Notes de Prod. : Max Payne

    en DVD le 22 Juillet 2009

Le monde de Max Payne

Le directeur de la photographie Jonathan Sela et le chef décorateur Daniel T. Dorrance ont travaillé en étroite collaboration avec John Moore pour créer l’univers sombre et menaçant de Max Payne. En plus d’un éclairage en clair-obscur, ils ont utilisé une palette de teintes sourdes et désaturées qui se retrouvent dans la plupart des costumes, décors et extérieurs du film. Ces couleurs soulignent le désespoir et la solitude des personnages et confèrent au film une esthétique qui rappelle celle des grands classiques du film noir dont se sont inspirés les cinéastes, mais John Moore et son équipe ont fait de Max Payne un film riche et moderne adapté au public d’aujourd’hui.
L’équipe du film a veillé à construire des décors et à choisir des extérieurs qui permettent de camper une grande ville contemporaine, mais aussi de montrer l’univers sombre et dangereux de ses bas-fonds, cet « autre monde » qui s’étend dans l’ombre de ses tours.
Jonathan Sela déclare : « Si nous avions pu tourner ce film en noir et blanc, nous l’aurions fait. Malheureusement, c’est aujourd’hui très difficile de commercialiser un tel film. Avec John Moore, nous avons donc contourné ce problème en désaturant nos couleurs au maximum, et en créant des compositions très graphiques avec un éclairage cru et de grandes zones d’ombre. Comme tout devait être le plus monochromatique possible, nous n’avons pas utilisé d’éclairages colorés. »
Le film se déroule en hiver, au beau milieu d’une violente tempête de neige. John Moore note : « Le froid et les éléments deviennent les alliés de Max. Un vieux dicton gaélique, « cóbhoh an dólra », dit que la nature comprend et s’adapte à votre humeur. Nous avons pensé que la meilleure façon de refléter l’humeur de Max Payne était de le plonger dans un monde de ténèbres jusqu’à ce que le soleil revienne dans sa vie à la fin du film. L’hiver est son allié, son manteau d’obscurité le dissimule partout il va. »
Julie Yorn ajoute : « La neige est un élément très important du film. Par la manière dont elle interagit avec Max et influence certaines de ses actions, John Moore a créé une ambiance très lyrique. »
Dans la scène où Max saute dans une rivière à demi gelée pour échapper à ses poursuivants, John Moore a exploité l’image de la nature, et celle, héritée des films noirs, du dock désert en pleine nuit pour rendre l’action plus dramatique. Il explique : « Max n’a pas peur du froid. Il sait que la nature va l’aider à s’échapper. Ses poursuivants n’osent pas le suivre, mais Max sait que l’hiver est son allié parce que le froid a envahi son cœur. Il sait ce que c’est de vivre sans chaleur, et il tourne cette connaissance à son avantage. »

Le New York de Max Payne est un univers sombre et stylisé à mille lieux de la ville que l’on a l’habitude de voir au cinéma. Julie Yorn note : « C’est New York, avec un soupçon de réalisme en moins. »
Les cinéastes ont travaillé sur l’apparence de la ville très tôt pendant la phase de préproduction. Le superviseur des effets visuels Everett Burrell se souvient : « Toute la ville devait avoir l’air de tomber en ruine. John Moore appelait notre New York la « Ville Fantôme ». Dans le monde de Max, la cité est tellement ravagée par le crime et la drogue qu’elle est en train de mourir en s’effondrant sur elle-même. »
Le concepteur visuel Chris Rosewarne, qui a travaillé avec John Moore sur l’aspect visuel des décors, raconte : « Le film regorge d’images d’une grande force. Le Manhattan de Max Payne est décrépit et vidé de ses habitants. Max est un héros solitaire dans un monde de chaos et de conspirations. L’image que je trouve la plus marquante est celle où on le voit assis tout seul dans la cuisine sous un rai de lumière qui passe par la fenêtre. Pour moi, c’est cela, Max Payne. »

L’apparence du démon ailé a elle aussi été particulièrement soignée, John Moore voulant en faire une créature aussi effrayante qu’irréelle. Le réalisateur a privilégié les effets spéciaux physiques aux images créées par ordinateur. Construites à Toronto, les ailes de la créature étaient contrôlées par une équipe spéciale de marionnettistes. Pour les séquences où elle vole, c’est une version en images de synthèse créée à partir des ailes et de la tête sculptée de la Valkyrie qui a été utilisée.

Le tournage de Max Payne a commencé le 3 mars 2008. Il a duré 50 jours et s’est déroulé dans de nombreux lieux de Toronto, du métro au quartier des affaires en passant par les quais, ainsi que dans les studios de Cinespace et aux Toronto Film Studios. Plusieurs décors naturels ont été utilisés deux fois par les cinéastes : un entrepôt de denrées alimentaires a par exemple servi de décor pour le repaire de Mona, une arrière-salle de la boutique d’un tatoueur, et la fête durant laquelle Max rencontre Mona pour la première fois. Une verrerie abandonnée à Hamilton a quant à elle servi de décor pour les intérieurs de Ragna Rok, le quartier général de Jack Lupino.
Pour le chef décorateur Daniel T. Dorrance et son équipe, un des défis majeurs de Max Payne a été la construction du décor des bureaux du quartier général d’Aesir, où se déroule une des scènes d’action les plus impressionnantes du film. Dans cette scène, le temps semble suspendu lorsque Max court dans un couloir sous le feu de ses ennemis. Les vitres explosent, les armoires métalliques sont déchiquetées, et des milliers de feuilles de papier s’envolent sous un déluge de balles et de corps qui s’écroulent.
Huit semaines de travail ont été nécessaires pour construire et habiller ce décor gigantesque sur un plateau des Cinespace Studios. Danny White et son équipe des effets spéciaux ont ensuite passé une semaine à truffer le décor de petites charges explosives pour simuler les impacts de balles.
Le tournage de la fusillade a duré une semaine, 1280 micro-charges devant être changées entre chaque prise de vue majeure. Pendant leur mise en place, l’équipe filmait des plans de raccord et des plans de situation. Une équipe de quinze pyrotechniciens faisait son apparition sur le plateau à la fin de chaque journée de tournage pour refaire entièrement le câblage électrique des micro-charges pour la journée suivante. En même temps, les ensembliers modifiaient le décor pour refléter les destructions de plus en plus importantes. A la fin de la semaine, Max avait échappé à ses ennemis, et les bureaux étaient entièrement détruits. Au total, plus de 5000 micro-charges ont été utilisées, ainsi que 1000 capsules de sang explosives et cartouches pré-impactées pour simuler les impacts de balles.
John Moore conclut : « Lorsque vous tournez un film avec de grandes scènes de combat et de destruction, vous cherchez toujours une façon originale de mettre en scène l’action. Le réalisateur, le directeur de la photo, le coordinateur des cascades, l’équipe des effets spéciaux, tout le monde est impliqué. Vous passez votre temps à explorer de nouvelles idées, à modifier le storyboard, et à essayer de concevoir des décors adaptés à l’action. Avec MAX PAYNE, nous avons placé la barre très haut, tant au niveau de l’histoire que des cascades. Notre objectif était de créer plus qu’un film d’action : nous voulions réaliser un thriller intelligent regorgeant de scènes d’action époustouflantes qui ne vous laisse pas une seconde pour reprendre votre souffle ! »

Notes de Tournage...

Le 9 Novembre 2007 - Mark Wahlberg va incarner le héros du jeu vidéo Max Payne

La Twentieth Century Fox est en négociation avec l’acteur Mark Wahlberg pour interpréter le héros de jeu vidéo Max Payne, un des best-seller de l’éditeur Rockstar Videogame. Cette adaptation commencera en début d’année 2008 avec à sa tête le réalisateur John Moore (Le Vol Du Phoenix).

Notes de Production

Max Payne, héros d’un très célèbre jeu vidéo, est un flic désabusé aux méthodes musclées qui enquête sur une série de meurtres liés à la mort de sa femme et de son enfant. Face à lui, les forces du mal de notre monde et de l’au-delà conspirent pour dissimuler l’horrible vérité, et le faire taire à jamais.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 856 entrées
  • 1er jour IDF : 11 002 entrées
  • 1ère semaine IDF : 70 836 entrées
  • Cumul IDF : 115 742 entrées

  • 1ère semaine France : 247 578 entrées
  • Cumul France : 401 462 entrées