MAX par Jean-Michel Lahmi " De tous les personnages masculins du film, Max est peut-être celui dont l'évolution est la plus spectaculaire. On le découvre vaguement yuppie en costume-cravate, on se dit qu'il doit bosser à la Bourse ou quelque chose dans ce genre, et puis il se retrouve à adopter une famille asiatique complète pour assurer leur bonheur. Et là, il a enfin une mission qui justifie sa capacité à gagner de l'argent !
" J'ai perçu le personnage comme un homme qui ne se fait pas d'illusions sur la vie. Sa devise pourrait être " manger ou être mangé ". Pourtant, il est fidèle en amitié et c'est le premier indice qui prouve qu'il n'est pas qu'un arriviste. Il s'est tellement investi dans son job qu'il n'a pas du tout de vie de famille, alors il essaye de rattraper son retard avec des méthodes qui ont fait leurs preuves dans la finance, mais pas dans les relations amoureuses. Je me suis beaucoup marré en lisant les scènes de speed dating, ces rendez-vous où on se présente en deux minutes chrono avant d'aller plus loin. Je me suis encore plus amusé à les jouer. Max symbolise un peu tous les excès de notre société. Il aime l'argent, fait de sa réussite une valeur phare, avant de se rendre compte que l'existence doit servir à autre chose.
" Pour moi, ce film représente un double plaisir : d'abord celui d'être choisi pour un vrai rôle de composition, et puis la surprise de me retrouver à jouer avec Edouard et Eric. Edouard et moi avons été partenaires à plusieurs reprises depuis nos études, mais le plus souvent parce que nous nous connaissions. Là, je suis arrivé sur le film par casting pour le rôle, personne ne savait que nous nous connaissions et nos retrouvailles n'en ont été que plus agréables. Notes de LAURENT TIRARDLa mise en scène
Ayant plutôt une prédisposition littéraire, j'ai d'abord envisagé d'être scénariste. Rapidement, je me suis aperçu que cela ne suffirait pas et que j'aurais besoin d'aller au fond des choses, pour les maîtriser, ne pas me sentir trahi. Ce que j'ai pu écrire pour la télévision ou pour d'autres m'a conforté dans cette opinion. A chaque fois, j'avais le sentiment que toutes les potentialités n'avaient pas été exploitées. RAPHAëL par Edouard Baer " Lorsque Laurent Tirard a souhaité me parler de son projet, j'avoue que j'avais des inquiétudes sur le thème général du film. C'est un genre dans l'air du temps. J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait encore de l'histoire d'un mec de 35 ans, un homme-enfant qui hésite à s'assumer. MURIEL par Marie-Josée Croze " Jusque-là, j'ai toujours joué dans des registres assez dramatiques. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi, parce que j’aime bien rigoler. On m'avait déjà proposé des comédies mais je les trouvais toujours vulgaires, grasses et sans aucun sens. Pas dans ce scénario-là. Les situations sont drôles, le parcours des personnages me touche. C'est bien vu, bien écrit. J'y retrouve le côté décalé et absurde qui me fait vraiment rire. KEVIN par Clovis Cornillac " Lorsque j'ai découvert le scénario, je me suis beaucoup amusé. Je l'ai trouvé très swing ! J'ai aimé le regard porté sur ces trentenaires qui ont du mal à assumer la vie. Ils sont exactement à l'opposé de mon personnage, un footballeur qui s'est jeté très tôt dans l'existence. Ensuite, j’ai rencontré Laurent Tirard, que j’ai trouvé très doux, très fin, avec un vrai regard. C’est un plus pour une comédie. Je pense qu’il est là pour un moment. CLAIRE par Alice Taglioni " Le personnage de Claire est plus âgé que moi. C'était assez marrant : les autres comédiens passaient les trois quarts du film en ayant leur âge, un quart en paraissant dix ans de moins, et pour moi, c'était l'inverse ! Mais j'avais vraiment envie de jouer dans cette histoire. Je trouve que les situations sont excellentes. A certains moments, j'avais presque honte d'être Claire et de faire subir autant d'humiliations à ce pauvre Raphaël ! J'ai du mal à expliquer rationnellement pourquoi ce scénario m'a autant amusée. Je crois que le drame se prête plus à l'analyse que la comédie. Une comédie, ça se regarde et ça se ressent. On rit ou on ne rit pas, et là j'ai ri ! JEFF par Eric Berger " Jeff est un photographe un peu mythomane. Il se la raconte beaucoup. Il a plein de projets, c'est en passe de se faire et puis à chaque fois, il saisit la première excuse pour ne pas bouger. Manifestement, il a un problème avec le fric. Il n'en a pas beaucoup et même s'il refuse de se l'avouer, il est jaloux de Max qui lui, en a. Jeff se prend pour un mec cool, un artiste intègre, mais il ne parle que d'argent. Arrivé au bout de ses prétextes, il va agacer Raphaël qui va le mettre face à ses prétentions… |
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