Notes de Prod. : Martyrs

    en DVD le 04 Mars 2009

Actualités

Le 2 Juillet 2008 - Martyrs échappe à l'interdiction aux mineurs

Le film d'horreur français Martyrs ne sera pas interdit aux mineurs, la Commission de classification des oeuvres cinématographiques ayant opté pour l'interdiction aux moins de seize ans, dans un deuxième avis mardi soir, a indiqué mercredi à l'AFP l'un de ses membres.

Réunie mardi dans la soirée en séance plénière, la commission présidée par Sylvie Hubac a revu le film et préconisé une interdiction aux moins de seize ans assortie d'un "avertissement", par 14 voix contre 12 en faveur de l'interdiction aux moins de 18 ans, a précisé cette source.
L'avis officiel de la commission n'était pas encore émis ce mercredi matin.
Dans un premier avis le 29 mai, la commission avait souhaité l'interdiction aux moins de 18 ans de ce thriller, en raison d'une violence jugée extrême.
Nombre d'organisations professionnelles du cinéma avaient alors dénoncé une recommandation très restrictive, rarement usitée pour les films sans scènes de sexe explicites, craignant qu'elle ne mette en péril la carrière commerciale de Martyrs et plus largement, des films de genre.

Après avoir reçu son réalisateur Pascal Laugier, la ministre de la Culture Christine Albanel - qui au final décide de l'éventuelle restriction accompagnant la sortie - avait alors convié la commission à revoir le film.
Mercredi dans un communiqué, la Société des réalisateurs de films (SRF) s'est félicitée de voir le film "échapper à la censure" grâce à la "très forte mobilisation des réalisateurs, producteurs, distributeurs, critiques de cinéma et spectateurs".
La SRF demande en outre à la ministre de la Culture de "confier dans les plus brefs délais" au Centre national de la cinématographie (CNC) une "mission de concertation, de réflexion et de proposition" sur la Commission de classification.

Martyrs relate la vengeance d'une jeune femme séquestrée et martyrisée dans l'enfance, contre ceux qu'elle pense être ses ravisseurs.
En octobre 2007, un film japonais des années 60, Quand L'Embryon Part Braconner, avait été interdit aux mineurs, de même que le film d'horreur américain Saw 3 en novembre 2006.

Le 3 juin 2008 : Martyrs en sursis

La Commission de classification des œuvres cinématographiques préconise une interdiction aux moins de 18 ans pour le film Martyrs

Le ministère de la culture a déclaré qu’il se prononcera « en fin de semaine, ou en début de semaine prochaine » sur le sort du film Martyrs de Pascal Laugier, qui risque une interdiction aux mineurs.

Cette décision intervient après une recommandation de la Commission de classification des œuvres cinématographiques. C’est à présent à la ministre de la Culture de juger si ce film, qui dépeint la soif de vengeance d’une jeune femme séquestrée et martyrisée dans son enfance, contre ceux qu’elle pense être ses ravisseurs, relève ou non d’une interdiction aux moins de 18 ans, puisque l’avis de la Commission est uniquement consultatif.

Cet avis a pourtant conduit le distributeur du film, Wild Bunch, à annuler la sortie en salles, initialement prévue pour le 18 juin.

Cependant, une menace encore plus lourde pèse sur le film, car cette mesure de restriction pourrait se transformer en « véritable censure économique » selon l’Union des Journalistes de Cinéma (UJC) : «quand un film est interdit aux moins de 18 ans, les chaînes de télévision ne peuvent plus le programmer avant minuit et elles peuvent l’acheter pour une bouchée de pain » a déclaré à l’AFP Philippe Maarek, vice-président de l’UJC.

Le film pourrait également se voir privé de diffusion dans de nombreuses salles, ce qui représenterait un manque à gagner notable. Selon la Société des Réalisateurs de Film (SRF), ce type de mesure « correspond à une interdiction quasi totale de l’exploitation du film ».

« Le degré de violence de Martyrs relève d’une simple interdiction aux moins de 16 ans comme toutes les autres œuvres de ce genre » a déclaré la SRF dans un communiqué. Elle recommande à la ministre de la Culture de « procéder à un réexamen » du film.

« Depuis le promulgation du décret du 12 juillet 2001 restaurant l’interdiction aux moins de 18 ans hors films X, c’est la première fois qu’un film d’horreur français, sans la moindre image à connotation sexuelle, écope d’un pareil avis de la Commission » a spécifié Jean-Jacques Bernard, président du Syndicat de la critique.

Chaque année, sur 500 visas délivrés pas le ministère de la Culture, « seulement un ou deux » font l’objet d’une mesure d’interdiction aux moins de 18 ans.

Interview Mylene Jampanoi

Comment avez-vous réagi à la lecture du script de MARTYRS ?

C’était très construit, hyper bien écrit, j’arrivais à visionner le film. À la lecture, c’était déjà cinématographique. Et puis, c’était quelque chose de vraiment neuf et singulier. Je me suis dit : « Si je ne fais pas ce film, je n’aurai peut-être pas l’occasion d’en faire un autre comme ça avant très longtemps... ». C’est pour ça que je voulais jouer le rôle de Lucie : ça tranchait avec les scénarios que je recevais où c’était plutôt des rôles de minettes qui n’apportaient rien de spécial à l’histoire. Le personnage de Lucie était vraiment à l’opposé de tout ce qu’on pouvait me proposer. Et j’ai adoré l’idée que Pascal puisse me voir comme ça. Dans un rôle aussi dur.

Interview Morjana Alaoui

Quelle a été votre première réaction à la lecture du scénario ?

Dès la première lecture de MARTYRS, j’ai tout de suite été prise par l’intensité de l’histoire. J’ai trouvé que le scénario avait du fond et de la matière. C’était percutant, troublant, angoissant, et touchant à la fois. Je ne pouvais m’arrêter de lire, les scènes sont puissantes et l’écriture très visuelle. J’étais absorbée par MARTYRS et son suspense permanent. J’ai refermé la dernière page du scénario et j’ai senti que je devais faire partie de cette histoire, je devais faire ce film ! -

Interview Pascal Laugier

Comment vous est venue l’idée de MARTYRS ?

Au départ, l’impulsion vient de Manuel Alduy de Canal+. Il cherchait des projets pour sa case de films de genre, et m’a fait savoir, via mon producteur, Richard Grandpierre, qu’il appréciait mon travail. Avec Richard, on a vu l’opportunité de lancer un projet assez vite, tandis que nous en développions un autre qui prenait plus de temps à financer. J’ai donc écrit le scénario dans la foulée, presque d’une traite, sur une période qui n’a pas dépassé quatre mois. Je savais aussi que ce principe de commande, pensé pour un budget précis, me laisserait une grande marge de manœuvre, que je n’aurais pas à me soucier des impératifs télévisuels. C’était une vraie liberté. Canal+ est vraiment la dernière chaîne en France qui autorise ça, c’est précieux. J’ai aussi la chance immense d’être soutenu par un producteur qui croit à mes obsessions, qui me suit... Je ne sais pas comment il se débrouille, mais Richard Grandpierre réussit à faire exister les projets les plus inhabituels... Parce que franchement, que MARTYRS ait pu se monter, c’est un petit miracle...

Interview Benoît Lestang

Comment s’est passé le tournage de Martyrs ?

En terme de quantité, Martyrs a été le plus gros boulot de ma carrière. J’ai eu autant de travail sur ce long-métrage que ce que je fais d’habitude sur quatre ou cinq films français. Il y avait donc beaucoup d’effets sanglants (égorgement, impact de balles, coups de marteau, etc). dont le plus important était le corps supplicié de Morjana. Pour cette séquence, elle devait être prête à tourner chaque jour à sept heures. On commençait donc son maquillage quotidiennement sous les coups de trois heures du matin ! En comptant le tournage, et les trois heures de démaquillage, j’avais des journées épuisantes de 19 heures.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 423 entrées
  • 1ère semaine IDF : 14 818 entrées
  • Cumul IDF : 23 461 entrées

  • 1ère semaine France : 38 236 entrées
  • Cumul France : 89 968 entrées