Notes de Prod. : Mia Et Le Migou

    en DVD le 24 Juin 2009

Mia et le Migou : quand écologie rime avec poésie

Lorsqu’une petite fille téméraire et bien déterminée à retrouver son papa croise des créatures aussi étranges qu’attachantes, on est intrigué par l’histoire. Et lorsqu’on y ajoute des dessins chatoyants et que nature et environnement y sont à l’honneur, on assiste à la naissance d’un phénomène. Celui-ci s’appelle Mia Et Le Migou.

Deux romans éponymes sont édités pour accompagner la sortie du film dans les salles. Le premier est un roman illustré par Benoît Chieux, directeur artistique et scénariste de Mia Et Le Migou. Destiné aux enfants de plus de 8 ans, il s’attache à restituer les jolies images très colorées du film. On y retrouve donc la petite Mia et ses amis les Migous, ces créatures volubiles et attachantes.

Le second roman, pour les plus grands, contient moins d’illustrations, si ce n’est plusieurs pages de bonus. Intitulé « Les coulisses du film », il offre aux lecteurs une sorte de making-of du film, avec une interview de Jacques-rémy Girerd qui évoque des « infimes petits moments de vie » et de Benoît Chieux qui nous livre ses « secrets de fabrication ». On en apprend donc beaucoup sur la création des personnages et des Migous. Puis, un hommage est rendu au studio Folimage et aux acteurs, connus ou pas, qui ont prêté leur voix aux personnages. Et enfin, « tout finit par des chansons », y compris ce bonus sur papier, avec les paroles de « Arrêtons tous les bla-bla », le générique de fin écrit par le réalisateur et enregistré par Mickey 3D.

Pour les plus jeunes, un album Mia et le Migou est également paru aux éditions Milan Jeunesse. On y retrouve encore les très beaux coups de crayon de Benoît Chieux et le talent de conteur de Jacques-rémy Girerd.
Et ce n’est pas fini ! En effet, un ouvrage intitulé Protège la planète avec Mia est également édité pour la sortie du film. Bel album éducatif, les textes ont été écrits par Marie Brossoni et Jacques-rémy Girerd. Tout en racontant l’histoire de cette petite fille courageuse qui recherche son papa, les auteurs de l’ouvrage font référence à l’écologie et à l’environnement : l’effet de serre, la désertification, les climats, ou encore l’émigration. Chaque page évoque, à travers les aventures de Mia et de ses Migous, un phénomène différent et souvent inquiétant. Parce que l’écologie est devenue une priorité et que l’environnement est en danger, Protège la planète avec Mia a une fonction essentielle. Le livre nous rappelle entre autres que « la Terre est sale » et que les « tronçonneuses » saccagent les « poumons de la planète »… Il est donc urgent d’agir, même, et peut-être surtout, avec les plus jeunes. D’où ce message : « Toi aussi, grâce à Mia, apprends à protéger la planète ! »

Voilà quatre jolis ouvrages poétiques et instructifs édités à point nommé… Alors, un Migou sous le sapin ?

« Collection Mia et le Migou » – de Jacques-rémy Girerd et Benoît Chieux – le roman illustré, le roman et l’album – 144 pages, 320 pages et 48 pages – 7,50 euros, 8,50 euros et 10,50 euros – Editions Milan Jeunesse – Parution : décembre 2008
Protège la planète avec Mia – de Marie Brossoni, Jacques-rémy Girerd et Benoît Chieux – 32 pages – 9,50 euros – Editions Milan Jeunesse – Parution : décembre 2008

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Caroline Carbel-Fortunée (Le 10 Décembre 2008)

Les personnages

Mia
Fillette reconnaissable à sa longue chevelure noire, Mia part, contre l’avis de tous, rejoindre son père “qui lui manque tant”. Grâce à un parcours semé d’embûches mais aussi de rencontres cocasses, grâce peut-être aussi à la magie de ses grigris..., elle deviendra “un peu plus grande” !... Garance Lagraa prête sa voix à Mia.

Les voix

“Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère !”. La voix d’un acteur est une composante essentielle de son personnage, réel ou imaginaire, elle contribue pleinement à la définition de son caractère. Des célébrités se sont construites sur le timbre et la texture d’une voix. Inversement, pour ceux que la nature n’a pas dotés naturellement d’un larynx singulier, la vie de comédien est plus dure. Romain Bouteille a dû se casser la voix en hurlant des semaines entières au milieu des champs pour trouver le chemin des planches. John Lennon a dû forger la plasticité de ses cordes vocales sur l’enclume des vociférations.

Entretien avec Jacques-Rémy Girerd

Comment commence une aventure telle que celle de Mia et le Migou ?
Les premiers instants d’un film naissent d’une suite d’idées plus ou moins chaotiques, parfois riches et lumineuses, parfois complètement idiotes, mais toutes cramponnées à une intention forte. Un premier tri s’impose dans ce qui mijote au fond de soi. On presse et apparaissent des paquets d’images, des embryons de personnages, des fragments de dialogues que je mets bout à bout au petit bonheur la chance. Ça tourne et ça retourne dans ma tête, parfois des mois, et puis un beau jour, je sens que je tiens quelque chose de sérieux, la ligne se tend, ça frétille dans ma main : une petite orpheline courageuse, un migou comme on n’en fait plus, l’esprit d’un road movie... Du pain béni, quoi ! Mais comment ces premières impulsions se transforment-elles en scénario ? Avant d’être un scénario, l’histoire prend une forme littéraire dans le genre conte romanesque. A ce stade, les mots font sérieusement la loi. Ça pourrait devenir un roman.

Les studios Folimage

C’est un studio de films d’animation, un centre de création image par image où presque tout est possible, un lieu magique qui s’est construit petit à petit grâce à la volonté, le talent, et l’imagination d’une centaine d’artistes et de techniciens. C’est une fabrique bourrée d’audaces, de tubes de couleurs, d’ordinateurs raisonnables, de mines de plomb, de tailles crayons, de plateaux illuminés, de caméras amicales, de sujets en pâte à modeler, de petits mouvements tendres et sincères, d’éclats de rire, de coups de fil, de coups durs et de coups de foudre.

Musique et chansons

Professeur de musique et manager du groupe vocal Evasion, Serge Besset signe les musiques des films de Jacques-rémy Girerd depuis 1984. Un quart de siècle qui leur permet de collaborer dans la plus parfaite osmose : “Plus besoin de beaucoup de mots entre nous. Je sais ce qu’il désire et ce qu’il n’aime pas. Jacques-Rémy aime le hautbois, les musiques rythmiques, les orchestres symphoniques et si je devais caractériser les partitions de ses films, je dirais qu’elles traduisent la notion d’espace, d’où le choix de musiques assez «larges»”.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 550 entrées
  • 1er jour IDF : 3 617 entrées
  • 1ère semaine IDF : 22 494 entrées
  • Cumul IDF : 56 674 entrées

  • 1ère semaine France : 127 474 entrées
  • Cumul France : 557 174 entrées