Notes de Prod. : Medieval Pie

    en DVD le 05 Février 2009

A propos du film

Le Décaméron est un recueil de 100 courtes nouvelles écrit en italien par Boccace entre 1349 et 1353.
Afin de fuir l'épidémie de peste noire qui ravage la ville de Florence en 1348, dix jeunes gens se réunissent, sept femmes dont la plus âgée se prénomme Pampinée et trois hommes. Pour se divertir, les personnages instaurent une règle selon laquelle chacun devra raconter quotidiennement une histoire rejoignant un thème choisi par celui qui aura été nommé roi (ou reine) du jour.

« Ce qui est très habile chez Boccace, c’est la façon dont il réunit sous une forme tangible autant d’histoires disparates » affirme Leland. « Si Le Décaméron est devenu un classique qui fascine toujours, six cents ans plus tard, ce n’est pas parce qu’on enjoint aux étudiants de le lire mais parce qu'ils prennent plaisir à le lire. Tout ce à quoi on peut s’identifier y est. Il raconte la nature humaine et de tout ce qui s'y rattache. Ce n’est pas un hasard si cette histoire attire les gens, et ce n’est pas un hasard si Chaucer et Shakespeare y ont puisé leur inspiration et lui ont même fait des emprunts. Boccace a tout bon : au fond, c’est un livre où l’on trouve un énorme appétit pour l’amour et pour la nature humaine dans toute sa splendeur. De plus, il comprend très bien le rapport de force entre les hommes et les femmes, comment on cherche sans cesse à se payer la tête l’un de l’autre. »
Dino et Martha De Laurentiis ont eu l’idée d’une version moderne du Décaméron. Ayant déjà produit deux adaptations du livre, Dino De Laurentiis connaissait fort bien le roman de Boccace, il était persuadé que le livre recelait le potentiel pour un film de plus, un film plus moderne.

Le premier défi était de trouver un auteur sensible au romantisme de Boccace et qui comprendrait en quoi ses thèmes sont pertinents pour les adolescents d’aujourd’hui. C’est Steven Spielberg lui-même qui a conseillé aux producteurs Dino et Martha De Laurentiis de choisir le réalisateur britannique David Leland, dont le premier film Too Much a séduit autant les critiques que le public.

« C’était une chance pour nous que David soit disponible » déclare Dino De Laurentiis. « Il a tout de suite été en phase avec les thèmes de l’histoire. On était très contents du scénario dès la première mouture : moderne et captivante ; il interpellait les jeunes d’aujourd’hui par ses thèmes – le sexe, l’aventure et l’amour. »

David Leland était passionné par l’idée d’adapter Boccace et son Décaméron.

« De toute évidence, Boccace avait beaucoup de bêtes noires » dit-il. « Il détestait les nantis, le clergé, le catholicisme, les bonnes sœurs et les imbéciles mariés à de jolies femmes – les types cocus et ridiculisés par l'institution du mariage. Beaucoup de ses histoires tournaient autour de ce genre de personnage et autres peccadilles. Ce sont ses cibles préférées, comme c’est le cas pour la plupart des satiristes. Boccace fut un collectionneur invétéré d’histoires, dont certaines ressemblent aux histoires grivoises qu’on peut entendre dans n’importe quel bar aujourd’hui. Puis, il y en a d’autres qui sont plus sombres et plus mystérieuses, avec un petit côté grandguignolesque, où les personnages s’entretuent au nom d’une passion pour quelqu’un ou quelque chose. Je les trouve étonnantes ! »

« De plus on ne voulait pas d'un film à sketches. Les films qui regroupent plusieurs histoires différentes me laissent sur ma faim. L’élément primordial dans l’élaboration du scénario fut une conversation que j’ai eue avec Dino. Il est très intelligent et maîtrise tous les détails du scénario. Le principe de base auquel nous revenions sans cesse était : est-ce dans l’esprit de Boccace ? Est-ce dans l’esprit du Décaméron ? C’est ça que j’avais toujours en tête. Aussi, je me sentais libre d’inventer des scénarios, des histoires et de piocher à ma guise dans toutes les différentes histoires du roman. »

Une fois le scénario terminé, il a fallu choisir le réalisateur. Martha De Laurentiis explique : « Au départ, David Leland n’était pas sûr d’être l’homme de la situation ; nous avions établi de très bons rapports en tant que producteurs et scénariste. David n’avait aucune envie de se mettre en avant en tant que réalisateur mais après avoir écrit le scénario, le réaliser s’imposait comme une évidence. »

La distribution des roles

Trouver les bons acteurs pour les personnages principaux, Lorenzo de Lamberti et Pampinea Anastagi, était un gage de réussite pour le film. Dino De Laurentiis explique : « Le secret, pour attirer les stars, c’est toujours le scénario. »

« Pour Pampinea, poursuit Martha De Laurentiis, on recherchait une jeune femme à la beauté patricienne qui était déjà sur le point de devenir une énorme star. Mischa Barton venait de remporter un joli succès avec The Oc. On lui a fait parvenir le scénario et elle a accepté. Elle était parfaite pour le rôle.

Mischa Barton raconte…

Du jour au lendemain, Mischa Barton est devenue une star grâce au succès fulgurant de la série américaine Newport Beach. Pour l’actrice, l’intérêt de jouer dans Medieval Pie était justement de créer un personnage à l’opposé de celui qu’elle joue à la télé. « Tout a commencé quand j’ai rencontré Dino. On s’est tout de suite très bien entendus. Ensuite, j’ai lu le scénario et j’ai adoré. C’était tellement différent de tout ce qu’on m’avait donné à lire précédemment. Pour moi, le scénario a vraiment saisi tout ce qu’il y a de meilleur chez Boccace. »

A propos du réalisateur, Mischa Barton poursuit : « David est très précis et maîtrise l’ensemble des éléments qui contribuent à la réalisation d’un film. De plus, ayant écrit le film, il défendait passionnément son scénario et cela s’est traduit dans ses rapports avec nous. »

David Leland parle de Hayden, Mischa, Roth…

« Hayden et Mischa forment un couple romantique magnifique » affirme David Leland. « Il y avait une vraie étincelle, une vraie alchimie à l’écran. Mais ce que j’appréciais le plus, c’était d’avoir trouvé deux acteurs qui convenaient parfaitement aux rôles. »

L’esthétique du film

Comme pour les costumes, Dino et Martha De Laurentiis avaient une idée très précise de ce qu’ils demandaient au chef décorateur Jim Clay. Plusieurs fois récompensé aux BAFTA Awards, Clay avait travaillé sur un large éventail de projets, des films d’époque tels que Stage Beauty de Richard Eyre et Onegin de Martha Fiennes aux comédies dramatiques contemporaines dont Love Actually de Richard Curtis et plus récemment, Match Point de Woody Allen.

Les costumes

Bien que l’action de Medieval Pie se déroule à l’époque de la Renaissance, pour Dino et Martha De Laurentiis il était essentiel que le film ait une résonance pour un public contemporain. Ils rejetaient tous les clichés véhiculés par d’autres films d’époque et insistaient pour que le film soit esthétiquement novateur et plein de vitalité. Les décors et les costumes étaient donc d’une importance capitale dans cette aventure.

Les décors naturels

Une histoire qui se déroule en Italie pendant la Renaissance était une aubaine pour le réalisateur et son équipe, pour profiter de sublimes décors naturels durant les neuf semaines de tournage. Du couvent médiéval abandonné à Bacciano près de Rome aux magnifiques édifices de Sienne et San Gimignano en passant par les paysages verdoyants autour de Caprarola, l’équipe de tournage a écumé les sites historiques avant d’investir les célèbres studios de la Cinecittà à Rome.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 69 entrées
  • 1er jour IDF : 795 entrées
  • 1ère semaine IDF : 6 318 entrées
  • Cumul IDF : 7 611 entrées

  • 1ère semaine France : 22 406 entrées
  • Cumul France : 22 406 entrées