Notes de Prod. : Meurtres à la St-Valentin 3D

    en DVD le 10 Novembre 2009

Vous n’êtes plus spectateur, vous êtes dans l’action

Meutres à la St-Valentin 3D a été entièrement filmé en 3D optimisée dans le nouveau format Haute Définition 4K, le tout dernier standard haut de gamme, capable d’enregistrer des images de 4000 pixels au rythme de 30 par seconde, au lieu des 2000 pixels de la HD standard. Les cinéastes ont utilisé deux caméras numériques à la pointe du progrès : la Red One (4K) et la SI-2K Digital Cinema Camera de chez Silicon Imaging. Les deux caméras sont plus petites et plus légères qu’une caméra 2-D ou 3-D normale et d’un emploi plus facile. Même pour un vétéran de la 3D comme Max Penner, l’équipement et les techniques utilisées pendant le tournage étaient révolutionnaires. Le spécialiste en image stéréo précise : « Les premières caméras 3-D étaient énormes et très encombrantes. »

Autre différence de taille : ces nouveaux équipements n’utilisent ni cassettes ni pellicule. Les images numériques sont directement stockées sur des cartes flash qui sont ensuite téléchargées sur des disques durs informatiques. Max Penner ajoute : « Cette technologie nous permettait de nous affranchir de bon nombre des contraintes liées au relief. Nous avions un rythme de tournage proche d’une production classique 35 mm. Ce rythme de travail familier a mis tout le monde à l’aise. » Un des plus grands avantages de ce nouveau format numérique est de permettre aux cinéastes de regarder les scènes en 3D immédiatement après les avoir filmées, leur donnant ainsi un plus grand contrôle créatif de l’image. Max Penner explique : « Avant, il fallait attendre des semaines pour voir à quoi ressemblerait une scène en 3-D. Avec cette technologie, nous pouvions voir sur nos moniteurs ce que le public verra dans les salles. Toute la 3D du film a été faite sur le plateau. Nous avons été capables d’appréhender la spatialité du film sur le plateau exactement comme un assistant opérateur ou un caméraman qui compose son image. L’instantanéité du procédé permettait de juger tout de suite du rendu et de ce qu’il fallait modifier. » L’effet 3D est créé en enregistrant deux images en 2D avec deux caméras ou objectifs placés côte à côte. La diffusion simultanée et àgrande vitesse de ces deux images légèrement désaxées d’une même scène produit une illusion de profondeur et de volume.
Max Penner observe : « Avec ces nouvelles caméras, la distance entre les deux objectifs et le point de convergence inter-axiale se règlent automatiquement. C’est une avancée essentielle parce qu’avec des caméras parallèles, vous ne pouvez pas bouger ou changer la mise au point sans réajuster le point de convergence. C’est ce qui provoquait la fatigue visuelle des spectateurs sur les anciens films en 3D. Cela nous a permis par exemple de commencer une scène sur un plan large d’une pièce avec un espacement inter-axial de 5 centimètres, et de finir sur le visage en gros plan d’un acteur en réduisant progressivement cet espacement jusqu’à environ un centimètre. Nous pouvions automatiser et répéter le mouvement à l’identique autant de fois que nous le voulions. Grâce à cela, nous avions la capacité de contrôler les réglages de la caméra 3-D avec beaucoup plus de précision et d’uniformité. »

La peur en 3 Dimension

Les films d’horreur ont longtemps joué un rôle déterminant dans l’évolution du cinéma en trois dimensions. Le premier gros succès de « l’âge d’or » du cinéma en 3D est un classique du film d’épouvante, L’HOMME AU MASQUE DE CIRE (1953) d’André De Toth, avec Vincent Price. Le public avait été captivé par l’effet stéréoscopique et la prestation de Vincent Price dans un rôle qui a fait de son nom un symbole du genre. S’ils n’étaient pas tous des films d’horreur, la plupart des films tournés pendant cette première période d’exploitation de la 3D étaient des exercices de style plus ou moins réussis tels que BWANA DEVIL (1952) d’Arch Oboler, LE MÉTÉORE DE LA NUIT (1953) de Jack Arnold, THE MAD MAGICIAN (1954) de John Brahm, et LE CRIME ÉTAIT PRESQUE PARFAIT (1954) d’Alfred Hitchcock.

Le monde étrange où la peur vous attend...

Le film a été tourné à Pittsburgh, à quelques kilomètres du centre de la région des mines de charbon de l’ouest de la Pennsylvanie. Patrick Lussier raconte : « Un des premiers lieux de tournage que nous avons découverts a été la mine. Elle n’était plus exploitée depuis longtemps, mais le décor était parfait. » Le réalisateur poursuit : « C’est un endroit terriblement exigu qui ruisselle d’humidité. Nous y passions des journées entières dans l’obscurité et la boue. Certains membres de l’équipe font du cinéma depuis vingt ou trente ans et ils étaient tous d’accord pour dire que c’était le pire lieu de tournage de toute leur carrière ! » Patrick Lussier continue : « Le plafond de la mine était si bas qu’il était parfois difficile de se tenir debout, mais cela nous a permis de créer un monde oppressant dans lequel nos personnages sont pris au piège pendant une bonne partie de l’histoire. La mine produit aussi ses propres sons, on l’entend respirer, ruisseler et crier, c’est très angoissant. On se sent enfermé, et plus les murs se rapprochent, plus l’horreur devient insoutenable. »

Un triangle sanglant : Sarah, Tom et Axel

Les personnages principaux, Tom, Axel et Sarah, sont trois anciens camarades de lycée pris dans un triangle amoureux depuis dix ans. Sarah est l’ancien amour de jeunesse de Tom, et elle a depuis épousé Axel, le meilleur ami de Tom. Leurs interprètes, Jensen Ackles, Kerr Smith et Jaime King figurent parmi les jeunes stars montantes les plus prometteuses d’Hollywood. Patrick Lussier note : « Jensen, Jaime et Kerr ont apporté une vraie épaisseur à leurs personnages, et dans les seconds rôles nous avons eu des acteurs formidables comme Kevin Tighe, Tom Atkins et Edi Gathegi. Chacun d’entre eux a apporté bien plus que ce qui était écrit dans les pages du scénario. »

Notes de production

En 1981, alors que le public faisait un triomphe aux films d’horreur comme Halloween, La Nuit Des Masques de John Carpenter ou La Dernière Maison Sur La Gauche de Wes Craven, un film canadien à petit budget s’imposait par surprise. Meurtres A La Saint Valentin de George Mihalka fut en effet un événement et remporta un succès que même ses créateurs n’avaient pas prévu. Presque trente ans plus tard, Meurtres à la St-Valentin 3D repousse les limites de la peur dans un remake aussi inventif que terrifiant de ce classique du cinéma d’horreur.
 

Box-office au 11 Janvier 2010

  • Paris 14h : 274 entrées
  • 1er jour IDF : 1 240 entrées
  • 1ère semaine IDF : 22 754 entrées
  • Cumul IDF : 44 694 entrées

  • 1ère semaine France : 67 859 entrées
  • Cumul France : 155 822 entrées