Notes de l'équipePierce Brosnan (James Bond)
"J’ai fait mon entrée sur le plateau de GOLDENEYE dans une ambiance quelque peu incertaine. J’avais vu, durant mon adolescence, les films de James Bond, et rêvais, comme tout acteur, de ravir sa couronne à Sean Connery… ou du moins d’essayer de faire aussi bien que lui. Le personnage de James Bond ne se compare à aucun autre car il fait, à l’évidence, partie de notre imaginaire collectif. Aucun acteur ne peut se permettre d’oublier cela. Par chance, j’avais pour réalisateur un homme de grand talent, Martin Campbell, dont je n’ai oublié aucun des conseils.
J’avais déjà établi un certain style de jeu avant de rallier la saga Bond. J’avais incarné des hommes du monde sophistiqués et fortunés, et j’étais à l’aise avec cet aspect du personnage. En outre, le côté physique d’un tournage ne m’était pas étranger. Mais il me fallait encore acquérir la confiance nécessaire pour faire mien cet emploi, devenir cet homme, remplir son " espace ". Maintenant que j’ai derrière moi trois James Bond à succès, j’ai l’impression de me glisser sans effort dans le rôle. Mais le challenge reste entier, qui consiste à faire mieux d’un titre sur l’autre. Car nous avons mis la barre très haut.
Il faut donc se battre pour donner tout le poids voulu au personnage, à ses désirs, à ses motivations. Des enjeux qui sont parfois abstraits et difficiles à jauger. Sur MEURS UN AUTRE JOUR, nous bénéficions d’une histoire et d’un personnage forts. Bond essaie de se racheter, de revenir dans le jeu. On l’a dépouillé de ses privilèges d’agent OO, réduit au rang de simple observateur, mais on ne lui a pas enlevé ses précieux gadgets, aussi indispensables à ses aventures que les explosions et les scènes d’action à grand spectacle."
 Halle Berry (Jinx)
"Je suis moi-même une fan de Bond, avec une préférence pour les quatre ou cinq plus récents. Quand j’étais jeune, certaines intrigues me paraissaient très compliquées. J’aimais découvrir les gadgets, regarder les filles, suivre le héros mais je me perdais un peu dans les méandres de l’histoire. J’ai plus apprécié les derniers films de la série, et Pierce Brosnan m’apparaît comme un Bond de rêve.
Je n’ai jamais pensé qu’un jour je ferais l’affiche d’une superproduction, ce n’était pas mon but. J’ai toujours privilégié une carrière équilibrée et harmonieuse. La réussite se mesure trop souvent à coup de dollars. Tout l’art consiste à trouver un juste milieu entre la dimension créative et les aspects financiers de ce métier. Jouer dans OPÉRATION ESPADON, X-MEN ou MEURS UN AUTRE JOUR n’empêche pas d’interpréter un rôle dans un film comme À L’OMBRE DE LA HAINE, c’est complémentaire et je compte bien continuer à alterner ainsi d’un genre à l’autre.
Je suis très attachée au personnage de Jinx, c’est une forte personnalité. Elle incarne une nouvelle génération de Bond Girl. Lorsque j’ai signé pour le projet, j’ai revu tous les films précédents. Chaque fois, les personnages féminins gagnent un peu plus en maturité, en caractère, en complexité. Complices ou rivales, elles sont impliquées un peu plus dans chaque nouvelle aventure jusqu’à devenir les égales du héros masculin, sans jamais sacrifier leur sex-appeal. Jinx marque une étape supplémentaire dans cette évolution."
 Toby Stephens (Gustav Graves)
"La toute première rencontre m’ayant persuadé que je n’avais pas la moindre chance, j’ai instantanément décidé de l’effacer de ma mémoire. Ce réflexe est courant chez les acteurs après une audition ou une séance de lecture décisives. Deux mois plus tard, on est venu me proposer de passer un essai. J’étais très excité, mais il me fallut encore patienter huit semaines avant que Lee Tamahori, Barbara Broccoli et Michael Wilson me confirment que j’avais bien le rôle. Ce délai n’avait rien d’anormal. MGM savait que je ne suis guère connu aux États-Unis, et ces films représentent d’énormes investissements. Il fallut donc ramer pour leur prouver que j’étais le bon candidat. Cela a fini par se faire, mais j’ai tout de suite su que ce ne serait pas de tout repos.
Au fil des ans, j’ai pris conscience que nos qualités d’acteur pèsent peu dans la balance. Ce sont souvent les gens qui ont déjà misé sur vous qui sont les plus aptes à vous utiliser à nouveau. Aussi brillant que vous soyez, on vous traite comme une marchandise.
Bien que je n’en aie pas parlé avec nos décideurs, j’ai le sentiment qu’ils cherchaient ici un acteur jeune et peu connu – deux critères qui jouaient en ma faveur. Le personnage de Gustav Graves était censé être extrêmement arrogant et suffisant. Je pense l’avoir fait sentir dans mon bout d’essai, et je suppose que c'est cela qui les a convaincus.
Décrocher ce rôle, c’était le pied. Tous mes amis en étaient verts de jalousie. Mais c’était également très intimidant de faire soudain partie intégrante d’une franchise et de devoir assumer la lourde responsabilité de jouer un méchant face à James Bond. Tout particulièrement en Angleterre, où James Bond est une véritable institution. Ces films drainent un énorme public qui en attend beaucoup. Le méchant est, inévitablement, le moteur, le catalyseur, de l’histoire. S’il n’est pas convaincant, le film ne fonctionnera pas. Je me suis fait ces réflexions, passablement intimidantes, avant le tournage. Mais une fois qu’on a pris ses marques, qu’on est dans le bain, tout va de soi."
 Rick Yune (Zao)
"Ce film, c'est le James Bond du troisième millénaire ", déclare Yune. " Nous avons tout remis au goût du jour, tant en ce qui concerne les scènes d’action que les rapports de personnages. Nous avons intégré quantité d’éléments reflétant les changements qui sont intervenus dans le monde au cours des dernières années. Les cascades, les scènes d’action sont toujours aussi spectaculaires, surtout du fait que Pierce en assure lui-même la majeure partie. La tradition James Bond est respectée, mais l’ensemble est plus sophistiqué que certains des titres antérieurs."
Judi Dench (M.)
"Les choses sont différentes aujourd’hui, et c’est avec impatience que j’attendais mon prochain rendez-vous avec Bond dans MEURS UN AUTRE JOUR. C’est comme une réunion de famille où l’on retrouve tous ses proches, comme une troupe de théâtre à laquelle on appartient. Je ne sens plus étrangère sur le plateau."
John Cleese (Q)
"J’avais été ravi de donner la réplique à Desmond, et j’espérais pouvoir faire encore deux ou trois films avec lui. Le destin en a voulu autrement : un accident de la route nous a arraché cet homme merveilleux avec qui j’avais eu de mémorables conversations.
Malgré l’absence de Desmond, je me sens à l’aise dans ce rôle, car l’ambiance est toujours plaisante, détendue et amicale sur les plateaux des James Bond. J’y prends plus ou moins le relais de Desmond, en fournissant à Bond l’équipement de survie qui lui sera nécessaire sur le terrain. Ces scènes, incontournables, s’accompagnent rituellement de commentaires et remarques acerbes qui en font toute la saveur."
Michael G. Wilson et Barbara Broccoli
"Michael G. Wilson et Barbara Broccoli (fille du créateur de la série, Cubby Broccoli) prirent les rênes de la série James Bond avec GOLDENEYE, film qui marqua également l’accession de Pierce Brosnan au rôle de l’agent 007. Ils ont produit, depuis, deux autres succès mondiaux : DEMAIN NE MEURT JAMAIS et LE MONDE NE SUFFIT PAS, et signent avec MEURS UN AUTRE JOUR le vingtième titre de la franchise la plus populaire de l’histoire du cinéma."
Neal Purvis et Robert Wade (scénaristes)
"Pierce Brosnan est l’acteur idéal pour incarner ce mélange d’émotion et de sang-froid qui confère à cette scène toute sa puissance. Il donne une impression de vulnérabilité sans se montrer faible. Pierce Brosnan a insufflé au personnage une part d’humanité. C’est très rare d’écrire spécifiquement pour un comédien. On cherche alors à le pousser, à l’entraîner dans l’aventure, et c’est heureusement ce qui s’est passé.
Nous étions décidés à travailler cet aspect un peu trouble de Bond, tout en respectant certains rituels, comme les scènes avec Q et Moneypenny, l’inventaire des nouveaux gadgets, etc. Des conventions qu’il n’est toujours aisé de renouveler."
Lee Tamahori (réalisateur)
"Le projet que je m’apprêtais à tourner à Los Angeles venait de capoter lorsque mon agent me demanda si j’aimerais réaliser le prochain James Bond. Je n’avais jamais envisagé une telle proposition. Jamais ! Il ne m’a pas fallu plus de cinq secondes de réflexion pour l’accepter. L’occasion ne se renouvellerait peut-être jamais, et c’est une expérience qui méritait d’être tentée, ne serait-ce qu’une fois.
J’ai toujours aimé les films de James Bond. Je n’en ai pas manqué un seul et suis un fan de la première heure. GOLDENEYE redonnait à mon sens un formidable coup de jeune à la série, et c'est à partir de là que j’ai recommencé à m’intéresser à 007. J’ai vu en lui un nouveau genre d’agent tueur au service du MI6 ou du SAS, bien différent de l’homme raffiné, suave et sexiste qui l’avait précédé. C’était surtout un retour au super-films d’action que j’aime. Bond est le roi en ce domaine. Personne n’a fait mieux. Avec MEURS UN AUTRE JOUR se présentait donc l’opportunité de faire un film d’action émaillé de cascades délirantes. J’ai tout de suite dit oui." |
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