Notes de Prod. : Medieval Pie

    en DVD le 05 Février 2009

Les décors naturels

Une histoire qui se déroule en Italie pendant la Renaissance était une aubaine pour le réalisateur et son équipe, pour profiter de sublimes décors naturels durant les neuf semaines de tournage. Du couvent médiéval abandonné à Bacciano près de Rome aux magnifiques édifices de Sienne et San Gimignano en passant par les paysages verdoyants autour de Caprarola, l’équipe de tournage a écumé les sites historiques avant d’investir les célèbres studios de la Cinecittà à Rome.

« L’action se déroule à Florence » explique Jim Clay « mais c’est une métropole tellement animée qu’il devient quasi impossible d’y tourner. C’est pour cette raison que nous avons choisi San Gimignano et Sienne comme principaux décors naturels, pour donner de l’ampleur au film. Le Duomo de Sienne ressemble à celui de Florence et correspond parfaitement au style visuel du film. Ces décors collent avec l’époque mais c’est surtout pour leur beauté que nous les avons choisis. »

L’un des décors préférés de Jim Clay est le Palazzo Farnesse à Caprarola, qui est devenu la villa de Pampinea dans le film. Avant d’être un musée, ce palazzo a servi au 16e siècle de lieu de villégiature pour les papes qui appréciaient notamment la partie du bâtiment communément appelée le Palais des Plaisirs, une référence historique tout à fait appropriée au sujet du film.

Jim Clay précise à propos du Palazzo Farnesse : « Martha et Dino nous avaient dit que le maître-mot pour les costumes de Roberto Cavalli était la flamboyance et que je devais tendre également vers une esthétique excessive. L’excès et les contraintes budgétaires ne vont pas toujours de paire mais nous avons réussi notre effet grâce au choix des décors. Le Palazzo Farnesse a été construit au début du 16e siècle et, bien que résolument Renaissance, il frôle le baroque. J’ai accentué la démesure en rajoutant des statues dix fois plus grandes que nature : tout est excessif.
En plus, l’idée d’installer Paminea dans une espèce de maison de conte de fées a fait son chemin et plus on a travaillé dans cette direction, plus on s’éloignait de la réalité et plus le lieu s’y prêtait à merveille. »


L’engagement dans le projet de la part du directeur de la photo, Ben Davis (Layer Cake de Matthew Vaughn ; Click : Télécommandez Votre Vie le nouveau film d’Oliver Parker), avait la même envergure : « Dès ma première discussion avec David, je savais que je voulais faire ce film. Ce qui est très intéressant chez lui, c’est qu’il est auteur, réalisateur et comédien. Il possède quasiment toute la panoplie. Il laisse aux comédiens le champ libre pour trouver leur personnage. C’est une façon très habile de travailler, surtout avec de jeunes comédiens. Il arrive toujours à les tirer vers le haut. En plus, c’est un type fabuleux qui adore ce qu’il fait.
L’ambiance sur le plateau était au top pendant tout le tournage. »

« On cherchait quelqu’un qui savait filmer les jeunes femmes. C’était indispensable que tout le monde soit le plus beau possible » explique Martha De Laurentiis. « L’histoire se déroule sur un fond très romantique et Ben l’a superbement mise en valeur avec ses éclairages. »

A propos du film

Le Décaméron est un recueil de 100 courtes nouvelles écrit en italien par Boccace entre 1349 et 1353.
Afin de fuir l'épidémie de peste noire qui ravage la ville de Florence en 1348, dix jeunes gens se réunissent, sept femmes dont la plus âgée se prénomme Pampinée et trois hommes. Pour se divertir, les personnages instaurent une règle selon laquelle chacun devra raconter quotidiennement une histoire rejoignant un thème choisi par celui qui aura été nommé roi (ou reine) du jour.

La distribution des roles

Trouver les bons acteurs pour les personnages principaux, Lorenzo de Lamberti et Pampinea Anastagi, était un gage de réussite pour le film. Dino De Laurentiis explique : « Le secret, pour attirer les stars, c’est toujours le scénario. »

« Pour Pampinea, poursuit Martha De Laurentiis, on recherchait une jeune femme à la beauté patricienne qui était déjà sur le point de devenir une énorme star. Mischa Barton venait de remporter un joli succès avec The Oc. On lui a fait parvenir le scénario et elle a accepté. Elle était parfaite pour le rôle.

Mischa Barton raconte…

Du jour au lendemain, Mischa Barton est devenue une star grâce au succès fulgurant de la série américaine Newport Beach. Pour l’actrice, l’intérêt de jouer dans Medieval Pie était justement de créer un personnage à l’opposé de celui qu’elle joue à la télé. « Tout a commencé quand j’ai rencontré Dino. On s’est tout de suite très bien entendus. Ensuite, j’ai lu le scénario et j’ai adoré. C’était tellement différent de tout ce qu’on m’avait donné à lire précédemment. Pour moi, le scénario a vraiment saisi tout ce qu’il y a de meilleur chez Boccace. »

A propos du réalisateur, Mischa Barton poursuit : « David est très précis et maîtrise l’ensemble des éléments qui contribuent à la réalisation d’un film. De plus, ayant écrit le film, il défendait passionnément son scénario et cela s’est traduit dans ses rapports avec nous. »

David Leland parle de Hayden, Mischa, Roth…

« Hayden et Mischa forment un couple romantique magnifique » affirme David Leland. « Il y avait une vraie étincelle, une vraie alchimie à l’écran. Mais ce que j’appréciais le plus, c’était d’avoir trouvé deux acteurs qui convenaient parfaitement aux rôles. »

L’esthétique du film

Comme pour les costumes, Dino et Martha De Laurentiis avaient une idée très précise de ce qu’ils demandaient au chef décorateur Jim Clay. Plusieurs fois récompensé aux BAFTA Awards, Clay avait travaillé sur un large éventail de projets, des films d’époque tels que Stage Beauty de Richard Eyre et Onegin de Martha Fiennes aux comédies dramatiques contemporaines dont Love Actually de Richard Curtis et plus récemment, Match Point de Woody Allen.

Les costumes

Bien que l’action de Medieval Pie se déroule à l’époque de la Renaissance, pour Dino et Martha De Laurentiis il était essentiel que le film ait une résonance pour un public contemporain. Ils rejetaient tous les clichés véhiculés par d’autres films d’époque et insistaient pour que le film soit esthétiquement novateur et plein de vitalité. Les décors et les costumes étaient donc d’une importance capitale dans cette aventure.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 69 entrées
  • 1er jour IDF : 795 entrées
  • 1ère semaine IDF : 6 318 entrées
  • Cumul IDF : 7 611 entrées

  • 1ère semaine France : 22 406 entrées
  • Cumul France : 22 406 entrées