Notes de Prod. : Meurtres à la St-Valentin 3D

    en DVD le 10 Novembre 2009

La peur en 3 Dimension

Les films d’horreur ont longtemps joué un rôle déterminant dans l’évolution du cinéma en trois dimensions. Le premier gros succès de « l’âge d’or » du cinéma en 3D est un classique du film d’épouvante, L’HOMME AU MASQUE DE CIRE (1953) d’André De Toth, avec Vincent Price. Le public avait été captivé par l’effet stéréoscopique et la prestation de Vincent Price dans un rôle qui a fait de son nom un symbole du genre. S’ils n’étaient pas tous des films d’horreur, la plupart des films tournés pendant cette première période d’exploitation de la 3D étaient des exercices de style plus ou moins réussis tels que BWANA DEVIL (1952) d’Arch Oboler, LE MÉTÉORE DE LA NUIT (1953) de Jack Arnold, THE MAD MAGICIAN (1954) de John Brahm, et LE CRIME ÉTAIT PRESQUE PARFAIT (1954) d’Alfred Hitchcock.

Le plus remarquable était peut-être L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR (1954) de Jack Arnold, l’histoire d’une équipe d’archéologues pourchassés par une créature préhistorique mi-homme mi-poisson. Ce film dont les scènes en 3D étaient rares mais mémorables a donné lieu à deux suites, et la créature du film est devenue un des monstres les plus célèbres d’Universal. Pour diverses raisons techniques et financières, le premier engouement d’Hollywood pour la 3D fut bref, mais le cinéma d’horreur continua de faire vivre ce format dans des films indépendants à petit budget.

En 1961, un film de série B nommé LES YEUX DE L’ENFER de Julian Roffman fit trembler le public américain avec ses séquences hallucinatoires terrifiantes tournées en 3D. En 1973, DE LA CHAIR POUR FRANKENSTEIN de Paul Morrissey et Antonio Margheriti mélangeait le cinéma d’horreur en 3D à un autre genre populaire des années 70 : le porno soft. Au début des années 80, les tueurs sanguinaires en trois dimensions revinrent sur le devant de la scène. En 1982, Vendredi 13 – 3e Partie : Meurtres En Trois Dimensions de Steve Miner utilisait un nouveau procédé 3D qui semblait faire surgir les objets de l’écran. Sa suite fit deux fois plus d’entrées et ouvrit la voie à d’autres succès tels que Les Dents De La Mer 3 de Joe Alves et Amityville 3d de Richard Fleischer l’année suivante. En raison de son coût élevé et des défis technologiques qui accompagnent ce format, la 3D fut à nouveau abandonnée par les studios et les salles au milieu des années 80. Pendant 20 ans, le cinéma en 3D se résuma à des documentaires IMAX. Toutefois, les obstacles qui empêchaient une large diffusion de la 3D aux États-Unis furent progressivement surmontés, et aujourd’hui ce format intéresse plus que jamais l’industrie du cinéma et le public.

L’évolution des caméras a réduit le coût d’un tournage en 3D et permis aux cinéastes de créer des effets visuels de plus en plus impressionnants, et les spectateurs ne souffrent plus de migraine ou de fatigue oculaire comme avec les anciennes lunettes rouge et bleu.

Aujourd’hui, les formats 3D prédominants, Real D et Dolby 3D Digital Cinema, utilisent des lunettes polarisées confortables qui fournissent des images d’une clarté incomparable. Les versions 3D de films tels que Le PÔle Express (2004) de Robert Zemeckis, Chicken Little (2005) de Mark Dindal, Beowulf (2007) de Robert Zemeckis et Voyage Au Centre De La Terre (2008) d’Eric Brevig ont prouvé tout leur potentiel. En 2009, pas moins de neuf films d’animation en 3D sortiront en salles. De plus, de grandes franchises comme Shrek, Cars, Kung Fu Panda et Toy Story franchiront le cap de la 3D avec leur prochain épisode. Ce format ayant récemment connu plusieurs grands succès et de nouvelles technologies se profilant déjà à l’horizon, l’alliance de la 3D et de l’horreur clouera très certainement les spectateurs à leur siège durant les années à venir.

Vous n’êtes plus spectateur, vous êtes dans l’action

Meutres à la St-Valentin 3D a été entièrement filmé en 3D optimisée dans le nouveau format Haute Définition 4K, le tout dernier standard haut de gamme, capable d’enregistrer des images de 4000 pixels au rythme de 30 par seconde, au lieu des 2000 pixels de la HD standard. Les cinéastes ont utilisé deux caméras numériques à la pointe du progrès : la Red One (4K) et la SI-2K Digital Cinema Camera de chez Silicon Imaging. Les deux caméras sont plus petites et plus légères qu’une caméra 2-D ou 3-D normale et d’un emploi plus facile. Même pour un vétéran de la 3D comme Max Penner, l’équipement et les techniques utilisées pendant le tournage étaient révolutionnaires. Le spécialiste en image stéréo précise : « Les premières caméras 3-D étaient énormes et très encombrantes. »

Le monde étrange où la peur vous attend...

Le film a été tourné à Pittsburgh, à quelques kilomètres du centre de la région des mines de charbon de l’ouest de la Pennsylvanie. Patrick Lussier raconte : « Un des premiers lieux de tournage que nous avons découverts a été la mine. Elle n’était plus exploitée depuis longtemps, mais le décor était parfait. » Le réalisateur poursuit : « C’est un endroit terriblement exigu qui ruisselle d’humidité. Nous y passions des journées entières dans l’obscurité et la boue. Certains membres de l’équipe font du cinéma depuis vingt ou trente ans et ils étaient tous d’accord pour dire que c’était le pire lieu de tournage de toute leur carrière ! » Patrick Lussier continue : « Le plafond de la mine était si bas qu’il était parfois difficile de se tenir debout, mais cela nous a permis de créer un monde oppressant dans lequel nos personnages sont pris au piège pendant une bonne partie de l’histoire. La mine produit aussi ses propres sons, on l’entend respirer, ruisseler et crier, c’est très angoissant. On se sent enfermé, et plus les murs se rapprochent, plus l’horreur devient insoutenable. »

Un triangle sanglant : Sarah, Tom et Axel

Les personnages principaux, Tom, Axel et Sarah, sont trois anciens camarades de lycée pris dans un triangle amoureux depuis dix ans. Sarah est l’ancien amour de jeunesse de Tom, et elle a depuis épousé Axel, le meilleur ami de Tom. Leurs interprètes, Jensen Ackles, Kerr Smith et Jaime King figurent parmi les jeunes stars montantes les plus prometteuses d’Hollywood. Patrick Lussier note : « Jensen, Jaime et Kerr ont apporté une vraie épaisseur à leurs personnages, et dans les seconds rôles nous avons eu des acteurs formidables comme Kevin Tighe, Tom Atkins et Edi Gathegi. Chacun d’entre eux a apporté bien plus que ce qui était écrit dans les pages du scénario. »

Notes de production

En 1981, alors que le public faisait un triomphe aux films d’horreur comme Halloween, La Nuit Des Masques de John Carpenter ou La Dernière Maison Sur La Gauche de Wes Craven, un film canadien à petit budget s’imposait par surprise. Meurtres A La Saint Valentin de George Mihalka fut en effet un événement et remporta un succès que même ses créateurs n’avaient pas prévu. Presque trente ans plus tard, Meurtres à la St-Valentin 3D repousse les limites de la peur dans un remake aussi inventif que terrifiant de ce classique du cinéma d’horreur.
 

Box-office au 11 Janvier 2010

  • Paris 14h : 274 entrées
  • 1er jour IDF : 1 240 entrées
  • 1ère semaine IDF : 22 754 entrées
  • Cumul IDF : 44 694 entrées

  • 1ère semaine France : 67 859 entrées
  • Cumul France : 155 822 entrées