Notes de Prod. : Mimzy le messager du futur

    en DVD le 22 Novembre 2007

Quelques mots du réalisateur

«J'ai découvert l'histoire de Mimzy lorsque j'étais enfant, dans une fabuleuse nouvelle de Lewis Padgett. À l'époque, j'étais tout simplement fasciné et ce sentiment n'a pas faibli avec les années, mais en grandissant, j'ai compris ce qui faisait la force et le charme unique de cette aventure. Elle parle de la capacité qu'ont les enfants d'apprendre de tout ce qui les entoure. Il est question de curiosité, d'imagination, de pureté et d'aventure. Je crois que ce sont des thèmes qui parlent à tous, et de plus en plus fortement. «Même si Mimzy relève de la science-fiction, le film fait référence à quelques théories scientifiques aussi avant-gardistes que sérieuses.

Le docteur Brian Greene, professeur de mathématiques et de physique à l'université de Columbia et auteur de “L'Univers élégant” et “La Magie du cosmos”, développe depuis longtemps une théorie selon laquelle le voyage dans le temps serait possible en traversant les trous de ver et les supernovas. Le docteur Greene fait d'ailleurs une apparition dans le film dans le rôle d'un scientifique d'Intel. Le film parle aussi des facteurs
génétiques qui sont à l'origine de notre potentiel d'émotion, et qui pourraient s'effacer à long terme de notre patrimoine s'ils ne sont pas utilisés. Cette théorie est soutenue par le docteur Susan Smalley, professeur de psychiatrie et de sciences biocomportementales spécialisée en génétique à l'université de Californie de Los Angeles.

Même s'il est évident que nous avons pris des libertés scientifiques pour l'histoire du film, il n'en demeure pas moins que la base d'une réalité scientifique reste présente. «Pour finir, je souhaite dire que je ne crois pas aux “films à messages” mais que je crois en revanche aux sentiments partagés. Mimzy en véhicule un qui est, à mes yeux, fondamental.

Aujourd'hui, si nous regardons sans a priori le monde qui nous entoure, nous avons de nombreuses raisons de nous inquiéter, au niveau politique, et surtout au niveau sociologique. Les gadgets électroniques envahissent notre vie et accaparent notre attention. Les enfants vivent dans des mondes de consoles de jeux, de télé et d'Internet. Dans beaucoup de foyers, des télévisions sont allumées toute la journée et sont souvent le seul convive qui parle au moment du dîner.

Les écrans vidéo sont partout. Les nouvelles ne parlent que de mort, de violence. Les sonneries électroniques et les bruits mécaniques dérangent nos vies. «Avec les lecteurs Mp3 ou les portables collés aux oreilles, nous n'entendons plus ce qui se passe autour de nous. Le regard vissé aux écrans, nous ne voyons plus ceux qui nous entourent. Lentement mais sûrement, nous nous éloignons les uns des autres.

Cela peut paraître naïf mais le fait est là et ses implications se mesurent chaque jour dans la vie de chacun. Dans cette solitude, il se peut que les émotions deviennent inutiles. Si ce terrible instant survenait, l'humanité serait alors en grand danger.»

Notes de production de Bob Shaye

Mimzy est inspiré d'une nouvelle publiée en 1943 sous le titre «Mimsy Were The Borogoves» par l'auteur de science-fiction Lewis Padgett - un pseudonyme pour le couple d'auteurs formé par Henry Kuttner et sa femme, C. L. Moore. La nouvelle a été traduite en français par Boris Vian sous le titre «Tout smouales étaient les borogoves».
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 14 009 entrées
  • Cumul IDF : 30 012 entrées

  • 1ère semaine France : 54 107 entrées
  • Cumul France : 113 626 entrées