Le casting est un élément vital de tout film. Les créateurs de
Marmaduke ont dû relever un triple challenge. Ils ont dû recruter : les acteurs « humains » du film (
Lee Pace,
Judy Greer,
William H. Macy…), les voix des personnages (
Owen Wilson,
George Lopez…) et des animaux spécialement formés pour les rôles principaux. Ces derniers, qui demandaient un maximum de préparation, ont été les premières recrues.
Tom Dey a pris beaucoup de plaisir au contact de ces petits génies sur pattes. Il raconte : « Nous voulions des chiens qui exprimeraient au mieux les personnalités que nous cherchions. Ils ont été très brillants et tellement réels… Avec les chiens, aucune scène ne sonne faux ; et c’est bien la première fois que mon acteur principal ne remet pas en cause mes indications de jeu ! »
Les rôles principaux ont été attribué à George, un dogue allemand (ou grand danois) de deux ans, et à son demi-frère de 70 kg, Spirit. Leurs talents respectifs ont été complémentaires et ils ont uni leurs forces pour porter
Marmaduke à l’écran.
Tom Dey explique : « George est parfait pour rester en place et respecter ses marques et Spirit, au contraire, est capable de renverser des murs ! Notre
Marmaduke est né de la combinaison des deux. »
Owen Wilson admire ces deux chiens : « Pendant l’enregistrement de ma voix, j’ai pu observer la performance des deux «
Marmaduke », George et Spirit. Ils sont impressionnants. Ce sont eux les vraies stars du film ! »
George et Spirit ont été entourés par toute une troupe d’acteurs canins. Tous ces acteurs à quatre pattes ont dû accomplir des prouesses particulières pour le film. Les dresseurs ont donc dû faire preuve d’astuce. Par exemple, la direction du regard posait problème. Les animaux n’ont pas pour habitude de regarder les humains droit dans les yeux. Le coordinateur des animaux et dresseur en chef
Michael Alexander a mis au point une solution tout à fait spéciale : les « lunettes viande ». Il s’agissait de montures de lunettes de soleil sur lesquelles étaient fixés des morceaux de nourriture. Pendant la scène, le chien suivait fidèlement le regard du comédien qui portait les lunettes. Autre technique, l’acteur pouvait aussi se coller une friandise sur le front et lui en donner régulièrement. Autant de méthodes qui ont encouragé les chiens à regarder les acteurs dans les yeux. Pas exactement du Stanislavski, mais presque…
Chaque jour, le plateau entier se mobilisait autour des chiens. Sur les feuilles de service qui indiquaient tout le travail à effectuer chaque jour, les onze premières tâches leur étaient systématiquement consacrées.
William H. Macy se souvient : « Le plateau comptait plus de dresseurs que d’acteurs. En tout, 80 chiens et 6 chats apparaissent dans le film, dont certains ont demandé jusqu’à 16 semaines de préparation avant le début du tournage. Quelques-uns ont même laissé des traces de leur passage.
Tom Dey, à ce sujet raconte : « Les gros chiens bavaient beaucoup, ils en mettaient partout. Régulièrement, je criais : « Coupez ! On essuie tout et on reprend ! ». »
L’une des scènes les plus importantes du film donne lieu à une grande compétition de surf canin qui va opposer
Marmaduke à Bosco sur la plage d’Orange County. L’idée de cette séquence est née de l’observation de véritables chiens surfeurs.
Michael Alexander savait que pour réussir une telle scène, il fallait d’abord trouver un chien qui aime l’eau. Le chien George a fait parfaitement l’affaire : il prenait la vague comme un poisson dans l’eau ! George s’est même entraîné sur une planche de surf montée sur des vérins simulant le mouvement de l’eau. Les effets visuels numériques en postproduction ont ensuite permis à
Marmaduke d’effectuer des saltos sur sa planche.
George, Spirit et tous les chiens ont été bichonnés sur les plateaux. La quasi-totalité du tournage s’est effectuée à Vancouver avec quelques séquences tournées sur des plages de Californie du Sud. Durant quelques semaines, Vancouver a connu des records de chaleur, ce qui a conduit la production à installer des tentes à air conditionné afin de garder les chiens au frais.
Le département artistique a également créé une immense décharge jonchée de voitures des années 50 et de panneaux publicitaires au néon ainsi qu’une jetée intégralement construite en plateau.