gilbert, une femme qui comme des millions d’autres, rêve de merveilleux et d’accomplissement. A travers une incroyable aventure humaine et spirituelle, elle va trouver son chemin et nous montrer une voie. De l’Italie à l’Inde, puis en Indonésie, Liz ira aux quatre coins du monde pour mieux se retrouver elle-même et découvrir ce que nous cherchons tous.
Une quête intime et universelle
Julia Roberts a découvert les mémoires d’Elizabeth Gilbert, « Mange, prie, aime » à leur parution en 2006. Elle raconte : « Je les ai lus en même temps qu’une de mes meilleures amies à qui j’en avais envoyé un exemplaire, et nous avons toutes les deux adoré. Cette histoire trouvait un écho incroyable en nous. Nous avons tous besoin à un moment de notre vie de redéfinir qui nous sommes et ce à quoi nous aspirons. Le voyage d’Elizabeth est une histoire personnelle très forte et très visuelle, mais c’est aussi une histoire universelle qui pourrait arriver à n’importe lequel d’entre nous. »
Les mémoires d’Elizabeth Gilbert, qui racontent son voyage à travers le monde à la recherche d’un sens à sa vie, ont rencontré un succès extraordinaire avec 6,2 millions d’exemplaires vendus aux États-Unis et à l’étranger. Son livre a été traduit en 40 langues. Attirée par le livre et l’opportunité de travailler avec
Ryan Murphy, le coscénariste et réalisateur du film,
Julia Roberts a très vite rejoint le projet. Elle raconte : « J’aime la façon dont le livre parle de la vie, de notre quête de réponses, et de l’importance que certaines personnes peuvent avoir dans notre parcours. C’est une histoire vraiment très touchante et pleine de vie. C’est fantastique d’avoir pu jouer dans ce film, et travailler avec
Ryan Murphy a été une expérience délicieuse. »
Ryan Murphy, connu pour son travail sur les séries récompensées aux Golden Globes « Nip/Tuck » et « Glee », a été acclamé pour la finesse et le réalisme de ses dialogues. Il a écrit le scénario de Mange, Prie, Aime avec Jennifer Salt, avec qui il avait déjà collaboré sur « Nip/Tuck ».
Julia Roberts note : « Ryan et Jennifer ont fait une adaptation très respectueuse du livre. Ryan était vraiment en phase avec Elizabeth Gilbert. Ils ont beaucoup discuté et ils ont essayé de rester très fidèles à l’histoire. Bien sûr, comme dans toutes les adaptations, certains passages du film sont un peu différents, mais nous avons toujours protégé le cœur de l’histoire, le voyage et la découverte de soi d’Elizabeth. »
Ryan Murphy raconte : « La beauté du livre, et la raison qui m’a poussé à l’adapter, réside dans le message qu’il véhicule : « Osez briser vos chaînes ». J’aime beaucoup cette idée. Elle m’a touché personnellement parce que j’ai tendance à m’enfermer dans des habitudes et à faire chaque jour les mêmes choses. Par exemple, j’aime beaucoup la scène à Rome où Julia passe l’après-midi à déguster un délicieux repas. C’est ce que j’essaye de faire dans ma vie de tous les jours : je m’efforce de savourer tous les petits plaisirs de la vie. C’est ce que j’ai appris en travaillant sur ce projet. »
Jennifer Salt déclare : « Quand Ryan m’a donné le livre, ce n’était pas dans l’optique d’en faire un film, il me l’a juste recommandé en tant qu’ami. Il m’a dit : « En lisant ce livre, j’ai eu l’impression de t’entendre parler. Je crois que tu vas beaucoup l’aimer. » Et j’ai effectivement adoré, parce que c’était franc, honnête et authentique. Quand Ryan m’a dit qu’il allait obtenir les droits et qu’il voulait écrire une adaptation avec moi, cela a été un moment magique. »
Le thème du livre, rester fidèle à soi-même, est devenu le fil conducteur de l’histoire. Bien qu’Elizabeth Gilbert fasse un fantastique voyage à travers le monde, l’élément le plus important de l’histoire reste son parcours intérieur. La productrice
Dede Gardner explique : « Les gens ont aimé ce livre parce que le voyage intérieur d’Elizabeth, sa quête d’elle-même, sonnait juste. C’est un voyage que chacun peut faire à sa façon, n’importe où dans le monde. J’ai aussi été séduite par la curiosité d’Elizabeth, son attirance pour l’inconnu. C’est une femme qui adore rencontrer des gens différents, et découvrir des langues, des plats, des cultures et des coutumes nouvelles. » Trouver un équilibre entre le voyage physique et le parcours intellectuel d’Elizabeth Gilbert a été la clé pour adapter le livre à l’écran. L’intrigue qui fait progresser l’histoire est le voyage d’Elizabeth depuis New York jusqu’en Italie, en Inde et en Indonésie, et il était important pour les cinéastes de montrer aux spectateurs que le défi personnel d’Elizabeth, son voyage à travers le monde, est « un voyage difficile et solitaire », comme l’explique
Dede Gardner. Ce voyage était l’élément qui devait permettre aux pages du livre de prendre vie sur le grand écran.
Ryan Murphy et Jennifer Salt ont rencontré plusieurs fois
Julia Roberts et
Dede Gardner pour discuter des passages du livre que chacun préférait. Leurs impressions se rejoignaient souvent, mais chacun se retrouvait aussi dans des choses différentes, et ces discussions intimes et passionnées ont servi de base pour l’écriture du scénario. Elizabeth Gilbert a bien sûr été une source importante de conseils et d’informations pour les deux scénaristes. Pendant l’écriture du scénario,
Ryan Murphy a échangé de nombreux emails avec l’auteur, qui leur a fourni toutes les réponses dont ils avaient besoin sur son voyage et ses motivations. Par exemple, durant l’écriture de la partie du film qui se déroule en Italie,
Ryan Murphy et Jennifer Salt pensaient que le repas de Thanksgiving avec tous ses amis italiens pouvaient être l’événement clé autour duquel s’articulait toute cette partie du film. Lorsqu’ils demandèrent à Elizabeth Gilbert ce qui, dans ce repas, avait été aussi important pour elle, elle leur expliqua qu’à ce moment, au tout début de son voyage, elle ne savait pas encore si elle pouvait être heureuse pour elle-même, mais qu’elle a su alors intimement qu’elle pouvait être heureuse pour les autres.
Dede Gardner raconte : « Elle nous a dit que ce moment avait été comme une étincelle de vie. Ce sont des instants comme celui-ci qui nous ont aidés à faire avancer la narration. »
Dede Gardner a toujours su que le seul choix possible pour jouer Elizabeth Gilbert était
Julia Roberts. La productrice explique : « Quand j’ai lu le livre pour la première fois, cela m’a semblé évident : ce devait être
Julia Roberts. Je n’avais jamais travaillé avec elle et j’ai vraiment été époustouflée par son talent. Elle joue une très large gamme d’émotions dans ce rôle, de la fragilité à la résolution, du désespoir à l’euphorie, et de l’indécision à l’assurance. Julia a très bien compris les hauts et les bas d’Elizabeth. »
Julia Roberts raconte : « Comme cette histoire s’étend sur une année de la vie d’Elizabeth, elle passe par de nombreux états émotionnels. Entre son divorce, le voyage, ses rencontres avec des inconnus et ses hésitations, c’était une occasion unique de jouer un personnage complexe et fascinant. « Au début du film, la vie d’Elizabeth part un peu en morceaux, et elle ne sait pas vraiment pourquoi. C’est une voyageuse, elle a toujours voyagé, et son instinct lui dicte de faire son sac et de partir. Bien sûr, tout le monde ne peut pas faire comme elle, mais ce n’est pas le véritable sujet du film. Son voyage est passionnant, mais le cœur du film reste sa découverte d’elle-même et de ce qu’elle veut dans la vie. »
Julia Roberts poursuit : « Ce genre de réflexion sur soi-même n’est pas facile et c’est ce qui rend le voyage d’Elizabeth remarquable. La voir prendre ce temps pour elle-même est très intéressant et très encourageant. C’est une chose courageuse et admirable, dans ce monde tellement pressé, que de s’arrêter et d’essayer de comprendre ce qui est bien pour soi. »
Viola Davis, qui joue Delia, la meilleure amie d’Elizabeth dans le film, déclare : « Elizabeth Gilbert et
Julia Roberts se ressemblent beaucoup. Quand j’ai lu « Mange, prie, aime », j’ai pensé qu’Elizabeth ne réalisait probablement pas à quel point elle est quelqu’un de fantastique. Elle est capable de se faire des amis dès qu’elle arrive quelque part. J’ai pensé la même chose de Julia, les gens sont attirés par son charisme et son esprit. C’est quelqu’un de lumineux. »
Julia Roberts a eu l’occasion de rencontrer Elizabeth Gilbert à Rome. Elle raconte : «
Ryan Murphy était en contact avec elle depuis la préproduction, mais je voulais la jouer selon mon instinct et tourner une bonne partie du film avant de la rencontrer. Pour moi c’était important. C’est une personne adorable avec une façon de parler très spécifique, et je ne voulais pas l’imiter. C’est une femme formidable, une belle âme. »
Tout comme le casting de
Julia Roberts était une évidence, les cinéastes n’envisageaient pas de tourner ailleurs que dans les lieux qu’Elizabeth Gilbert a visités durant son voyage.
Ryan Murphy explique : « C’était notre Saint Graal, nous avons essayé de tourner le plus possible dans les lieux que décrit Elizabeth. Pour certains cela a été facile, en particulier pour les endroits célèbres qu’elle a visités à Rome. Pour d’autres, nous avons eu de la chance. Nous avons par exemple pu filmer dans la vraie maison de Ketut Liyer, un personnage important de la séquence qui se déroule à Bali. Nous avons passé beaucoup de temps durant la préproduction à chercher les endroits exacts du livre. Nous sommes allés à trois reprises dans trois pays différents pour les trouver. Quand nous ne pouvions pas tourner dans un lieu pour des raisons diverses, nous prenions une quantité folle de photos pour le recréer ailleurs. Comme le livre est très connu, il était important pour moi en tant que réalisateur de rester fidèle aux lieux qu’Elizabeth a visités. »
Richard Jenkins, qui joue Richard du Texas, un personnage important de la partie du film qui se déroule en Inde, explique : « Cela a été une expérience fantastique de tourner dans tous ces lieux exotiques. J’habitais dans une petite ville du Midwest quand j’étais enfant, et j’ai découvert le monde grâce aux films que j’ai vus étant jeune. Le cinéma m’a fait connaître des endroits que je n’aurais jamais pu voir autrement. C’était donc très important à mes yeux de tourner en Inde, nous n’aurions pas pu faire ce film ailleurs. La chaleur, l’ambiance, le climat, les gens, c’est un monde complètement différent. »
Non seulement le film a été tourné dans les vrais lieux de l’histoire, mais il l’a été dans l’ordre chronologique, d’abord à New York, puis en Italie, en Inde et à Bali.
Julia Roberts remarque : « Cela nous a permis de vivre les mêmes choses qu’Elizabeth, la même progression émotionnelle. Ce fut une expérience incroyable. »
Le producteur exécutif
Stan Wlodkowski raconte : « En parlant avec
Ryan Murphy et
Dede Gardner, nous avons réalisé qu’il y avait quelque chose de très spécial dans chaque lieu visité par Elizabeth à l’étranger, et que les gens allaient vouloir accomplir le même voyage en venant voir le film. Le studio et nous avons décidé à l’unanimité de tourner à New York, en Italie, en Inde et à Bali, dans le même ordre que dans son livre. Je ne pense pas avoir à nouveau l’occasion de tourner ainsi. D’une certaine façon, nous avons fait quatre films différents. » Un des premiers casse-tête des cinéastes a été d’organiser le planning de tournage du film qui, en plus de la disponibilité des acteurs, devait prendre en compte le recrutement des équipes locales, la météo et les déplacements. Certains lieux de tournage disposaient d’infrastructures dédiées au cinéma car de nombreux films y avaient déjà été tournés, alors que d’autres, comme Bali, n’avaient jamais accueilli de tournage de cette ampleur.
Dede Gardner raconte : « Quand nous avons commencé à tourner à New York, il y avait toujours un bureau de production ouvert quelque part dans le monde, 24 heures sur 24. Nous avions des bureaux pour le casting, pour les décors, les constructions et les costumes aux quatre coins de la planète. »
New York
Le tournage a débuté à New York. C’est dans cette ville que l’on explore, à travers sa relation avec deux hommes, son ex-mari Stephen, et son amant David, les raisons qui ont poussé Elizabeth Gilbert à partir.
Dede Gardner raconte : « Le choix de l’acteur pour le rôle de Stephen était crucial. C’est un couple qui ne s’aime plus. Ils ont tout ce dont ils peuvent avoir besoin matériellement parlant, mais ils attendent autre chose de la vie. Ils n’étaient pas faits pour vivre ensemble, cependant cela ne rend pas leur histoire moins intéressante pour autant. Trouver le bon acteur pour Stephen était important parce que nous avions besoin de faire comprendre au public pourquoi ils sont tombés amoureux, et pourquoi ils ne le sont plus. Nous voulions aussi montrer que c’était une histoire ordinaire, qui est arrivée, arrive et arrivera encore, et que l’ex-mari n’est pas forcément un sale type. »
Stephen est interprété par
Billy Crudup. L’acteur raconte : « L’histoire montre ce qu’a été le mariage d’Elizabeth et Stephen à toutes les étapes. On voit comment ils se sont rencontrés, le début de la crise existentielle d’Elizabeth, et comment, d’une façon étrange, Stephen l’a mise sur les rails et l’a poussée vers sa quête spirituelle. »
David, qui est joué par
James Franco, adore Elizabeth et rallume en elle des passions qu’elle croyait avoir perdues à jamais.
Dede Gardner observe : « Si vous n’aimez pas la personne qu’elle devient après avoir quitté son mari, l’histoire ne peut pas marcher. James était le seul acteur au monde capable de jouer ce rôle, parce qu’il est adorable, sexy et très cérébral, et aussi parce qu’il a un cœur énorme et une grande générosité. »
James Franco raconte : « Quand David rencontre Elizabeth, elle cherche plusieurs choses. Elle cherche une histoire d’amour, mais aussi un sens plus profond, plus spirituel à sa vie. Peut-être que c’est une relation qui ne va pas durer, mais plusieurs choses positives s’en dégagent et elle contribue à lancer Elizabeth dans sa quête. » Pour
James Franco et
Julia Roberts, le défi a été de trouver une alchimie de couple en très peu de temps.
James Franco explique en souriant : « On a couché ensemble dans la première scène que nous avons jouée, et en fin de journée nous avons rompu. Cela a été pour le moins intense ! »
La conscience et la voix de la raison d’Elizabeth s’expriment à travers sa meilleure amie et éditrice, Delia, qui est jouée par l’actrice nommée à l’Oscar
Viola Davis. Le personnage de Delia est un mélange de plusieurs amies dont Elizabeth Gilbert parle dans son livre.
Viola Davis observe : « Delia est suffisamment ouverte pour écouter Elizabeth. Même si elle désapprouve parfois ce qu’elle fait, elle est toujours de son côté et prête à l’encourager. »
Dede Gardner déclare : «
Viola Davis est une actrice fantastique. Elle est vraiment très drôle. Elle a su nous faire rire aux bons moments, mais elle a aussi apporté beaucoup de gravité dans les scènes où Elizabeth dit qu’elle va faire sa valise et partir faire le tour du monde. »
En lisant le livre,
Viola Davis a tout de suite compris pourquoi il avait touché la corde sensible des lecteurs partout dans le monde. Elle explique : « Une amie m’a donné le livre à une certaine époque de ma vie en pensant qu’il pouvait m’aider. Cela a été une révélation. C’était facile à lire, et cela a plu aux gens parce que c’était honnête, courageux, profond et léger en même temps. » Depuis le début,
Ryan Murphy voulait que l’ambiance au début du film à New York soit oppressante pour souligner l’envie qu’a Elizabeth de tout quitter. Les décors choisis à New York s’étendent des rues de Manhattan à Tribeca (le bureau de Delia), Brooklyn (l’appartement de Delia et la laverie) et l’East Village, jusqu’à Cold Spring Harbor à Long Island. La scène de dispute entre Stephen et Elizabeth en présence de l’avocat du divorce a été filmée au 36e étage d’un immeuble de bureaux situé sur la 6e avenue possédant une vue imprenable sur l’Empire State Building.
Le tournage à New York terminé, les 40 Américains de Mange, Prie, Aime se sont envolés pour un voyage à travers le monde durant lequel ils ont travaillé avec des équipes locales.
L’Italie
C’est en Italie, et à Rome en particulier, qu’Elizabeth a commencé à nourrir son âme. Là, elle a pris le temps d’apprécier des plaisirs simples comme manger et discuter avec des amis, et a découvert le bonheur de la « dolce far niente », le plaisir de ne rien faire.
Julia Roberts raconte : « Rome est une ville qui vous accueille à bras ouverts. J’ai eu la chance d’y travailler plusieurs fois. C’est une cité très accueillante et un excellent choix pour la première étape du voyage d’Elizabeth. »
Dede Gardner ajoute : « A Rome, on vit pleinement l’instant – une chose que les Américains ne savent pas faire. C’est une ville qui vous oblige à savourer le moment présent. C’est une chose formidable, et quand vous avez posé vos valises et oublié vos frustrations pour vous installer, vous vous dites que les Italiens ont compris quelque chose. » Les amis d’Elizabeth Gilbert sont joués par un ensemble éclectique d’acteurs européens.
Dede Gardner raconte : « On ne peut pas feindre le genre d’alchimie que
Julia Roberts et ses partenaires ont développée pour jouer Elizabeth et ses amis. Des acteurs comme
Luca Argentero, qui joue Giovanni, étaient tout simplement parfaits. A chaque fois que vous engagez un acteur, vous espérez que les liens d’amitié qu’il va tisser avec ses partenaires vont dépasser ce qui est écrit dans le scénario. C’est encore plus difficile quand il faut créer un groupe d’amis, mais les acteurs que nous avons choisis étaient formidables, en tant qu’artistes et en tant qu’êtres humains. J’avais toujours envie de m’asseoir à leur table. »
Luca Argentero raconte : « Nous, les Italiens, sommes un peuple de voyageurs, et nous avons le sens de l’hospitalité. Pour nous, le stress est une sale maladie. Elizabeth apprend que l’on peut s’arrêter et réfléchir, savourer la vie, être plus indulgent avec soi-même et ne pas s’en faire. C’est pour cela que l’Italie était le meilleur endroit où commencer son voyage. » En Italie, Elizabeth a soudainement pris conscience du bonheur des autres. Elle a vu tomber amoureux ses amis Giovanni et Sofi (jouée par l’actrice scandinave couronnée
Tuva Novotny) ; et Giulio (
Andrea Di Stefano) et Maria (
Elena Arvigo) former une famille heureuse et unie avec leurs enfants. Elle a écouté les conseils de Luca Spaghetti (
Giuseppe Gandini) et de la mère de Giovanni, Ruffina (
Lydia Biondi) – tout cela bien sûr, en dégustant avec plaisir des plats tous plus délicieux les uns que les autres.
Andrea Di Stefano note : « Manger est un rituel en Italie. La nourriture tient une grande place dans notre culture, c’est une chose qui se transmet de génération en génération. »
Tuva Novotny raconte : « Elizabeth et Sofi sont toutes les deux comme des poissons hors de l’eau, elles cherchent leur chemin dans ce pays qui leur est étranger. La culture italienne est une culture très ouverte et très chaleureuse où les gens s’embrassent, s’étreignent, et expriment librement leurs pensées et leurs sentiments, et je pense que c’est très rafraîchissant pour Sofi et Elizabeth, même si elles sont à des étapes complètement différentes de leur vie. »
Julia Roberts raconte : « Le groupe de personnes qui deviennent les amis d’Elizabeth à Rome est composé de personnages débordants de vie. Dans toutes les scènes, nous parlions en italien à cent à l’heure en nous régalant de pâtes et de vin, c’était très amusant à jouer. »
La célèbre styliste culinaire Susan Spungen, qui avait déjà apporté son expérience au film Julie et Julia de Nora Ephron, était présente sur le plateau durant le tournage à Rome pour cuisiner tous les plats du film. Les cinéastes lui ont aussi confié la lourde tâche d’organiser le repas de la scène de Thanksgiving avec tous les accompagnements. Pour le tournage de cette séquence, Susan Spungen a cuisiné vingt dindes. Chaque jour, sur le plateau, les acteurs et l’équipe discutaient des pâtes, poissons et plats succulents qu’ils avaient dégustés la veille dans les restaurants de la ville, dont la fréquentation assidue laissa à tout le monde quelques kilos en trop.
L’Inde
Si Rome a aidé Elizabeth à laisser derrière elle son ancienne vie et à apprendre à être heureuse, l’Inde lui a fait découvrir un autre monde. Ayant réappris à aimer la vie, Elizabeth ressent le besoin de trouver un sens à son existence.
Dede Gardner explique : « Après avoir fait l’expérience de la « dolce far niente », le plaisir de ne rien faire, Elizabeth cherche quelque chose de plus profond. L’Inde est un endroit trépidant, et pourtant elle s’y rend pour trouver la paix. Son objectif est de méditer et de réfléchir sur elle-même, et c’est ce que l’ashram peut lui apporter, et ce que Richard du Texas ne cesse de lui dire. En Inde, elle apprend à cesser d’essayer de contrôler les choses. »
Julia Roberts raconte : « Elizabeth arrive en Inde comme une jeune fille avec son sac à dos et son rêve d’aller dans un ashram pour y trouver la paix. Ce qu’elle découvre, c’est que les choses ne sont pas aussi simples que cela. »
En écrivant cette partie du film, les deux scénaristes ont pu compter sur l’expérience personnelle de Jennifer Salt qui, quand elle était jeune, a étudié dans un ashram de New York. Elle raconte : « C’est une partie de l’histoire qui me touche personnellement, j’avais donc de grandes ambitions pour elle. Dans un ashram, vous méditez et vous faites des exercices qui vous permettent de purifier votre esprit et votre cœur, et de trouver l’amour et la solution à vos problèmes. Vous y allez aussi pour rencontrer le gourou et recevoir ses enseignements. C’est difficile à expliquer, mais quand vous y êtes, vous savez ce qu’est l’amour et vous le ressentez au fond de vous-même, parce qu’il est tout autour de vous. »
Un vent de fraîcheur a soufflé sur le plateau quand toute l’équipe a accueilli l’acteur nommé à l’Oscar
Richard Jenkins, qui joue Richard du Texas, l’ami inattendu d’Elizabeth et son confident à l’ashram.
Dede Gardner explique : « Après plusieurs semaines de tournage, nous avons vu arriver cet homme formidable,
Richard Jenkins, qui a joué son personnage avec une justesse incroyable. Julia et lui ont été en phase dès la première scène qu’ils ont tournée ensemble, dans la salle à manger de l’ashram. »
Richard Jenkins commente : « Richard du Texas est un convaincu et un passionné, il dit ce qu’il pense et ne revient pas sur ses positions. C’est un personnage fort, comme Elizabeth. Il se retrouve beaucoup en elle. »
Julia Roberts note : « Richard du Texas et Elizabeth se heurtent au moment même où elle arrive à l’ashram. Dès les premières minutes, il se moque d’elle, c’est sa façon de l’aider à avancer dans sa quête personnelle. Il sent qu’ils ont beaucoup en commun elle et lui, et
Richard Jenkins l’a joué avec beaucoup d’humour. Cela a été une expérience fabuleuse de travailler avec lui, un vrai plaisir. » Avant de jouer son rôle,
Richard Jenkins a eu l’occasion de parler avec le vrai Richard du Texas, peu avant son décès. L’acteur raconte : « Au début je voulais créer ma propre interprétation du personnage, mais après avoir lu le scénario, je me suis dit qu’il fallait absolument que je le rencontre. Je l’ai donc appelé. Il était vraiment très gentil, plein d’humour, et je lui ai posé un tas de questions. Il a perdu beaucoup de choses dans sa vie, pour la plupart de son propre fait. Je lui ai demandé comment il vivait tout cela, comment il trouvait la paix dans sa vie, en lâchant prise et en allant de l’avant. C’est pour cela qu’il était à l’ashram. C’était un homme incroyable. »
Richard Jenkins continue : « L’ashram est un lieu qui accueille ceux qui cherchent quelque chose, qui essayent de grandir, d’affronter leurs peurs, et qui s’interrogent sur leur vie. Ils veulent trouver la paix, comme nous tous, mais certains font un peu plus d’efforts que d’autres pour y parvenir. C’est difficile, cela demande beaucoup de travail. »
La partie du film qui se déroule en Inde est aussi interprétée par
Rushita Singh, qui joue Tulsi, une jeune Indienne de dix-sept ans qui se lie d’amitié avec Elizabeth à l’ashram. Tulsi va être mariée par ses parents à un homme qu’elle n’a jamais rencontré. Même si elles viennent de deux mondes complètement différents, Elizabeth voit son propre reflet dans la future mariée et leur amitié va naître à l’occasion d’une rencontre très spéciale durant laquelle elles vont se confier l’une à l’autre.
Julia Roberts raconte : « Rushita était magnifique dans sa robe de mariée indienne, vraiment époustouflante. Les costumes et les décors du mariage étaient très élaborés et montraient une fois de plus toute l’étendue du talent de notre chef costumier,
Michael Dennison, et de notre chef décorateur,
Bill Groom. »
La plupart des scènes en Inde ont été filmées dans un ashram. Les cinéastes ont eu beaucoup de mal à trouver un ashram pouvant accueillir l’équipe de tournage en raison des pratiques religieuses hindoues.
Bill Groom explique : « Je suis allé en Inde avec notre producteur exécutif
Stan Wlodkowski un an avant le tournage, et pendant deux semaines nous avons visité des ashrams dans tout le pays. Un de nos décorateurs indiens a appris qu’il y avait un ashram à deux heures de New Delhi qui accepterait peut-être le tournage d’un film. Nous avons donc rencontré le Swami de cet ashram qui nous a dit que nous pouvions filmer à l’intérieur tant que cela ne gênait pas les activités quotidiennes de l’ashram. Nous avons donc été très discrets. » Il ne s’est pas passé un seul jour sans que les élèves ou les fidèles de l’ashram ne se mélangent aux acteurs et passent dans le cadre de la caméra, une rencontre des cultures qui s’est faite en toute harmonie. Certains décors construits pour le film dans l’ashram ont été laissés sur place après la fin du tournage et profitent désormais à ses élèves.
Stan Wlodkowski commente : « Quand un film se déroule dans un endroit religieux ou spirituel, le tournage est toujours un défi. Vous devez faire votre travail, mais vous filmez aussi quelque chose de très personnel, et cela vous pousse à le faire de la façon la plus correcte et la plus respectueuse qui soit. Toute l’équipe connaissait parfaitement toutes les coutumes qui devaient être respectées quand la caméra tournait et ne tournait pas. »
L’Indonésie
Après avoir retrouvé le goût de la vie en Italie et la paix intérieure en Inde, Elizabeth est prête à recevoir son dernier enseignement à Bali : l’équilibre.
Julia Roberts raconte : « Elizabeth était déjà allée à Bali où on lui avait prédit qu’elle reviendrait un jour. Je pense que c’est ce qui l’a guidée vers la dernière étape de son voyage. A Bali, elle va apprendre à trouver l’équilibre, une leçon qu’elle n’était pas prête à recevoir quand elle est venue pour la première fois. »
Son divorce et sa rupture avec David figurant parmi les raisons qui ont poussé Elizabeth à changer de vie, elle ne s’attendait pas à trouver un nouvel amour en arrivant à Bali. Alors qu’elle vient de découvrir comment être heureuse seule, elle rencontre Felipe. Bientôt, elle ne cesse plus de penser à lui, et elle se demande si elle est prête à le laisser entrer dans sa vie sans risquer de perdre l’équilibre qu’elle vient tout juste de retrouver. La productrice
Dede Gardner raconte : « Les mécanismes de cette histoire d’amour sont ceux que l’on retrouve inévitablement à travers les hommes et les âges. Elizabeth s’interroge sur ce nouvel amour qu’elle sent en elle et essaye de lui échapper, pour finalement comprendre qu’elle ne peut pas vivre sans cet homme et revenir vers lui, en espérant qu’il n’est pas trop tard. Il y avait une alchimie formidable entre
Julia Roberts et
Javier Bardem, qui joue Felipe. Ils étaient parfaits ensemble. »
Javier Bardem commente : « J’étais très curieux, et aussi très nerveux, à l’idée de travailler avec
Julia Roberts. J’ai énormément d’admiration pour elle et j’aime beaucoup ses films, mais je ne l’avais jamais rencontrée personnellement. Je suis arrivé alors que le tournage avait commencé depuis longtemps et je ne voulais pas changer le rythme des choses. Julia a été aussi accueillante qu’on peut l’être, et vraiment très drôle. Elle a une telle intensité quand elle joue que c’en est intimidant. »
Julia Roberts observe : « Quand nous sommes arrivés à la dernière partie de ce long tournage à travers le monde, l’arrivée de
Javier Bardem a insufflé une énergie et une joie nouvelles au film et à toute l’équipe. Il est fantastique dans le rôle de Felipe parce qu’il est très humain et naturel. »
D’origine espagnole,
Javier Bardem a joué son rôle avec un accent brésilien. Pendant les répétitions à New York, l’acteur oscarisé a dîné avec l’homme qui a inspiré le personnage de Felipe, Jose Nunes.
Dede Gardner explique : « Felipe ne correspond pas au cliché du latin lover, et Javier ne voulait pas le jouer de cette façon. Felipe est un homme qui a eu le cœur brisé et dont les enfants sont maintenant adultes. Il est calme, drôle, et il vit sa vie avec simplicité. »
Javier Bardem raconte : « J’ai lu le livre tout de suite après avoir lu le scénario. Il parle d’une chose que nous connaissons tous, les peines de cœur et comment surmonter la souffrance, mais il y a aussi beaucoup d’humour dans cette histoire. Je dois dire qu’elle m’a profondément touché. Nous passons notre temps à essayer d’être quelqu’un d’autre, soit parce que nous n’aimons pas ce que nous sommes, soit parce que nous voulons que les gens nous aiment et nous acceptent. Felipe est au-delà de ça, et pour Elizabeth c’est très rafraîchissant de rencontrer un homme avec qui elle peut être telle qu’elle est, et qui va tomber amoureux d’elle pour ce qu’elle est vraiment. C’est un message très fort. »
Le guérisseur et homme médecine balinais Ketut Liyer, dont le nom se traduit littéralement par « lumière vive » et qui est joué par
Hadi Subiyanto, joue un rôle important dans le voyage d’Elizabeth, sa sagesse et ses paroles étant la raison qui la pousse à revenir à Bali. Leur amitié est basée sur un échange de compétences.
Dede Gardner explique : « Elle écrit des carnets et lui apprend l’anglais, et en échange il l’écoute et lui donne ses conseils de guérisseur quand elle en a besoin. Ketut est un personnage très important parce qu’il pousse Elizabeth à faire marche arrière et à aller vers Felipe quand elle se trouve à un carrefour de sa vie et qu’elle doit prendre une décision. Quoi qu’elle puisse penser, la vérité est au fond d’elle-même et personne d’autre qu’elle ne la détient. » Trouver un acteur pour jouer Ketut a été un véritable défi. Un soir, à leur hôtel à Jakarta, les cinéastes remarquèrent un joueur de flûte nommé
Hadi Subiyanto et lui demandèrent de passer une audition pour le rôle, même s’il n’avait jamais joué la comédie et ne savait même pas qui était
Julia Roberts. Celui-ci raconte : « Peu après, j’étais dans l’avion pour Bali. Ce travail est une immense chance pour moi. C’est la deuxième plus grande chose qui soit arrivée dans ma vie. La première a été ma naissance, et la seconde, jouer dans ce film. Je suis vraiment heureux. »
Autant de style que de monde
Sur chaque film, le chef décorateur et le chef costumier travaillent en étroite collaboration avec le réalisateur pour concevoir l’aspect visuel du film et renforcer l’histoire et l’arc des personnages. Pour le chef décorateur
Bill Groom et le chef costumier
Michael Dennison, MANGE, PRIE, AIME nécessitait quatre styles différents, un pour chaque pays, ce qui les a poussés à se demander comment allait se dérouler le voyage d’Elizabeth, et comment il pouvait être rehaussé visuellement par les décors et les costumes.
Bill Groom raconte : « Dès ma première rencontre avec
Ryan Murphy et
Dede Gardner, j’ai senti que ce film allait être très intéressant sur le plan créatif, et je n’ai pas été déçu. » Le chef décorateur a travaillé pendant six mois sur le film avant le début du tournage. Une des premières choses que
Ryan Murphy,
Dede Gardner,
Stan Wlodkowski et
Bill Groom ont faite durant la préproduction a été de partir en voyage à la recherche des décors du film. En découvrant les lieux décrits par Elizabeth Gilbert dans son livre, l’imagination du chef décorateur s’est enflammée.
Bill Groom commença à dessiner les décors en se basant sur les quatre éléments, la terre, l’air, le feu et l’eau, qui représentent respectivement le style et l’ambiance de New York, Rome, l’Inde et Bali. Vivant à New York, à Brooklyn,
Bill Groom n’a eu aucun mal à concevoir les décors de cette partie du film. L’image qu’il donne de New York est celle d’une grande ville liée à l’élément terre avec des gris, des noirs et des bruns, et des textures comme le béton, le granit et la pierre qui illustrent la noirceur de la vie dans laquelle Elizabeth se sent coincée. Cette ambiance donne le ton émotionnel de l’histoire.
Michael Dennison commente : « L’ambiance la plus froide du film est celle de New York, et cela se reflète dans les costumes. Ce sont ceux qui sont les moins colorés du film. C’est un monde sombre et privé de couleurs. »
Pour
Ryan Murphy, la partie du film qui se déroule à Rome devait refléter la profonde solitude que ressent Elizabeth après ses deux ruptures, un vide que
Bill Groom a illustré en s’appuyant sur l’élément air. La plupart des scènes se déroulent en automne, une saison où il y a beaucoup de vent dans la cité vieille de plus de 2000 ans.
Bill Groom raconte : « Rome est la ville où Elizabeth reprend son souffle. Elle ouvre les fenêtres, les rideaux s’envolent, et elle finit par laisser sa vie à New York derrière elle avant de prendre une profonde inspiration et de commencer à manger. »
Bill Groom ajoute : « Pour créer un contraste avec les couleurs de New York, j’ai choisi les teintes claires, crémeuses et blanches du vent et de l’air. » Pour Rome, le chef costumier a opté pour des couleurs automnales, tout d’abord parce qu’Elizabeth s’y trouve à cette époque de l’année, mais aussi parce qu’elles reflètent selon lui la ville et ses habitants. A travers ses costumes, les spectateurs voient Liz épouser de plus en plus l’esprit italien et devenir plus à l’aise dans son environnement.
Michael Dennison commente : « Les Italiens ont une sensualité qui leur sort par tous les pores de la peau et qui se retrouve aussi dans leur ville, leur cuisine et bien sûr dans leur façon de s’habiller. Il fallait que l’on ressente le fait qu’Elizabeth se sent de plus en plus chez elle à Rome, et pour y parvenir j’ai fait évoluer ses costumes jusqu’à ce qu’ils ressemblent à ceux de ses amis italiens. »
Dès son premier voyage de repérages en Inde, quand il est sorti de l’avion,
Bill Groom a su que l’élément de l’Inde allait être le feu. Alors qu’Elizabeth essaye de reprendre le contrôle de sa vie, ses émotions explosent dans une gerbe de rouges et d’orangés. Le chef décorateur raconte : « J’ai lu quelque part que l’Inde était le pays le plus décoré du monde ; même les choses les plus simples et ordinaires, comme un camion, sont décorées avec des couleurs, différentes textures et tout un tas d’objets. » Au sujet des costumes de cette partie du film,
Michael Dennison déclare : « L’Inde est devenue une débauche de couleurs confrontée au calme de la spiritualité. L’Inde est un lieu unique et mystique. C’est le centre de la vie spirituelle. Les gens s’entourent de couleurs très vives, et l’énergie qui se dégage de ces couleurs les rend intensément vivants. Nous avons délibérément appuyé certaines couleurs pour raconter notre histoire. Il était très important de transmettre de façon psychologique et subliminale aux spectateurs cette notion de pulsion de vie. »
Bill Groom a aussi créé les décors d’un mariage indien. Il raconte : « En Inde, même les mariages les plus modestes sont des fêtes très colorées, décorées et animées auxquelles participe toute la communauté. Le nôtre était si convaincant que certains membres de la communauté où nous avons filmé étaient un peu contrariés de ne pas avoir été conviés aux festivités. »
A Bali,
Bill Groom a été saisi par la beauté des paysages naturels. Dans cette partie du film, l’histoire d’amour entre Elizabeth et Felipe, quand Elizabeth trouve son propre équilibre, se reflète dans les teintes bleues et vertes de l’élément aquatique. Le chef décorateur
Bill Groom commente : « Quand on arrive à Bali, on est frappé par le reflet du ciel dans les rizières en terrasses, les rivières grondantes, les lacs volcaniques et les plages qui sont encore telles qu’aux premiers jours du monde. Ryan et moi voulions absolument faire ressentir cet émerveillement à travers les images du film. » A Bali, Elizabeth se sent vivante et libre, ce que souligne la richesse des couleurs de sa garde-robe.
Michael Dennison raconte : « C’est la partie la plus intense du film, Elizabeth va éprouver des émotions aussi différentes que bouleversantes et montrer sa fragilité à travers son
amour pour Felipe. »