Meutres à la St-Valentin 3D a été entièrement filmé en 3D optimisée dans le nouveau format Haute Définition 4K, le tout dernier standard haut de gamme, capable d’enregistrer des images de 4000 pixels au rythme de 30 par seconde, au lieu des 2000 pixels de la HD standard. Les cinéastes ont utilisé deux caméras numériques à la pointe du progrès : la Red One (4K) et la SI-2K Digital Cinema Camera de chez Silicon Imaging. Les deux caméras sont plus petites et plus légères qu’une caméra 2-D ou 3-D normale et d’un emploi plus facile. Même pour un vétéran de la 3D comme Max Penner, l’équipement et les techniques utilisées pendant le tournage étaient révolutionnaires. Le spécialiste en image stéréo précise : « Les premières caméras 3-D étaient énormes et très encombrantes. »
Autre différence de taille : ces nouveaux équipements n’utilisent ni cassettes ni pellicule. Les images numériques sont directement stockées sur des cartes flash qui sont ensuite téléchargées sur des disques durs informatiques. Max Penner ajoute : « Cette technologie nous permettait de nous affranchir de bon nombre des contraintes liées au relief. Nous avions un rythme de tournage proche d’une production classique 35 mm. Ce rythme de travail familier a mis tout le monde à l’aise. » Un des plus grands avantages de ce nouveau format numérique est de permettre aux cinéastes de regarder les scènes en 3D immédiatement après les avoir filmées, leur donnant ainsi un plus grand contrôle créatif de l’image. Max Penner explique : « Avant, il fallait attendre des semaines pour voir à quoi ressemblerait une scène en 3-D. Avec cette technologie, nous pouvions voir sur nos moniteurs ce que le public verra dans les salles. Toute la 3D du film a été faite sur le plateau. Nous avons été capables d’appréhender la spatialité du film sur le plateau exactement comme un assistant opérateur ou un caméraman qui compose son image. L’instantanéité du procédé permettait de juger tout de suite du rendu et de ce qu’il fallait modifier. » L’effet 3D est créé en enregistrant deux images en 2D avec deux caméras ou objectifs placés côte à côte. La diffusion simultanée et àgrande vitesse de ces deux images légèrement désaxées d’une même scène produit une illusion de profondeur et de volume.
Max Penner observe : « Avec ces nouvelles caméras, la distance entre les deux objectifs et le point de convergence inter-axiale se règlent automatiquement. C’est une avancée essentielle parce qu’avec des caméras parallèles, vous ne pouvez pas bouger ou changer la mise au point sans réajuster le point de convergence. C’est ce qui provoquait la fatigue visuelle des spectateurs sur les anciens films en 3D. Cela nous a permis par exemple de commencer une scène sur un plan large d’une pièce avec un espacement inter-axial de 5 centimètres, et de finir sur le visage en gros plan d’un acteur en réduisant progressivement cet espacement jusqu’à environ un centimètre. Nous pouvions automatiser et répéter le mouvement à l’identique autant de fois que nous le voulions. Grâce à cela, nous avions la capacité de contrôler les réglages de la caméra 3-D avec beaucoup plus de précision et d’uniformité. »